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 [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis

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MessageSujet: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Lun 2 Jan - 16:23

Thème


Il avait attendu de savoir Filius loin avant de lui envoyer un courir, s'arrangeant pour que la sorcière ne l'obtienne que lorsqu'elle serait au travail. Il avait observé Thémis alors qu'elle l'oubliait petit à petit, ne la perdant jamais vraiment des yeux dès lors qu'elle lui avait annoncé sa paternité. L'ancien mangemort était assit à une terrasse non loin de la boutique de la belle lorsqu'elle avait reçu son hibou. L'animal aux yeux d'ambre s'était rapidement envolé alors que les prunelles d'émeraude de la jeune femme suivaient les lignes stricts qu'Azraël avait tracé sur le papier. Il savait qu'elle ne pourrait dire non devant le prénom de leur fille au milieu des brefs caractères. Ils devaient parler. Comme les parents qu'ils n'étaient pas vraiment.

Azraël était rentré chez lui, se servant un verre d'alcool fort alors qu'il laissait ses iris se perdre dans l’horizon londienne. La vie frémissait d'activité, même dans le soleil qui se couchait lentement, dessinant à merveille la ligné d'un futur qui n'existerait jamais. Le sorcier porta son verre à ses lèvres, fermant un instant les yeux en laissant son visage être caressé par les derniers rayons de l'astre lumineux. Il soupira en rouvrant ses yeux noirs. Là bas, très loin par delà l'eau sombre de la Tamise, un hibou volait, portant surement des nouvelles importantes à un quelconque sorcier.

L'auror termina son verre, happant le liquide ambré qui devenait lentement un petit poison. Ses démons revenaient le hanter et il revoyait le regard appeuré d'Aisha alors qu'elle parlait de son père. La colère fit blanchir les phalanges d'Azraël alors qu'il serait trop fort son verre. Il n'était pas dans un film et ce dernier n'explosa pas sous la poigne du sorcier, aussi forte soit-elle. Soupirant, l'ancien mangemort obligea son coeur à ralentir, sa rage à redevenir un simple animal ronronnant au plus profond de sa poitrine. Il détourna les yeux du soleil qui disparaissait enfin derrière les bulding et se resservit un nouveau verre. Il ne savait même pas réellement si Thémis allait venir mais il se surprit à l'attendre alors qu'il allumait les lumières d'un simple mouvement de main.

Azraël s'assit sur un fauteuil en cuir, perdu dans ses pensées, son verre dans la main, sa baguette sur la table basse devant lui. Il réfléchissait, les yeux perdus dans le vide, le visage de la petite peste qui avait osé lui tenir tête aujourd'hui flottant devant son regard. La respiration de l'ancien mangemort était mesurée, attentive, comme celle d'un animal n'attendant que le geste de trop pour bondir et tuer. Sauf que la personne qui le ferait bondir n'avait rien à voir avec une proie. Ils devaient discuter. Azraël ne se souvenant plus vraiment de la dernière fois où ils avaient réellement eu une discussion, en face à face. Lui était bien plus ivre qu'aujourd'hui et sur ses jours coulaient des larmes qui n'avaient plus jamais refranchit la barrière de ses cils. Thémis l'avait vu dans toute sa faiblesse autrefois. Chose qui ne se repasserait jamais.

Il l'entendit arriver avant même qu'elle ne frappe et ouvrit la porte sans prendre la peine de se lever, d'un mouvement de main. Lorsqu'il était seul, Azraël ne se servait presque pas de sa baguette. Sa magie n'était certes pas aussi puissante lorsqu'il agissait sans le morceau de bois aussi sombre que son coeur. Mais les actions qu'il demandait à ses pouvoirs n'avaient pas besoin de beaucoup de puissante.

Fait comme chez toi Thémis. Entre. Si tu veux te servir un verre, ils sont sur le bar.

Le sorcier n'était pas un hôte parfait et il n'avait aucune envie de l'être. Il ne posa même pas les yeux sur la sorcière, gardant un visage de marbre alors qu'il buvait une nouvelle gorgée de wisky. L'alcool s'infiltrait lentement dans ses veines, trompant sa vision et lui permettant de se concentrer d'avantage sur les éléments qui lui échappaient encore. Thémis n'aurait aucune réponses à ses questions étranges qui s'infiltraient dans l'esprit de l'auror. L'aura sombre d'Azraël s’amplifia un peu plus alors qu'il revoyait les éclairs de lumière rouge qui sortaient de sa baguette alors que ses lèvres grondaient un sortilège impardonnable et que le sorcier devant lui hurlait de douleur. Il avait tué pour sa fille. pour la première fois, il avait tué pour autre chose que des idées étranges et sa propre personne.


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Dernière édition par Azraël J. Rosier le Dim 8 Jan - 20:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Lun 2 Jan - 18:29

Our secret, our daughterJe rangeais des livres dans le rayon de la célèbre boutique de chez Fleury & Bott, où j’étais employée. J’aurais pu prétendre à une carrière plus prestigieuse mais Filius fait en sorte que je n’ai guère de post important, lui permettant de me surveiller plus souvent, de me garder soumise, sans idée de carrière ambitieuse qui pourrait me faire prendre de l’importance dans le monde magique. Avec ce travail, mes horaires étaient fixes et donc il savait très bien ce que je faisais. Si au début, j’étais assez révolté, aujourd’hui cela ne me faisait plus rien. J’adorais les livres, et je n’avais aucuns soucis dans ce travail. Je pouvais voir les mines curieuses de clients ou d’enfants ce qui me faisait oublié ma vie de couple tumultueuse. Personne n’aurait soupçonné que derrière les jolies sourires de la charmante vendeuse de la boutique, se cachait une femme meurtri. Et pourtant c’était bien ce que j’étais à mon plus regret.
« Thémis ! Un message pour vous à l’accueil. »

Mes yeux verts fixèrent mon patron et je finis rapidement mon rangement afin de me diriger vers l’accueil et de prendre la petite lettre qui était scellé et portait mon nom. L’écriture ne m’était pas familière alors je dépliais curieuse et le contenu me fit lever les yeux, le cœur battant, je jetais un coup d’œil autour de moi avant de reprendre ma lecture. Azrael voulait me voir et parler d’Aisha. Comment justifier mon absence au manoir ce soir ? J’ignorais encore comme je pourrais m’y prendre mais j’y serais. Je ne pris pas la peine de lui répondre, je brulais juste d’un coup de baguette le bout de papier effaçant toute trace des lignes écrites qui auraient pu trahir notre secret. Quand il s’agissait de mon enfant j’étais prête à tout. J’ignorais pourquoi mais c’était ainsi.

Je retournais donc travailler remerciant mon patron et j’allais préparer les colis de commande pour des chercheurs sur les derniers ouvrages qui valaient une petite fortune. Mais j’avais l’esprit ailleurs, mon expérience dans mon métier m’évita les erreurs mais je ne cessais de penser à la lettre d’Azrael. Notre dernière rencontre avait révélé certains secrets, comme le fait que ma fille maîtrisait les runes et que je ne pouvais malheureusement rien faire contre Filius. Je n’étais pas une grande sorcière puissante et brillante comme pouvait l’être Aisha ou encore Azrael. Je n’avais pas eu la possibilité de développer mes capacités magiques qui n’étaient guère supérieur qu’à ma sortir de Poudlard. Je ne tiendrais pas cinq minutes face à mon époux. Mais c’était ma vie, et je ne pouvais plus la changer désormais, c’était trop tard.

La journée se termina et je rentrais chez moi où je croisais en coup de vent Filius. Aisha nous annonça qu’elle allait rejoindre sa jeune amie sang-pure, Alexiane, pour une exposition. Si son père fut suspicieux, il ne put rien dire. La voir sortir de sa chambre en dehors des heures de repas nous soulageait. Quand à mon époux, je voulais lui annoncer que je devais me rendre à une vente de livre rare pour le travail mais il me coupa l’herbe sous le pied en m’annonçant qu’il devait se rendre en Roumanie pendant deux jours afin de rencontrer des politiciens sangs purs qui pourraient défendre leur cause dans ses affaires dont je ne me mêlais pas. En bonne épouse, je lui souhaitais bon voyage. J’étais donc libre pendant les deux prochains jours. Je respirais profondément, respirant ce gout de liberté que j’appréciais tant quand il partait comme ça.

Je pris une douche rapide avant de me rendre chez Azrael. L’odeur des livres et des vieux se mêlaient à mes vêtements et en dehors des passionnés ce n’était guère agréable. Je transplanais à Londres et je finis à pieds les derniers mètres me séparant du père biologique de mon enfant. Je n’eus pas le temps de frapper que la porte s’ouvrit. Je poussais un soupire et j’entrai dans l’antre de l’ancien mangemort. Je jetais un coup d’œil sur les verres mais je les laissais à leur place, pour le moment. Je m’assis en face de lui, je ne voulais pas y aller par quatre chemins ce soir.
« De quoi voulais-tu me parler ? »


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Mar 3 Jan - 12:18

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Thémis s'assit en face de lui et le sorcier termina son verre d'une seule goulée avant de le déposer devant lui où il rejoint sa baguette en bois d'un noir brillant. Il la regarda quelque secondes, ses prunelles noires semblant la passer au rayon X. Azraël lisait ses pensées, sachant parfaitement qu'il la mettrait mal à l'aise sous le feu de son regard. Qu'importait. Il était maintenant assuré d'avoir une nuit complète pour parler avec elle, sans que leur discussion ne soit stoppée par un mari en colère qui faisait venir sa femme à lui avec violence.

Il fini par se lever, se resservit un nouveau verre et retourna à sa place, mordant lentement dans l'intérieur de sa lèvre. Il voulait parler de leur fille, de leur secret mais il ne savait comment commencer. Il avait tant à dire.

Comment va Aisha ? fini-t-il par demander, rompant le silence qu'il avait lui même instauré.

La noirceur dans les prunelles du sorcier fondait légèrement alors qu'il se rasseyait et buvait une nouvelle gorgée de wisky. Il buvait trop pour les moeurs sorcières qui se voulaient si fières et nobles. Mais peu importait. Azraël était seul la plupart du temps dans cet immense appartement. On lui trouvait bien des excuses à sa sur consomation d'alcool. Combien de gens avait-il entendu dire qu'il essayait d'oublier les horreurs qu'il avait du commettre contre sa volonté pour les mangemorts ? Les beaux parleurs ne savaient pas la moitié de la vérité. Le passé de l'auror était une vaste fumisterie et il ne pu empêcher un sourire de grandir sur ses lèvres.

