Partagez | 
 

 Chasing butterflies ♠ Rosabelle

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   Mer 4 Jan - 13:17

Theme

Chasing butterflies
[Rosabelle / Joshua]
U

n oreiller vint de m'arriver en pleine tronche, achevant finalement de me réveiller. Grommelant, je me relève en prenant appui sur mes avant-bras. Je me suis effondré sur le canapé hier soir, après avoir voulu me refaire l'intégrale du Seigneur des Anneaux. En pleine semaine… Quelque chose a du foirer à ma naissance dans mon cerveau. J'attrape le coussin et le renvoie à son expéditeur… Mais au lieu de s'écraser sur ma jumelle, il ne rencontre que la porte d'entrée, que Blair a eu le temps de refermer derrière elle. Ok. Je suis en retard…

J'enfile paresseusement des chaussettes et un jean, attrape un T-shirt aléatoire sur la pile (Sauvez un bambou, mangez un panda, bonjour la crédibilité) qui restera heureusement caché sous la robe de sorcier noire d'usage. D'ordinaire, je prend le métro. Là… Si je ne veux pas me prendre un savon de mon supérieur, il va falloir que j'utilise la poudre de cheminette. Une grimace s'étire sur ma face à cette pensée. Je hais ce moyen de transport.  Presque autant que le transplanage. J'emballe en vitesse une part de brioche dans un sac plastique pour la protéger de la suie et lance une poignée de poudre dans la cheminée.

Et c'est en arrivant à mon bureau que je sens que ce vendredi va réellement être pourri. Depuis le début de la semaine, on a miss blonde dans les pattes. Je l'ai évitée pendant quatre jours. Là… Ca risque d'être compliqué. Je parcours le bureau d'un air désespéré… Et me rappelle que Lyzzie et Gontran ont posés leur journée pour avoir un weekend prolongé pour fêter leur anniversaire de mariage. Trois ou quatre autres sont partis au séminaire de formation qu'on nous avait proposé et que, dans ma bonne humeur légendaire, j'avais refusé. Si j'avais sut…

Et à part la personne qui s'occupe d'archiver tous les rapports d'intervention, je crois bien que miss blonde a déjà observé le travail des autres. J'imagine qu'on lui a fourni un emploi du temps pour sa semaine. De toute manière ce n'est pas mon problème. Sans un mot, je me dirige vers mon bureau, y dépose ma brioche emballée et m'assoit lourdement sur mon fauteuil. J'étale rapidement les quelques feuilles posées devant moi et soupire d'ennui… Vivement le weekend.


Dernière édition par Joshua Cromwell le Sam 7 Jan - 18:03, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   Mer 4 Jan - 16:02

「 Rosabelle n'était pas naïve au point de croire qu'elle pouvait être aimée de tous」

Joshua & Rosabelle
« _ Tu as l'air un peu pâle, tu es certaine que tout va bien ? »

Le regard clair d'Ingrid Greengrass se posa sur le visage un peu contrit de son unique enfant. Rosabelle n'avait pas vraiment relevé jugeant que ce serai une discussion longue et totalement stérile et avait seulement  placé toute sa concentration sur le contenu de sa tasse de thé. De toutes façon qui avait eût l'idée de mettre ce genre d'épices dans un thé ? Elle détestait le goût de la réglisse qui ressortait de celui-ci. Par soucis d'éviter un incident diplomatique de bon matin elle avait quand même jugé