Comment as-tu pu te laisser embarquer là dedans Thémis ? Filius est peut-être un sorcier puissant mais il est facilement corruptible. Des yeux de biches et son petit coeur noir de mangemort fond comme neige au soleil.

Les deux hommes se ressemblaient plus qu'Azraël voulait l'admettre. Ils étaient des loups au milieu d'une bergerie, prêt à détruire avec délectation tout ceux qui les entouraient. Mais contrairement à Filius, jamais le brun n'aurait porté la main sur Thémis. Elle était une sang pure malgré tout. Le Nott savait que sa famille était maudite et frapper ne lui offrirait aucune résultat. Aujourd'hui, son sang était mort. Il était le dernier héritier de la grande famille Nott. Qu'Aisha se marie ou non.

Azraël but une nouvelle gorgée d'alcool ambrée avant de poser à nouveau son regard sur Thémis. La Nott était belle, comme dans des souvenirs bien trop flou.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Mar 3 Jan - 18:43

Our secret, our daughterUn silence inconfortable s’installa entre nous, alors que ma question résonnait entre les murs du salon du sorcier. Mes yeux le suivirent se lever à se servir un nouveau verre. J’eu envie de pousser un soupir, la dernière fois que nous avions été dans cette situation, cela ne s’était pas soldé de la manière la plus noble qui soit. Si aujourd’hui je ne commettrais pas l’erreur une deuxième fois, je préférais voir l’homme sobre que complètement ivre. Au moins je savais de qui ma fille pouvait tient tenir pour ce qu’il s’agissait de la boisson. Encore un point où ils se ressemblaient terriblement. Comment Filius ne voyait-il pas qu’Aisha n’avait rien de lui mais tout d’Azrael ? Je l’ignorais.

Finalement il brisa le silence en me posant une question. Je poussais un léger soupire, croisant mes bras sous ma poitrine et m’adossant contre le dossier du fauteuil sur lequel j’étais assise. Que dire ? Elle était sortie ce soir avec Alexiane, c’était un signe d’amélioration. Bien que je me doutais que ce n’était pas vraiment le cas. Je connaissais suffisamment ma fille pour savoir que ses sourires, son absence de confidence et ces « tout va bien » n’était que subterfuge pour faire plaisir à son père qui ne voulait nullement d’une fille qui s’apitoyait sur son sort.
« Je suppose qu’elle va un peu mieux, vu qu’elle est sortie ce voir avec sa meilleure amie pour une exposition. Je pense que tu la reverras lundi au ministère et qu’elle te dira que tout va bien. »

Je savais qu’Azrael pouvait entendre le sens implicite de ma phrase. Ce que cela signifiait réellement. Le silence se réinstalla comme un vieil ami sournois voulant instaurer un malaise face à un passé qu’on souhaitait caché aux yeux du monde. Ici personne ne pourrait savoir, Filius était loin et ne pouvait débarquer à l’improviste. Aisha était avec Alexiane et passerait la nuit chez sa meilleure amie. Qui pourrait venir mettre en péril leur secret ? Personne…

Azrael attaqua, mais je ne fus guère surprise. Mais la question me mettait suffisamment mal à l’aise pour que je me lève et que je lui tourne le dos, laissant mes prunelles émeraudes parcoururent le paysage londonien. Mon cœur se serrait, mon cœur saignait. J’aurais pu offrir une autre vie à mon enfant. Mais elle n’aurait pas forcément été plus heureuse.
« Tu as du culot de me dire ça…Aurais-tu assumé la conséquence de notre acte en m’épousant parce que j’étais enceinte de toi ? J’étais fiancée et j’ai eu le malheur de tomber enceinte d’un homme qui ne prendrait pas ses responsabilités. Quel choix j’avais Azrael ? En dehors de celui de fuir l’Angleterre et jeté le déshonneur sur les Greengrass ? Aucun. Je ne regrette pas, je n’aurais guère pu offrir mieux à notre fille. Et j’ignorais qui il était vraiment…J’étais trop jeune pour m’apercevoir de ce genre de chose. Et les deux premières années tout allait bien. »

Ensuite les choses s’étaient assombries. J’avais étais incapable de donner un autre enfant à Filius et mon cauchemar avait commencé, puis lentement celui d’Aisha également avec son entrée à Poudlard.
« Et ne crois pas que les yeux doux l’attendrisse. J’ai essayé bien des choses mais rien n’atteint son cœur de pierre. Ce n’est qu’un pervers narcissique. Je doute même de l’amour qu’il porte envers celle qui est officiellement sa fille. Tu connais bien mal ton cher ami Azrael, j’en ai peur. "

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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Mar 3 Jan - 21:58

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Le silence est lourd, comme la chape trop épaisse d'une vague du brouillard que Londres ne connaissait que trop bien. Azraël se coule à l'intérieur, dans un élément qu'il ne maitrisait que trop bien et qui pour lui était plus rassurant que n'importe quelle parole. Les pensées du sorcier se mêlaient à celle de la Nott, le visage d'Aisha tellement clair dans son esprit. Cette fille qui était en vérité la sienne mais qu'il refusait de reconnaitre, qu'il refusait de comprendre. Elle était partie mais son coeur hurlait de douleur, il le voyait dans les yeux de la jeune sorcière. Elle souffrait, en silence, comme lui avait surement très bien apprit son mangemort de père. On ne montre jamais sa douleur. A personne. Car connaitre les faiblesses de quelqu'un c'est déjà à moitié le contrôler. Et pourtant, le coeur d'Azraël se serre. Son visage n'affiche rien et il porte une nouvelle gorgée de son verre à ses lèvres. Aisha souffre et lui ne peut rien faire d'autre qu'être un spectateur incapable.

Ses mots, pleins d'un acide violent, firent se lever Thémis. Durant une seconde, les prunelles du sorcier glissèrent sur le corps de son ancienne amante, détaillant ses formes avec envie. Il se reprit, manquant se mettre une claque. L'alcool le rendait peut-être plus réfléchit mais pas en ce qui concernait la présence d'une femme chez lui. Après tout, jamais aucune n'étaient ressortie sans un passage dans son lit.

Tu étais fiancée comme tu l'as si bien dit. Je ne vois pas pourquoi j'aurais mit en danger ma famille et mon nom pour une femme que je ne connaissais pas Thémis.

Le sorcier ne chercha pas ses yeux, refusant de retourner le visage vers elle une nouvelle fois. Ses prunelles s'assombrirent légèrement alors qu'il finissait son verre trop vite et le reposait sur la table basse. Un léger soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'il fini par se relever. Ils n'étaient pas des enfants, pleins de secrets qu'ils refusaient de se dire.

Je connais bien Filius, détrompe toi. Tu n'as juste pas ce qu'il désire. Ou du moins il le croit. Il t’estimes incapable de porter des enfants et il n'est plus capable aujourd'hui de succomber à tes beaux yeux. Un léger rire s'échappa des lèvres d'Azraël alors qu'il se glissait aux côtés de la sorcière. Il lui suffit de se remettre en question. Chose que nous savons impossible.

La poitrine de l'auror se souleva et dans ses yeux, la lueur sombre s'était éteinte, laissant place à quelque chose d'autre. Un regard autrefois enfantin que Thémis était la seule à avoir déjà vu. Celui de la douleur qui pointait encore son nez dans le coeur d'Azraël lorsqu'il était seul et faible.

Je ne t'aurais pas épousé Thémis. Quoi qu'il se soit passé je n'aurais épousé personne. Je refuse de me passer la corde au cou.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Mer 4 Jan - 18:41

Our secret, our daughterLes mots d’Azrael ne me plaisaient guère. Pourquoi s’amusait-il à me parler de cela. Il savait très bien que je n’avais guère eu le choix d’épouser Filius. Je m’étais protégée, j’avais protégé l’enfant que je portais et fait croire que la malédiction de la famille Nott n’était plus. Je n’avais fait que des heureux au final. Ce que je ne comprenais pas c’était pourquoi il me demandait tout cela. Où voulait-il en venir ? Il y avait encore bien des mystères que je n’avais pas percés chez cet homme au passé sombre qui ferait trembler plus d’un enfant. Que voulait-il savoir ? Car chaque mot qu’il prononçait n’était pas prononcé au hasard, il n’était pas ce genre de personne à parler sans but.
« Et je ne t’en blame pas. Mais pourquoi me demandes-tu pourquoi je me suis laissée embarquer ? Alors que tu sais très bien pourquoi. »

Filius. Il n’avait jamais succombé à mes yeux ou à mon physique. Il ne m’avait jamais aimé, je doute aujourd’hui qu’il m’ait un jour apprécié. Seul mon ventre rond l’avait rendu moins désagréable, plus doux. Et quand elle était née, elle était son héritière, sa fierté. J’avais eu beau essayer tout ce qui était dans mon pouvoir, mes courbes ne l’avaient jamais fait vibrer, mes yeux jamais fait fondre. Il était incapable d’aimer autre chose que le pouvoir. Tout le monde le savait malgré mes sourires d’épouse aimante et bien soumise.
« Il n’a jamais été capable de m’apprécier. Il m’a toujours vu comme celle devant porter ses enfants, son héritage, son sang maudit. »

Un soupire franchit mes lèvres. Filius se remettre en question. Ce serait trop beau pour être vrai. Ce serait un rêve trop parfait que je n’osais même pas espérer. Je n’en étais plus à ce stade. Aujourd’hui, mon seul et unique but était de survivre un jour de plus pour protéger ma fille, mon secret. Survivre dans ce monde qui partait de travers. Survivre, cacher les quelques hématomes et cicatrices qui parcouraient mon corps. Espérer voir ma fille heureuse. Je ne vivais plus vraiment pour moi mais pour ma fille, pour mon enfant.

Je tournais légèrement la tête vers lui, dans ses yeux brillaient une autre lueur. Cette lueur que j’avais entre aperçu il y avait bien des années de cela désormais. Une époque qui me semblait bien lointaine désormais. Et sa remarque, j’aurais pu m’y attendre. Je n’allais pas essayer de le faire changer d’avis, de lui dire qu’il aurait pu être libre malgré une épouse. Il suffisait juste de trouver la bonne, celle qui ne l’embêterait pas sur ses conquêtes, qui ne serait pas trop bavarde, qui serait assez jolie pour qu’il puisse en faire son affaire quand il en aurait envie. Mais je n’étais pas là.
« Tu devrais faire attention, tu deviens prévisible. Je le sais depuis bien longtemps, d’ailleurs c’est bien pour ça que je ne te l’ai jamais demandé quand j’ai appris que j’attendais Aisha. Mais rassure moi, tu ne m’as pas fait venir pour parler du désastre mon mariage j’espère. »

Parler de Filius même quand il n’était pas là, me faisait mal, réveillait de vieilles douleurs corporelles, réveillait des souvenirs violents, douloureux. Il était mon cauchemar quotidien et je pouvais y échapper pendant deux trois jours, alors j’aimerais bien ne pas y penser, l’oublier durant ces quelques jours afin de pouvoir sourire véritablement, laissait naître dans mon regard une petite lueur brillante qui illuminerait mon regard terne. Je voulais penser à autre que lui.

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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Ven 6 Jan - 18:34

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Azraël ne répondit pas aux questions de la sorcière, refusant même de perdre ses prunelles dans les siennes. Il laissait son regard s'oublier dans l'horizon brulant de Londres. Le soleil s'était couché, laissant la place à effervescence nocturne qui régnait sur la capitale britannique. La ville était belle dans son brouillard de lumière et Azraël avait devant lui la plus belle des excuses pour ne pas répondre aux questions. Il refusait lui-même les mots qui auraient pu s'échapper de ses lèvres et voilà longtemps que l'auror préférait les silences à des vérités qui ne lui plaisaient pas.

L'ancien mangemort ne pu empêcher le sourire qui apparu sur ses lèvres. Lui, prévisible ? Elle ne pouvait imaginer au combien il l'était pour ceux qui ne le connaissait que trop bien. Thémis ne l'avait pas rencontré souvent mais elle avait vu derrière un masque qu'Azraël n'enlevait jamais. Il avait pleuré contre elle. Il lui avait compté des horreurs, des crimes et des meurtres. Elle connaissait toute l'horreur qui faisait encore battre son coeur pourri et flétrie. Elle savait qui il était, contrairement à ses idiots qui croyaient encore avoir devant eux un héro de guerre. Il n'était qu'un ange tombé du ciel en forçant sa chute avec une délectation non feinte.

En effet, je n'ai pas forcément envie de parler de ton mariage raté et encore moins de Filius. Un sourire en coin flottait sur les lèvres de l'ancien mage noir alors qu'il tournait son visage vers Thémis. Je voulais parler d'Aisha. Et... pour la première fois, je ne sais pas vraiment par quoi commencer.

Le grand Azraël perdait ses mots. Il découvrait tant d'émotions étranges et nouvelles. Un panel colorée de choses qu'il préférait enterrer et faire disparaitre. Car il ne pouvait se mentir plus longtemps. Il avait peur de s'attacher à la jeune fille, peur d'être le père qu'il ne savait être. Et surtout peur de ne pas réussir à la protéger. Aisha aurait pu mourir à la place de son amie ce soir là. Et pour la première fois depuis longtemps, Azraël s'en était inquiété comme il s'était autrefois inquiété de sa soeur. Il n'était pas véritablement le père de la brillante jeune femme. Mais il se comportait de plus en plus comme tel avec cette fille qui lui ressemblait tant.

Elle sait que Filius n'est pas son père pas vrai ?


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Ven 6 Jan - 20:53

Our secret, our daughterJ’allais de surprise en surprise avec Azael ce soir. D’abord prévisible et puis maintenant il semblait complètement perdue par rapport à Aisha. Que lui arrivait-il ? Cela m’amusait grandement de le voir ainsi. Moi-même je devais bien avoué que j’avais rarement vu le sorcier dans un tel état, la dernière fois c’était le jour où nous avions conçu notre fille sans le vouloir. Ce jour-là, j’avais vu l’homme perdu, pleurant contre moi qui tentait vainement de le consoler. Aujourd’hui nous enlevions les larmes, mais je voyais toujours l’homme perdue, déboussolé par quelque chose et ce quelque chose c’était sa fille, notre fille.
« Toi…Azrael Rosier…Tu ne sais pas par où commencer ? Je vais de surprise en surprise ce soir…Je t’écoute, tu sais que tu peux te livrer à cœur ouvert… »

Vu qu’il l’avait déjà fait. Sa question finit par venir et je compris ce qu’il ressentait. Je ne pourrais lui donner de réponse exacte. Elle m’avait posé la question et je ne lui avais pas répondu mais surement que son esprit de Serdaigle avait le travail. C’était la seule question à laquelle je n’avais jamais répondu. Comme pour me convaincre moi-même que mon secret était bien gardé mais mon absence de négation ne l’avait pas laissé insensible. J’avais vu dans ses prunelles sombres la frustration la plus totale. Mais quelle déduction en avait-elle tiré ? Je n’en savais rien.
« Elle m’a posé la question l’année dernière, je n’ai rien répondu. Je pense que mon absence de réponse a du faire son bonhomme de chemin…elle est trop intelligente pour voir qu’il y a quelque chose qui ne va pas. A mon avis, elle le sait…mais je n’ai aucune certitude. »

Tout ce que je savais c’était qu’Azrael l’intriguait. Elle m’avait parlé de lui en long en large et en travers, m’avait questionné à n’en plus finir. J’avais essayé de rester vague, rester dans le fait qu’il n’était qu’une simple connaissance du passé. Rien de précis. Mais elle posait toujours les questions les plus embarrassantes.
« Mais tu l’intrigues. Quand on est rentré de St Mangouste, elle n’a pas arrêté de me poser des questions sur qui tu étais. D’ailleurs au passage, je ne te félicite pas d’avoir fait justice toi-même. Elle m’a dit qu’elle avait trouvé ta réaction étrange, que tu n’avais pas agi en tant que directeur du bureau des aurors. A mon avis, elle se pose beaucoup de questions. »

Et surement les plus gênantes pour eux. Car connaître ce secret la mettrait encore davantage en danger, chose que je ne souhaitais guère. Mais je savais qu’un jour ou l’autre, elle le saurait. Elle finirait par découvrir la vérité.
« Elle finira par tout savoir de toute façon. Vous vous ressemblez bien trop pour qu’elle ne s’aperçoive de rien. »


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Ven 6 Jan - 21:45

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Il lui envoya un regard noir aux paroles qui s'échappèrent de ses lèvres. Le moment était très mal choisi pour rire des mots qu'il confiait sans vraiment comprendre pourquoi il le faisait. Après tout, il aurait très bien pu aller voir Emily. Mais sa soeur ne savait pas. Elle ignorait tout de la paternité d'Azraël. Elle ne savait pas même qu'il avait couché avec Thémis cette fameuse nuit. Elle ne savait pas que la sorcière avait trompé son époux avant même d'être réellement avec lui. Elle ne savait rien des vérités cachées derrière de parfaits mensonges. Et le sang pur se voyait très mal arriver avec un grand sourire et lui raconter la vérité, dix huit ans plus tard.

Les poings de l'ancien mangemort se crispèrent et son coeur flancha quelques secondes de trop. La colère, sous jacente, se mit à flamboyer dans ses prunelles sombres. Il avait perdu un contrôle qui voulait permanent cette nuit là. L'alcool, la colère, la peur aussi, étaient venus le frapper en plein coeur. Il en avait encore des sueurs froides lorsque le souvenir venait le chasser jusqu'à ses rêves, le réveillant en sursaut alors qu'il revoyait le sang couler de la tête d'Aisha. Il était bien trop protecteur avec celle qui n'était pas sa fille. Il aurait du l'ignorer comme il le faisait de tous les autres stagiaires. Mais il n'avait pu s'y résoudre lorsqu'il avait croisé ses iris si noirs, si semblables aux siens. Lorsqu'il avait vu que sa fille avait un caractère si proche du sien sans même qu'ils ne se soient connu. Il n'avait jamais été un père pour Aisha. Il n'aurait pas du faire tout ce qu'il avait fait pour elle. Qu'essayait-il de faire en vérité ? Qu'essayait-il de se prouver ? Lui même l'ignorait. Il perdait petit à petit le contrôle, faisant des erreurs bien trop grosses pour l'homme qu'il était, se mettant en danger avec une facilité déconcertante. Aisha bouleversait son monde sans qu'il ne demande rien et il haïssait cet amour qu'il portait à la jeune fille.

Il est hors de question qu'elle sache la moindre chose tu m'entends Thémis ?!

C'était de la peur qui bondissait dans le regard de l'ancien mangemort alors qu'il perdait ses iris dans ceux de Thémis.

Tout ça n'aurait jamais du avoir lieu... Tu n'aurais jamais du me raccompagner.

Voilà que les regrets se mêlaient aux battements trop fort de son coeur. La gorge d'Azraël se nouait, lentement, avec délectation, profitant de sa faiblesse. Il s'était mit en danger pour Aisha. C'était sa vie, sa carrière, son poste dans la société qu'avaient fait balancer ses actions, le mettant sur un fil si fin entre la chute et ce qu'il était encore, ce qu'il refusait de perdre. Les protecteurs s'étaient emparés de ce dossier avec envie, cherchant enfin une occasion pour faire tomber leur ennemi officiel. Il leur avait offert avec tellement de facilité. Même si rien ne prouvait véritablement le monstre en lui, tout hurlait les restes du mangemort et le danger qu'il pouvait être pour la société. Il s'était laissé porté par la haine et avait frappé, encore et encore un corps incapable de se défendre. Il s'était laissé porter par la haine sans même imaginer un lendemain à ses actions.

Regarde ce que nous sommes maintenant. Deux idiots complotant pour un secret qui sera bientôt balayé par le vent.

Il inspira avant de tourner les talons, récupérant son verre et retournant au bar. Il avait soif. Il voulait oublier. Il voulait retrouver cette force qui le caractérisait et qu'il perdait seconde après seconde. Thémis était une erreur dans sa vie. Elle était dangereuse pour l'homme aux yeux noirs. Celle qu'il n'aurait jamais du approcher, un poison douloureux qui avait mit au monde la chose la plus dangereuse qui n'ait jamais pu toucher le sorcier. Une famille.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Sam 7 Jan - 19:39

Our secret, our daughterJe pouvais très nettement sentir une onde de peur dans la voix d’Azrael. Il avait peur qu’elle sache. Mais cela semblait inévitable à mes yeux. Aisha était bien trop intelligente pour ne pas découvrir la vérité par elle-même. Ce n’était plus qu’une question de temps. Un temps qui serait précieux pour se préparer à l’annonce qu’elle avait découvert, car cela ne se ferait surement pas sans bruit pour nous deux. Si Filius n’entendrait rien, pour nous ce ne serait surement pas le cas. Je ne savais pas ce qu’il nous attendait et ce futur incertain m’effrayait surement autant que lui. Plus de personne était au courant, plus notre secret serait en péril. Même si visiblement notre fille était douée pour avoir des secrets et les cacher aux yeux du monde, je craignais toujours le jour où Filius le découvrirait en plus d’elle. Je pus sentir les remords, et j’étais d’accord avec lui mais on ne pouvait pas revenir en arrière. Ce n’était plus possible désormais, aucun retour en arrière n’était permis. Si nous regardions derrière, nous serions perdues.

J’attrapais doucement son visage avec mes mains, le forçant à plonger son regard sombre dans mes prunelles émeraude aux risques de m’y perdre mais je savais que mon calme l’apaiserait.
« Hey, hey, hey. Calme-toi. Elle finira par savoir, elle est trop intelligente et trop maligne. Mais cela ne viendra pas de moi, je ne lui dirais rien. Si tu ne veux pas qu’elle sache, prends tes distances avec elle. C’est la meilleure solution, comporte toi avec elle comme avec n’importe quel autre stagiaire. Ca l’empêchera de se poser des questions. Et tu sais bien qu’on ne peut pas revenir en arrière. On peut juste se protéger et attendre que ce secret meure avec nous. »

Je le lâchais tentant de le convaincre une dernière fois avec mon regard. C’était la seule chose que je possédais pour moi. Mes yeux. Certes mon corps attiraient le regard mais pour une unique pensée alors que mes yeux pouvaient faire tellement plus. C’était mon réel pouvoir sur les autres, sinon je n’avais rien, je n’étais rien. Juste une sorcière brisée par un époux violent et possessif. Juste une mère poule protégeant sa progéniture au péril de sa vie. Ma vie n’avait rien de passionnante. Et pourtant j’étais là, face à Azrael à parler de la seule chose qui avait pimenté ma vie. Et oui nous étions bien deux idiots à comploter pour garder notre secret.
« Honnêtement Azrael, c’est la seule chose qui me motive. Garder ça secret pour la protéger. Je n’ai rien d’autre sinon. »

Il retourna vers le bar pour se servir un autre verre. Je soupirais mais je décidais d’agir. Je mis la main au-dessus du verre avant qu’il ne put verser le liquide ambré dedans, me glissant souplement entre lui et le bar.
« Arrête de boire, j’aimerais bien avoir enfin une conversation avec toi qui n’est pas ivre mort sachant comment la dernière fois c’est fini. Tu ne veux pas que ça recommence. Alors s’il te plait, pas de boisson tant que je ne suis repartie. »

Il ne m’écouterait surement pas, mais je tentais. Nous étions beaucoup trop proches, cela faisait bien des années que nos deux corps n’avaient pas été si proches. Mes yeux verts se perdirent encore une fois dans l’obsidienne qui leur faisait face. Je n’avais pas peur de lui.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Sam 7 Jan - 22:01

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Il se perdait dans les yeux qui lui faisait face. Il s'oubliait dans la douceur des mains de Thémis. Il s'enfuyait dans des espoirs vains que faisaient naitre ses paroles. Azraël aurait voulu lutter, une nouvelle fois. Crier au monde qu'il n'était pas le père de cette enfant qu'il aimait pourtant déjà bien trop. Il se mettait en danger et s'affaiblissait d'instant en instant. Comme le Seigneur des Ténèbres, il avait juré qu'il ne connaitrait jamais les battements désordonnés d'un coeur devant un visage charmant. Il n'aimait qu'Emily et ses enfants. Il était incapable d'offrir son coeur à quelqu'un d'autre. Et pourtant, alors qu'il luttait contre, il l'avait fait. pourquoi Aisha lui faisait ça ? pourquoi Aisha lui ressemblait tant ? Il était incapable de la laisser seule, incapable de la laisser se débrouiller avec l'enfer autour d'elle. Il s'était perdu dans ses pensées et dans celle de sa mère. Il savait ce que vivait les deux femmes. Et dans le plus profond de son coeur, il sentait encore l'hésitation du choixpeau entre sa maison et celle des rouges et ors.

Quand elle lâcha son visage, Azraël évita son regard, baissant la tête. Il souffla, avant de se diriger vers le bar. Mais ce n'était pas ce que désirait Thémis. L'alcool n’atteins jamais son verre alors qu'il posait un regard surprit sur la jeune femme. Arrêter de boire. Une douce illusion qu'il n'avait jamais réussit à tenir plus de quelques jours. Même les plus grands sorciers peuvent avoir des faiblesses aussi dangereuses que celles de moldus et Azraël en était le plus bel exemple. Il aurait voulu froncer les sourcils, lui dire de partir. Mais la chaleur de son corps, si proche qu'il pouvait entendre les battements de coeur de la sorcière l'en empêchèrent.

Discuter... souffla-t-il, plantant un regard si différent de ceux qu'il envoyait normalement dans celui de la Nott. Et tu voudrais parler de quoi ? Tu sais parfaitement que... Il interrompit, cherchant ses mots sans jamais les finir.

Il reposa la carafe et s'éloigna de Thémis, incapable de rester quelques secondes de plus à côté d'elle. Durant une seconde, ses yeux noirs c'étaient portés jusqu'à ses lèvres pleines. Il ne comprenait pas pourquoi il se souvenait encore de ses baisers alors qu'il avait tout oublié de cette nuit. Du moins c'était les mots qu'il obligeait dans son esprit.

Je ne sais pas réellement parler avec toi Thémis. Je ne l'ai jamais véritablement fait.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Sam 7 Jan - 22:34

Our secret, our daughterJe regardais le sorcier, interloqué. S’il ne voulait pas discuter, pourquoi il m’avait fait venir ? Ce n’était surement pas pour mes beaux yeux. Là pour le coup, je ne savais pas vraiment quoi dire, que faire. Il me prenait un peu au dépourvu. A quoi pensait-il ? Nous étions adulte, plus des enfants. S’il voulait que je l’accompagne dans sa beuverie, il pouvait toujours courir. Je ne buvais que rarement, et en de très rare occasion, principalement quand Filius m’y autorisait, donc pas très souvent. Je n’étais de toute façon pas très friande de ces boissons alcoolisait qui endormait les sens et brouillait l’esprit. Ma fille ne tenait pas de moi pour le coup, ça j’en étais sûr et certaines, elle tenait d’Azrael.
« Je sais quoi ? Non je ne sais pas…tu m’as fait venir parce que tu voulais me parler de notre fille. Et là tu me dis que…Je ne te suis plus du tout là. »

Il s’éloigna, laissant l’alcool derrière lui pour mon plus grand soulagement. Je le suivis du regard sans bouger de l’endroit où j’étais. Il continua de me perdre et je ne pouvais pas le suivre dans ses paroles. Je ne le comprenais pas, je ne voyais pas où il voulait en venir. Je restais là, complètement abasourdi sans comprendre. Je ne savais que dire. Je ne savais que faire, j’étais là les bras ballant comme une Poufsouffle pommé dans son coin et sans amie. C’était un peu comme ça que je me sentais. Je n’étais pas là pour discuter avec lui car il n’arrivait pas à discuter avec moi. Y’avait de rendre fou n’importe qui avec de tel  mot.

Je le regardais sans comprendre, un silence étrange s’installant, se glissant lentement dans le living room du sorcier, venant me mettre ce sentiment que j’allais regretter d’être venu mais que la curiosité me forçait à rester là, à ne pas partir pour rentrer chez moi. Je devais réfléchir à un moyen de dénoué la situation, le forcer à se ressaisir ou alors moi, me forcer à me ressaisir et à partir loin de cet appartement et oublier cette discussion malheureuse. Au final j’avais peut-être peur de connaître la vraie raison de ma venue. Je sentis mes paumes de main devenir moites de façon lente et sournoise. Une sensation bien désagréable, tandis que les battements de mon cœur s’accéléraient lentement et doucement. Je me mis à réfléchir à toute vitesse. Je devais briser ce silence, je devais reprendre les rênes.
« Qu’est-ce que tu veux Azrael ? Qu’attends-tu de moi ? Pourquoi m’avoir fait venir ? »

Ces questions pouvaient sembler naïves, innocentes mais elle était rempli de désespoir et d’espoir mêlé. Peut-être que finalement, au fond de moi je savais ce qu’il voulait, ce qu’il attendait et peut-être qu’au fond de moi je n’avais pas totalement oublié cette nuit dans mon studio il y avait dix-huit année de cela. Je me décollais du bar, m’approchant sans vraiment m’en apercevoir.
« Quel est la vraie raison de ma venue… »

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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Sam 7 Jan - 23:58

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Il avait envie de hurler. De toute détruire. Il se haïssait comme jamais les réactions de son coeur, l'air abruti qui se peignait sur son visage comme s'il n'était qu'un adolescent amoureux devant une femme qui lui plaisait. par Merlin, Thémis n'était pas celle qui lui plaisait ! Aucun femme ne pouvait l'être ! Il n'offrirait jamais rien de sa personne. Il refusait de laisser percevoir quelque chose derrière le néant de ses yeux aussi sombres que son coeur racornit que Thémis venait nourrir, lui offrant un sang qui avait tant manqué au sorcier. Mais il refusait avec violence tout cela. Il avait envie de la frapper comme il avait envie de se frapper lui-même. Il haïssait l'incompréhension qu'il voyait dans le regard qui lui faisait face. Il haïssait le moindre mot qui sortait de ses lèvres qu'il mourait d'envie d'embrasser. Il la désirait avec violence.

Je n'en sais rien Thémis. murmura-t-il.

Il gardait une douceur qu'il ne comprenait pas alors qu'il sentait la colère hurler au plus profond de son coeur. Ses yeux, la peur qui bruissait encore, tout disparu pour ne laisser place qu'à une changement d’attitude aussi brusque qu'incompréhensible. Le silence était douloureux. Le silence était mortel pour le coeur du sorcier qui ne comprenait pas lui-même pourquoi Thémis était là, chez lui, comme dans un souvenir si lointain et si étrange. Comme dix huit ans plus tôt, dans une autre pièce, dans un autre monde. Il avait bien plus bu qu'aujourd'hui et même s'il sentait la légère morsure de l'alcool, il était loin d'être assez éméché pour permettre à son coeur de parler. Et pourtant, il allait le faire dans toute la haine qu'il jetait au visage de Thémis.

Qu'est ce que tu veux que j'attende de toi Thémis ?! Hein ?! Tu attends quoi ?! Que je te glisse quoi comme mot ?! Que je regrette de n'avoir pas été là pour elle, pas été là pour toi ! Non ! La panique hurlait dans les yeux de l'ancien mangemort, peinte de la haine qu'il essayait de mettre dans ses mots pour la faire fuir, pour ne pas devoir affronter cette vérité folle qui se faisait lentement une place dans son esprit. Je voulais parler d'Aisha et toi tu viens, comme une proie magnifiquement offerte. Tu n'as pas conscience de ce que je suis capable de faire Thémis ! Tu n'imagines même pas...

Il semblait si faible. Comme un enfant ayant grandit trop vite qui essayait vainement d'avoir l'air d'autre chose que le monstre bruissant de rage qu'il était maintenant. Comme un homme qui s'obligeant à être autre chose pour faire peur dans toute la perfection de son horreur.

Tu ne sais rien de moi...

Et je refuse que tu perces le masque...


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Dim 8 Jan - 13:59

Our secret, our daughterIl n’en savait rien. J’étais totalement perdu, nous étions tous deux complètements perdus. Nous étions à un point où chacun se demandait ce qu’il faisait là, face à l’autre. Mes yeux verts le regardaient sans comprendre, attendant une réponse qui ne viendrait surement pas ou alors pas de la manière dont j’aurais souhaité. J’étais une femme sans pouvoir, je n’étais rien et lui avait le monde à ses pieds. J’ignorais ce que je faisais là. L’espoir d’un jour meilleur ? Je n’étais pas naïve à ce point, ce rêve je ne le faisais plus depuis longtemps. Pourtant j’étais là, face à un sorcier sombre, aux démons effrayants avec qui j’avais partagé un moment particulier. Peut-être que sans le vouloir, je m’étais attaché à cet homme qui avait pleuré sur mon épaule dix-huit ans plus tôt.

La haine reprit le dessus sur ce silence oppressant, me laissant surprise et faisant naître la peur. Mon estomac se serra et je reculais d’un pas tandis que mes paupières se fermaient sur mes yeux afin de me concentrer sur les battements frénétiques de mon cœur. La peur s’insinua dans mes veines avec une lenteur affreuse, je pouvais dire que j’avais peur. Une réaction violente, faisait naître en moi mes réflexes de femme possédant un mari violent. Je voyais le visage de Filius m’accusant de ne pas lui donner de fils, mais la voix qui l’accompagnait n’était pas la sienne. C’était celle d’Azrael. Azrael n’était pas Filius. Je ne devais pas le craindre comme je craignais mon époux. Il n’oserait pas lever la main sur moi. J’essayais de m’en convaincre.
« Non…je…je…jamais je ne t’ai demandé une telle chose….Azrael… tu... »

Ma voix était faible, brisée. Il avait joué sur ma faiblesse et j’avais marché, j’avais foncé dedans, tête baissée. J’avais été naïve de croire que nous aurions pu discuter. Il me jetait à la figure, la preuve de ma faiblesse. Elle était ma faiblesse, et cela me couterait tout. Je le savais mais c’était plus fort que moi. J’aurais dû rester chez moi, ne pas venir. Ne jamais me rendre dans cet appartement et rester chez moi à profiter d’une soirée de calme, d’une soirée sans Filius, sans avoir peur. Est-ce qu’un soir, je pourrais ne pas avoir la peur qui me tordait le ventre ? Je l’ignorais, peut-être que je devais abandonner cette idée également ? Je n’en savais rien. Azrael était capable de beaucoup de chose, je ne connaissais pas ses limites. En avait-il seulement ? Je ne savais pas et cela m’effrayait, plus les secondes passaient, plus la peur grandissait. Une unique larme perla au coin de mon œil, provoquer la peur qui s’était emparé de moi.
« Arrête….tu me fais peur… »

Je devais partir, je devais m’éloigner de ce sorcier qui me conduirait à ma perte. Je devais m’échapper, je devais partir et ne plus jamais revenir. Couper les ponts avec cet homme. Vivre ma vie, protéger mon secret seul. Rester dans le morne et terne quotidien que j’avais et ne pas demander plus au destin. Je devais arrêter d’espérer. Je devais arrêter de vivre avec l’espoir qu’un jour tout irait mieux.
« Tu as raison…je ne te connais pas…et je vais te laisser…c’est…c’est mieux ainsi… »

J’attrapais d’un geste nerveux mes affaires, et je me dirigeais prudemment vers la porte, vers mon échappatoire.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Dim 8 Jan - 15:00

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La peur glissait dans les veines de Thémis, avec une langueur qui aurait rendu fou n'importe quel prédateur en chasse. Mais malgré tout ce qu'on avait pu dire, Azraël n'était pas un chasseur. Il ne pouvait se nourrir de l'horreur qu'il faisait naitre dans le coeur d'une proie terrifiée. Encore moins lorsqu'il baissait la tête sous ses larmes, lorsqu'il encaissait sa terreur comme une terrifiante et intenable preuve du monstre qui grondait en lui, se pourléchant avec délectation les babines. Elle était faible. Si faible. La sorcière n'avait rien de toutes ses vaillantes sangs pures qui gardaient la tête haute, se servant de leur force comme d'un fouet capable de frapper à l'instant où on les attendait le moins. Thémis était différente de toutes les vipères qui n'attendaient qu'un instant pour enfoncer violemment leurs venins dans les veines des hommes qui les entouraient. Trop différente et trop terriblement attirante pour le monstre qui ronronnait au coeur de la poitrine du sorcier.

Il avança, trop brusquement. Ses doigts s'enroulèrent autour du poignet de la Nott alors que son regard attrapait le sien avec violence. Azraël ne réfléchissait plus vraiment. Il agissait, il laissait un instinct étrange prendre le dessus. Il n'avait jamais pensé à cette scène, pas même voulu l'imaginer. Thémis n'était rien pour le sorcier. Et pourtant, voilà qu'il se laissait aller à un jeu auquel il n'aurait pu du vouloir se prêter. Thémis n'était pas une proie. Elle était la mère de cette fille qu'il aimait sans même le vouloir. Elle était autre chose. Différente et étrange à la fois. Et le coeur du sorcier battait à mille à l'heure.

Ne part pas. murmura-t-il, ses yeux bien plus doux, hurlant une détresse folle. S'il te plait ne part pas.

Reste avec moi. Ecoute mes maux, écoute mon coeur. Comprends. Tant d'ordres qui tournaient dans la tête du sorcier, tant d'ordre qui n'étaient rien face à ses yeux qui s'étaient posés sur les lèvres de Thémis. Il avait envie de l'embrasser. Mais il savait parfaitement qu'il n'en avait pas le droit. pas après ce qu'il avait fait, pas après l'abandon d'une femme Et pourtant, il se laissa aller aux pulsions que son coeur lui hurlait.

Sa main qui ne tenait pas le poignet de la jeune femme se glissa sur sa joue alors que ses yeux se faisaient presque suppliant. Il se pencha et ses lèvres touchèrent celles de la Nott. Il n'aurait pas du faire ça. Il le savait au moment même où il agissait. Elle allait le gifler, s'enfuir. Et pourtant.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Dim 8 Jan - 15:36

Our secret, our daughterSa main se referma sur mon poignet trop vite. Mon cœur tambourina avec une violence qui me donnait envie de vomir et de m’effondrer pour me recroqueviller. Je me retournais prête à me débattre, à vouloir retirer mon poignet de sa poigne et partir en courant, transplaner en catastrophe. Mais les ténèbres de ses yeux m’envahir, j’étais paralysée. Apeurée, inquiète et même son murmure suppliant qui suivit ne m’apaisa. J’étais terrifiée, le cœur battant bien trop vite. Mais il me tenait trop bien pour que je puisse partir. Etais-je prisonnière ? Je l’ignorais. Je ne savais pas. J’étais perdue.

Sa main qui ne me tenait pas sur ma joue, me fit tressaillir, tressaillir de peur. Pourtant le regard d’Azrael se faisait de plus en plus suppliant et le contact de sa main chaude sur ma joue, m’apaisa lentement. Aucune surprise ne s’empara de moi quand je sentis ses lèvres se poser sur les miens avec une douceur que je ne connaissais plus. Cela faisait bien des années qu’un homme ne m’avait pas embrassé ainsi. J’étais encore plus perdue qu’avant, mais ce contact doux, ce baiser interdit avait un gout étrange et terriblement agréable. Je me laissais aller contre ma volonté, laissant l’envie d’un peu de douceur prend le dessus sur la peur que tout cela pouvait engendrer.

Je plongeais dans ce baiser, me laissant emporter par ce tourbillon qui se crée en moi, un tourbillon dangereux et qui était si agréable. Je ne savais pas encore pourquoi, mais je restais, je ne rompais pas ce baiser. Les souvenirs remontaient un à un, je me souvenais de ses lèvres, elles n’avaient pas changé. Pourquoi avais-je gardé ces souvenirs, ces sensations ? J’aurais dû les oublier, mais elle était toujours là. Et je ne le redécouvrais pas, je m’en souvenais, à chaque petite seconde qui s’écoulait. Le temps semblait se suspendre, laissant mon esprit être envahi par trop d’émotion violente. Je n’étais pas ce genre de femme qu’on pouvait facilement avoir dans son lit, je n’avais jamais connu d’autres comme que Filius, en dehors de ma première fois avec Azrael. Alors je me demandais pourquoi je restais là ? Pourquoi je ne me dégageais pas pour fuir ? Ce sorcier avait capturé mon cœur dix-huit ans plus tôt lorsque je l’avais laissé pleurer contre moi, lorsque j’avais appris que son enfant grandissait dans mon ventre, lorsque je dus lui annoncer que l’enfant qu’il voyait auprès de Filius était le sien. Je n’avais jamais aimé mais mon cœur avait toujours appartenu au Rosier.

Ce ne fut que lorsque le souffle me manqua que je dus rompre le baiser, je me mordis immédiatement la lèvre inférieure, posant mon front sur celui de l’auror. Mon cœur battait trop vite, reflétant le flot d’émotion qui se déversait dans mes veines avec la fureur d’une tempête. Je luttais avec trop de force pour ne pas succomber à ce regard si sombre qui m’avait déjà fait sombrer une fois.
« Je ne peux pas Azrael….Je…On peut pas…Il me tuera…Aide moi »

Ce n’était qu’un murmure douloureux, suppliant. Une douleur invisible sévissait, je voulais me libérer du joug de mon époux mais j’avais besoin de lui, lui seul pouvait m’aider, lui seul pouvait lui tenir tête. Lui seul avait le pouvoir de me protéger de lui, de protéger Aisha de lui. De toute façon, il était trop tard pour revenir en arrière. Mes affaires glissèrent au sol dans un bruit mat, j’étais vaincue, je ne pourrais partir ce soir. J’avais trop besoin de ce qu’il pouvait m’offrir. Alors avec douceur et incertitude, je vins rechercher les lèvres du l’auror. C’était une erreur, mais je ne pouvais faire autrement, c’était trop tard.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Dim 8 Jan - 17:37

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Elle se laissait faire. Au plus profond d'Azraël, il sentait la culpabilité le gagner. Il savait qu'il ne devait pas faire ça, qu'il ne devait se laisser aller contre les lèvres de cette femme qui ne devait rien être à ses yeux. Il était un terrible sang pur, incapable de s'attacher. Elle était une jeune femme trop innocente, épouse d'un homme qu'Azraël ne considérait plus dès lors qu'il avait vu les marques sur le corps de Thémis. Filius se dressait être eux et se dressa de plus belle alors que la Nott s'éloignait de lui, le souffle cour et le coeur battant aussi vite que celui de l'ancien mangemort.

La colère replaça les questions qui brulaient dans les yeux du sorcier. La tuer. Qu'il essaye seulement et il se heurterait à une magie bien plus puissante que lui. Azraël n'était pas devenu directeur du bureau des aurors pour ses beaux yeux mais bien pour la puissance qui hurlait dans ses veines. Que Filius porte une nouvelle fois la main sur le corps de Thémis ou pire encore, sur celui d'Aisha. Il comprendrait ce qu'était la douleur, ce qu'était la magie rouge qui s'échappa d'une baguette quand la colère d'un sorcier se réveillait. Le plus puissant des sortilèges de mort serait bien trop doux contre le mangemort aux yeux clairs. Azraël sentait la colère bouillir sous les muscles de ses bras, la haine grandir dans ses yeux alors qu'il entendait la peur de Thémis. Il la voyait, innocente et si naïve. Comme une enfant qui avait grandit trop vite, qui ne comprenait le monde trop violent qui souffrait devant elle.

Elle le regardait, la peur dans ses yeux faisant hurler le coeur de l'auror de battement incontrôlable. Il retrouva ses lèvres avec passion, ses mains lâchant son poignet et sa joue pour se glisser sur ses hanches. Il avait envie d'elle. Terriblement envie d'elle. Thémis s'offrait avec tellement de facilité à l'ancien mangemort. La poitrine d'Azraël se soulevait alors qu'il l'a rapprochait un peu plus de lui, goutant à nouveau ses lèvres. Il retrouvait des sensations qu'il avait oublié. Et son coeur qui n'arrêtait avec son tempo bien trop rapide.

Ses lèvres quittèrent les lippes de la sorcière pour venir se glisser dans son cou et il lui murmura, sans comprendre lui même la faiblesse qui le poussait à prononcer de telles paroles :

Il mourra Thémis. Il ne portera jamais plus la main sur toi.

Le sorcier aurait aimé réfléchir à ses paroles mais seul son coeur le guidait dans les mots qu'ils soufflaient. Son coeur et l'envie qui grandissait violemment en lui. Il la désirait avec fureur et ses mains se faisaient plus entreprenantes, se glissant sous le tissu fragile de sa chemise, caressant cette peau si douce qu'il n'avait touchée depuis des années. Thémis. Qui aurait cru, un jour, que cette scène se déroulerait, que leurs lèvres se retrouveraient à nouveau ? Certainement pas lui. Il s'était juré de laisser la mère de sa fille en paix. Et aujourd'hui il l'embrassait avec fureur, attendant sans le désirer le moment où elle le repousserait pour de bon. Car ils n'avaient le droit de faire ce qu'ils faisaient. Thémis était mariée et lui si lointain de tout ce dont elle aurait pu rêver.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Dim 8 Jan - 20:10

Our secret, our daughterNos lèvres s’entremêlaient et je le sentais lâcher mon poignet, sa main quitta ma joue pour venir se poser délicatement sur mes hanches. Tout semblait différent de ce que j’avais pu vivre, tout semblait irréelle, j’allais me noyer dans l’absence de violence de ce que nous étions en train de faire. Je laissais petit à petit ma méfiance s’en aller, me laissant perdre pied seconde après seconde, m’abandonnant complètement à l’auror qui me tenait dans ses filets. Nous étions encore plus proches, alors que ses mains me rapprochaient doucement de lui, glissant sur ma peau, soulevant mon chemisier pour passer la barrière du tissu. Ma peau réagissait, frissonnant, les nerfs parfois se contractant sans douleur au passage des doigts du sorcier. Mes muscles se tendaient et se détendaient selon les zones, où les légères cicatrices qui pour parsemer mon dos.

Jamais je n’aurais cru pouvoir retomber dans les bras de cet homme, jamais je n’aurais pu encore succomber et m’offrir à lui. J’avais l’impression de faire un brusque pas en arrière, redécouvrant des choses oubliées, enterré avec ma jeunesse et mes espoirs. Ses lèvres quittèrent lentement les miennes, glissant dans mon coup où il pouvait sentir les battements frénétiques de mon cœur emprisonné par la peur et le passé. Des souvenirs de sensation, d’émotion, de désir que je n’avais plus ressentit depuis tellement d’année. J’en avais oublié le gout que pouvait avoir la tendresse d’un homme, les gestes calmes et maîtriser d’un homme tenant une femme contre lui. J’avais oublié tout ceci et je redécouvrais le monde, comme un phénix renaissant de ses cendres. Je me sentais petit à petit vivante. Tandis qu’il me murmurait les choses que je rêvais d’entendre. Que Filius allait mourir et que mon calvaire allait prendre fin.

Je ne pouvais lui répondre, je tentais de ne pas perdre pieds, de garder mon esprit un minimum ancré dans une réalité qui me paraissait bien trop lointaine. Mes mains quittèrent leur position ballante pour venir se glisser sur le torse de l’homme qui me faisait tout oublier. Mes doigts glissèrent vers sa gorge pour dénouer le nœud de sa cravate qui lui donnait cet air de sorcier respectable et haut placé. Ce soir ils n’avaient rien d’acceptable, l’adultère menait la danse. J’étais mariée et pour la première fois en dix-huit ans de mariage, je provoquais Filius en le trompant avec l’homme qui m’avait offert mon enfant, avec l’homme avec qui je le dupais depuis tant d’année. Les conséquences pouvaient être terribles mais j’allais ne guère y penser ce soir. Il était loin, à l’étranger et Azrael ne le laisserait jamais rentrer dans cet appartement.

Le tissu ne résista guère plus de quelques secondes avant que je ne le fasse glisser à nos pieds, puis doucement, je fis sauter les boutons de sa chemise un à un pendant que le sorcier parcourait sa peau avec ses doigts et ses lèvres. Mon cœur battait toujours un peu plus fort, ma peau frisonnait, mes muscles dansaient sous les doigts d’Azrael. Ce soir, je voulais oublié que j’étais Thémis Nott, je voulais être Thémis Greengrass.

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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Dim 8 Jan - 22:34

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Ils s'oubliaient, comme si rien n'était réel. Le monde auquel ils appartenaient disparaissait dans des souvenirs qui devenaient lentement réalité. Leurs peaux se frôlaient, leurs corps se redécouvraient alors qu'ils apprenaient à s'aimer à nouveau. Le coeur de l'ancien mangemort hurlait plus fort que jamais alors que son esprit lui ordonnait; dans une dernière mise en garde stupide de reculer, de s'éloigner de cette femme dangereuse qui prenait lentement une emprise sur sa vie, sur son monde, qui le faisait s'écrouler, qui redessinait de ses mains quelque chose qu'Azraël pensait impossible. Il aurait du fuir, la repousser, partir loin, très loin. Il ne pouvait se laisser aller à cette douceur qui s'infiltrait en lui, comme lorsqu'il était avec d'autre femmes. Oui, voilà ce qu'il devait se souffler. Thémis n'était qu'une femme, qu'une créature avec qui il ne devait pourtant fauter. Elle n'était pas différente des autres. Il ne devait pas oublier qu'elle était identique aux autres. Et pourtant il savait parfaitement que c'était la mère de son enfant, la femme à qui il aurait du promettre une éternité voilà ce qui lui semblait des siècles. pourquoi était-il aussi fou ? pourquoi se laissait-il aller à embrasser, à caresser et à bientôt coucher cette sorcière qu'il avait juré de ne plus jamais aimer ? Elle savait trop de choses sur lui. C'étaient tant de secrets qui s'étaient échappés de lèvres de l'ancien mangemort alors qu'ils étaient seuls, alors que l'alcool enivrait ses sens. C'étaient tant de détails qui lui offrait une faiblesse folle devant les réactions de Thémis. Elle aurait pu le compromettre en quelque secondes et lui se perdait sous ses caresses, se perdant dans leurs baisers passionnés.

C'était trop. Il se fit plus brusque alors que sa chemise s'ouvrait sur son torse. Azraël était loin de posséder les abdominaux dessinés des mannequins qui faisaient la une de magasin moldus. Seuls ses pectoraux étaient dessinés, reste de l'exercice physique que son travail lui demandait. Il ne laissa pas une seconde de plus ses lèvres sur la peau de Thémis et défit rapidement la chemise de la sorcière qui tomba au sol, rejoignant sa propre chemise et sa cravate. Ses mains se glissèrent sous le postérieur de la jeune femme alors qu'il la soulevait du sol, l'entrainant à croiser ses jambes autour de son buste. Il retrouva ses lèvres, pressé, envieux. Avec une fureur qui rendait fiévreux ses baisers.

Azraël connaissait le corps dans ses bras, se remémorant des souvenirs qui venaient danser derrière ses prunelles et qu'il aurait du oublier. Il la mena jusqu'à sa chambre et la coucha sur le lit avant de laisser ses lèvres descendre sur sa gorge puis son ventre plat alors que ses mains venaient défaire les attaches du pantalon de la sorcière. Le premier bouton sauta et il retourna aux lèvres de Thémis, l'embrassant avec fureur alors que ses mains continuaient leur chemin, se glissant sur sa poitrine, défaisant son soutient gorge. Leurs regards se croisèrent l'espace d'une seconde. Le noir et le vert ne s'affrontaient plus alors qu'ils s'enfermaient dans une nouvelle erreur qui leur couterait moins cher qu'autrefois.

Un rire s'échappa des lèvres du sorcier alors que le pantalon de Thémis refusait de glisser sur ses hanches. Il quitta ses lèvres pour voir correctement ce qu'il faisait alors que ses lèvres se tendaient sur un sourire en coin. Azraël n'avait plus rien à voir avec l'homme glacial qui dirigeait le bureau des aurors ou qui ronchonnait dans les grandes réunions des sangs purs. Il semblait plus jeune, plus heureux que jamais alors qu'il ôtait son pantalon à Thémis. Elle était devant lui, offerte comme au premier jour, les seins nus qu'il couvrit rapidement de baisers. Il avait envie d'elle et son corps ne laissait aucune place au doute. Il ne lui laissa pas plus de temps, embrassant à nouveau son corps jusqu'à lui ôter le dernier morceau de tissu qui couvrait son corps à demi nu et d'embrasser une autre partie de son intimité. Elle était à lui. pour cette nuit comme pour les jours à venir. Et jamais personne ne se mettrait en travers de son chemin. Jamais personne n'oserait plus, pas même sa conscience folle.

Il fini par ôter son pantalon de costume à son tour, suivit de près par ses sous vêtements. Il la pénétra avec douceur, comme l'homme qu'il n'était pas vraiment. Comme toujours lorsqu'il était avec une femme qu'il ne connaissait pas encore. Thémis était un mystère qu'il n'avait pas vraiment dévoilé, une fleur qui avait ouvert ses pétales pour la première fois à son corps voilà dix huit ans. Aujourd'hui, elle n'était plus la même et Azraël accéléra lentement ses coups de reins. Elle était sienne. Il le prouvait à chaque nouveau mouvement de ses hanches. Il la possédait tout en sentant leurs respirations s’accélérer. Faire l'amour, mêlé à ce goût d'interdit qu'était le mariage de Thémis le rendait fou de désir. Il avait envie de l'entendre, de la sentir plus encore autour de son membre. Il voulait la voir crier contre lui alors qu'il jouissait en elle. Il la voulait et à l'instant présent, il l'avait plus encore qu'il ne l'avait jamais eu. pour la deuxième fois, Thémis s'offrait à lui. pour la deuxième fois, il devenait prisonnier de son coeur. Il était faible. Trop faible. Mais il ne pouvait arrêter le train fou qu'il avait lancé.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Mar 10 Jan - 12:27

Our secret, our daughterLes frissons parcouraient ma peau à chaque petit mouvement qu’il faisait, redécouvrant des sensations oubliés. Je me perdais une nouvelle fois dans les bras de cet homme avec qui je n’aurais jamais dû être, que je n’aurais jamais du fréquenter. Je m’accrochais à lui comme une bouée, comme s’il pouvait me permettre de respirer une minute supplémentaire. Comme si ma vie en dépendait. Il était soudainement devenu le centre de mon monde trop petit. Il était celui que je venais de choisir pour faire entrer un peu de lumière dans mon quotidien si sombre. Lui l’ancien mangemort, l’auror surement le moins blanc de son bureau. Et il m’apportait ce que je n’avais pas, l’espoir et la lumière.

Ses mains me soulevèrent et mes jambes s’enroulèrent autour de ses hanches de façon naturelle, la suite ne fut qu’un enchaînement flou, m’abandonnant complètement à lui. Goutant à ce moment qui était interdit et qui était d’autant plus plaisant. Chacune de ses caresses me provoquaient frissons, chacun de ses baisers m’arrachaient un soupire. Le tissu, dernière barrière qui fallait franchir pour commettre cet interdit tomba rapidement malgré sa légère résistance. Mes mains se perdirent dans les cheveux bruns du sorcier. Mon dos se cambra lorsqu’il se glissa en moi. Chaque mouvement, chaque coup de rein, m’arrachait à ma réalité, m’emmenant vers des rivages bien trop lointains.

Le désir gonfla, et rapidement ensemble dans une harmonie parfaite mes ongles s’enfoncèrent dans sa peau tandis que dans ma tête raisonnaient le bonheur de la douceur dont il m’avait offert en une nuit ce que Filius n’avait pas pu m’offrir en dix-huit années de mariage. Mais dès demain, mon quotidien revenait, alors je profiterais de cette nuit. J’oublierais l’espace d’une nuit que j’étais mariée. Cette nuit, je serais juste Thémis. Sans aucun nom derrière pour venir me rappeler la bonne conduite à avoir. Je ne voulais laisser personne, me prendre ce moment qui me redonnerait un souffle de vie.

Mes doigts écartèrent une mèche de mes cheveux, coller contre mon front à cause de la fine pellicule de sueur causé par notre union. Je vins me caler contre le torse d’Azrael, pendant que je reprenais mon souffle. Tentant de revenir lentement sur terre bien que j’en avais pas vraiment envie. Jamais je n’aurais pensé que mon entrevu avec le sorcier se finirait ainsi. Je glissais mes doigts sur son bras, venant toucher la marque sombre inscrite sur son avant-bras. Cela ne me choquait pas, je le savais mais je ne l’avais jamais vu sur lui. Celle de Filius était semblable. Mais je n’en avais pas peur, cela ne me choquait pas, ne me surprenait pas.
« Merci…J’avais oublié ce que ça pouvait être, ressentir autre chose que la douleur. Me protégeras-tu de lui ? »

Je savais qu’Azrael pouvait dire des choses mais ne pas les tenir. Nombreuses étaient les femmes à qui il avait fait miroité milles et une merveille et n’en n’avait tenu aucune. Je ne voulais pas être de ces femmes-là. Je ne voulais pas être encore un de ses conquêtes d’un soir.

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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Mar 10 Jan - 14:39

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Les mains de Thémis sur sa peau étaient autant de caresser qu'il n'avait pas mérité. Il la sentait se blottir contre lui, comme un animal souffrant découvrant un nouveau monde étrange. Il aurait du la prendre dans ses bras, la rassurer mais il n'en faisait rien. Il se contentait de suivre les dessins que faisaient naitre ses doigts contre son derme. Elle toucha l'encre enfoncé dans sa peau depuis des années, ne s'arrêtant pourtant sur la marque des ténèbres qui en surprenait plus d'une. Certain folles avaient été jusqu'à lui confier qu'elle lui offrait un charme plus violent encore que ses yeux sombres et la colère qui grondait au plus profond de lui. pour Azraël, elle n'était qu'une marque, qu'une preuve de la faiblesse dont il avait fait preuve en rejoignant les rangs d'un homme qui avait été vaincu par un enfant, qui n'avait su lutter contre quelque chose d'aussi stupide que l'Amour, celui avec un grand A qui faisait tomber tous les hommes de pouvoirs. Les méchants n'aimaient pas dans les histoires. Il était peut-être un monstre à ne jamais laisser son coeur s'attacher, à ne jamais laisser le temps à une créature de poser sa marque sur un homme qui refusait d'être possédé. Il aimait. Mais d'une manière si différente de la norme qui se voulait seule et unique dogme. Il aimait sa soeur, il aimait ses neveux. Il aimait sa fille. Mais il n'aimait pas les femmes dans son lit, les femmes dans ses bras. Tout comme il se refusait d'aimer celle qui lui posait maintenant une question qu'il n'avait pas envie d'entendre.

La sauver. La protéger. En avait-il réellement envie ? Il s'en savait capable, de toute la puissance d'une magie qui roulait dans ses veines sans difficulté. Mais c'était contre Filius qu'elle lui demandait de l'aide. Contre un sang pur. C'était trahit un homme qu'il avait autrefois protégé contre des sorciers désireux de le faire tomber. C'était trahir un frère d'arme qu'il n'avait jamais porté dans son coeur. Il volait petit à petit la vie du Nott, s'accaparant sa femme et sa fille sans même le désirer.

Oui. Murmura-t-il, les yeux perdus dans le vide.

Leur sombre noirceur ne reflétait rien d'autre que la lumière du plafond. Azraël savait mentir mais il se demandait encore si aujourd'hui, dans la simplicité de sa réponse, il mentait.

Un soupir souleva la poitrine de l'ancien mangemort. Il avait envie qu'elle parte maintenant. Il n'avait pas envie de parler, pas envie de la voir. Juste de se retrouver seul face à sa conscience, à se gifler d'être aussi stupide. Thémis ne lui appartenait pas et tout ce qu'il avait ressentit n'était que mensonges. Il n'éprouvait rien pour cette femme aussi dangereuse qu'elle en était belle. Ne te ment pas. Tu sais parfaitement que ton coeur bat trop vite alors qu'elle est dans tes bras. Sa conscience le taraudait, lui donnant envie de frapper avec violence. Il n'avait pas le droit. Il ne voulait pas. Mais le destin s'imposait à lui sans qu'il ne puisse même choisir ce qu'il faisait. Thémis et lui avaient fait l'amour. Il n'aurait jamais du.

Le main libre de l'auror vient caresser la peau de la sorcière, frissonnante sous ses doigts. Il s'attarda sur les cicatrices alors que son coeur battait un peu plus vite. Elle ne pouvait que l'entendre ainsi couchée sur sa poitrine. Les marques sur la peau blanche de la jeune femme lui donnaient envie de hurler. Comme Filius osait ? Il avait eu une femme au sang si pur, une femme si belle. Et il la détruisait petit à petit, tuant à petit feu une femme qui avait autrefois été forte.

Il mérite de mourir pour ce qu'il te fait et ce qu'il a fait à Aisha. Il ne mérite pas de voir un nouveau jour se coucher. Crois moi Thémis, tu seras bientôt libre.

L'idée flottait dans l'esprit du sang pur. Il détruirait un homme puis un autre, accusant des hommes qui ne sauraient se défendre. Filius était un Nott et son nom était taché de sang. Filius serait un martyr parfait pour la cause, qu'importe que la baguette noir d'Azraël lance le sort qui lui ôterait la vie. Il ne le ferait pas pour Thémis. Il le ferait pour quelque chose de bien plus dangereux. Du moins c'est ce qu'il se forçait à croire.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Mar 10 Jan - 22:35

Our secret, our daughterCe oui résonnait étrangement à mes oreilles, je ne savais pas trop comme l’interpréter. J’étais encore si loin de la réalité, planant dans un nuage qui commençait à se dissiper. Petit à petit je revenais à la réalité, mais je ne réalisais pas vraiment ce qu’il venait de se passer. Pas encore. J’espérais ne pas atterrir de suite, que je puisse profiter un peu de ce moment, que mon enfer ne revienne pas au galop. Mon esprit ne réfléchissait pas comme à l’ordinaire, je ne pouvais me concentrer de façon précise et ordonné. Mes pensées étaient décousues, cherchant à se remettre un peu en ordre, cherchant à atterrir lentement loin des brumes de notre union.

Ses doigts me firent encore frissonner quand ils parcoururent ma peau opaline. Comment pouvais-je résister, me raisonner alors que mon corps réagissait au moindre de ses gestes, alors que tout mon corps me hurlait d’oublier l’homme violent qui me servait d’époux afin de rester avec l’auror. Serait-ce vraiment plus en sécurité ? Je l’ignorais, Azrael ne ferait pas ce que Filius m’avait fait, jamais il ne serait capable de faire une chose aussi horrible. Pour cela il était différent et j’aurais toujours plus de confiance en lui qu’en mon époux. Un constat bien affreux quand on m’avait appris à placer ma confiance, à l’homme à qui je devais mon allégeance. Mais je m’apercevais que je n’avais jamais réussi à placer ma confiance dans le creux des mains du Nott. Jamais je n’avais eu la moindre confiance. Et j’ignorais pourquoi je me sentais si en confiance au côté de l’ancien mangemort.

Ses mots sonnaient comme une promesse à mes oreilles, comme une délivrance avant l’heure. Pourtant tant que Filius n’était pas partie rejoindre ses ancêtres, rien n’était gagné. Et ma vie ne tenait toujours qu’à un maigre fil s’il apprenait, s’il découvrait mon secret, notre secret et désormais nos secrets. Je savais très bien que lorsqu’il rentrerait, je serais nerveuse et qu’il le sentirait. Je savais d’ores et déjà que je passerais un mauvais quart d’heure sans rien dire. Il serait suspicieux et il me demandera ce que j’avais fait, et ma voix tremblera lorsque je lui raconterais un tissu de mensonge et il ne sera pas dupe. Il saura mais il ne saura pas quoi.

Je me redressais légèrement, quittant la chaleur du corps du sorcier afin de pouvoir plus aisément discerner son visage et pour me perdre dans les ténèbres de son regard. Je m’accrochais à ce regard comme à une bouée. Je ne voulais tellement pas qu’il me laisse tomber maintenant, c’était à l’heure actuelle ma peur la plus grande. Il me promettait un rêve et la peur que cela s’effondre, qu’il s’en aille comme il avait fait dix-huit ans plus tôt, me terrifiait. Car je savais que cela pouvait se finir là mais dans ma naïveté, je me m’étais à espérer qu’il serait différent et que je pouvais compter sur lui, qu’il tiendrait parole, qu’il ne me laisserait pas repartir aussi facilement.
« Ne m’abandonne pas, je suis terrifiée Azrael parce qu’il pourrait se passer. J’ai peur pour Aisha, j’ai peur pour toi, j’ai peur pour moi. Je suis complètement perdue… »

J’avais terriblement peur, et la peur me paralysait totalement, me faisait perdre pieds. Je ne pouvais avoir de pensée clair et avoir la tête sur les épaules. Mon calme n’était plus, juste la peur, la panique qui affluaient de tous les côtés. J’avais besoin d’être rassuré, de sentir quelque chose de différent.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Mar 10 Jan - 23:38

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Il se perdait dans l’émeraude des yeux de Thémis comme il la sentait s'oublier dans ses iris. Ils étaient deux idiots perdus dans des souvenirs qui petit à petit reprenaient vie, qui venaient les hanter jusqu'aux actions qu'ils faisaient. pourquoi avaient-ils été assez fous pour se laisser emporter par la passion ? Il aurait du lui laisser le temps de réfléchir, la laisser lui dire non. Il avait pourtant tellement pré sentit la gifle qui aurait du venir rougir sa joue lorsqu'il l'avait embrassé. Mais non, Thémis l'avait surprit. Ils ne devaient pas faire ça. Ils avaient tout deux suffisamment de problème pour ne rajouter la case adultère avec une femme mariée. Azraël regrettait déjà les mots qui lui avaient échappé mais il n'était plus un idiot qui n'avait rien à perdre. Son monde était différent aujourd'hui. Les dix huit années qu'ils avaient mises entre eux avaient crées tant de choses que Thémis ne pouvait pas même imaginer dans le cœur de l'ancien mangemort.

Il voulait se perdre dans les pensées de la sorcière une nouvelle fois et pourtant ce qu'il y vit lui donna envie de faire marche arrière. Elle tenait déjà tant à lui, elle attendait déjà tant de lui. Jamais il n'avait sentit une telle demande. On l'avait laissé vivre une vie étrange jusqu'à aujourd'hui. On l'avait laissé en paix, faire son travail, lui demandant des résultats plus que tout autre chose. Thémis lui demandait plus. Elle en voulait plus et il ne pouvait se résoudre à lui offrir. Azraël voulait garder son coeur et sa liberté. Il refusait de tomber dans une monotonie qu'il avait toujours haït. Elle était mariée. Elle était lointaine. Il était hors de question qu'il se mette en danger pour elle. Et pourtant... la simple mention du prénom d'Aisha suffit à le faire revenir à l'instant présent. Il ne pouvait pas les abandonner. Thémis avait porté sa fille et dans les veines de cette dernière coulait le sang des Rosier. Aisha lui ressemblait tellement que seul un fou pouvait ignorer la vérité. Les sangs purs étaient aveugles. Enivrés par les mythes qu'ils mettaient devant eux, enivrés par leur bonne pensée aussi stupide qu'inutile. On ne gagne rien avec des idéaux. On ne gagne rien à sur estimer ses amis. On ne gagne rien à croire qu'on en possède. Le monde des sorciers était devenu un monde où seuls les solitaires pouvaient survivre. Azraël en était le plus bel exemple.

Laisse le temps agir Thémis. Bientôt tu n'auras plus rien à craindre.

Ses mots étaient des promesses folles qu'il ne pourrait tenir et pourtant, il voyait déjà le visage de Filius figé pour l'éternité. Il savait ce qu'il risquait à rester encore plus aux côtés de Thémis. Il savait ce que son nom risquait alors qu'il le bafouait avec une femme mariée. Les sangs purs étaient bouffis de principe. Il ne pourrait jamais réclamer sa paternité sur Aisha. pour toujours elle resterait la digne héritière des Nott alors qu'aucun goutte de ce sang ô combien maudit coulait dans ses veines. pour toujours Aisha serait une parfaite étrangère. Même après la mort de Filius qui se faisait de plus en plus réelle devant les yeux.

Il fini pourtant par se relever, quittant le calme de son lit pour la froideur de sa chambre. Jamais elle ne lui avait semblé si peu accueillante. Il enfila un pantalon de survêtement, gardant son torse nu. Azraël n'avait plus rien à voir avec l'homme que Thémis connaissait. Il ne pu s'empêcher de récupérer un nouveau verre et de s'en servir un. Le liquide ambré coula dans sa gorge, rassurant son coeur qui s'emballait bien trop. Il termina son verre sans même laisser à Thémis le temps de lui faire des reproches et lança, un sourire en coin sur les lèvres.

Sourit Thémis tu devrais être heureuse, regarde le corps que tu viens de t'offrir.


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MessageSujet: Re: [-18] Une parole qui glisse sur la peau | Thémis   Mer 11 Jan - 12:56

Our secret, our daughterLe temps, c’était une notion beaucoup trop dangereuse à mes yeux. Le temps, j’avais peur d’en manquer, peur de ce qui pourrait vraiment ce passer en si peu de temps. Filius n’était pas patient, pour lui le temps se résumait à ne pas perdre une précieuse seconde, une minute. Ce qu’il souhaitait, il obtenait. Je ne pouvais pas vraiment avoir le temps d’attendre, de patienter. Je ne savais pas combien de temps j’aurais avant que sa promesse soit mise à exécution. La prudence serait ma plus grande amie mais je savais que la nervosité viendrait obligatoirement s’ajouter dans l’équation. Et ce serait surement cela qui me trahirait, qui révélerait à Filius mon secret, mon crime. Si mes lèvres resteraient closes, mon comportement parlerait. Mon corps parlait malheureusement bien trop souvent à ma place et je ne pouvais lutter contre cela.

Je baissais les yeux, ne sachant que répondre. Je baissais les yeux, silencieuse comme soumise à l’homme qui me faisait face. J’avais aussi se comportement avec mon époux. Baissant les yeux à ses mots, à ses ordres comme la bonne épouse que j’étais. J’étais trop faible pour lutter contre eux, je n’étais rien, juste une femme sans force, une femme faible qui se laissait avoir par des hommes manipulateur, plus fort, des hommes ambitieux, des hommes de pouvoir.

Je le laissais se lever, et je me laissais retomber sur le dos, laissant mes yeux vert fixé le blanc du plafond tandis que j’entendis le chant cristallin du verre et de l’alcool se glissant dans les entrailles du sorcier. J’avais envie de soupirer mais je n’avais pas la force de lutter contre ce vice. De toute façon, je pouvais rien dire, il était adulte, responsable, il faisait ce qu’il souhaitait de sa vie. Je n’étais rien, juste une amante ce soir. Et peut-être que demain, je ne serais plus qu’un vague souvenir. Je n’en savais rien, j’espérais que je ne serais pas ce coup d’un soir juste pour son propre plaisir.

Sa remarque me laissa sans voix, je tournais la tête surprise par ses propos, en réalité j’étais plus choqué, que surprise. La colère, la tristesse s’emparèrent de mon corps. La douleur revint petit à petit, la douleur morale, la douleur de sentir une sorte de rejet face à l’égo de l’auror. Je lui tournais le dos, ravalant mes larmes, j’attrapais ma chemise et je me rhabillais en quatrième vitesse, cachant ma peau marqué par les cicatrices, cachant mes formes aux yeux sombres de l’auror. Il était trop soudainement redevenu l’auror pourri qu’il était, l’ancien mangemort, l’homme sans foi ni loi.
« Tu sais Azrael, Filius a le même corps, tu n’as rien d’exceptionnel. Tu n’as juste pas le cran de me faire du mal et ce sera le seul point qui pourra m’arracher un sourire. Bonne soirée. »

Sur mes mots acides qui avaient été bien dure à prononcer que je ne l’aurais voulu, je lui tournais le dos, laissant les larmes couler sur mes jours et je quittais précipitamment son appartement, transplantant jusqu’au manoir où je me rendis bien vite dans la salle de bain, où je fermais la porte à clé pour me laisser glisser contre la porte, laissant les larmes de douleur couler librement sur mes jours, me laissant aller à une faiblesse interdite.


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Lost in the darkness

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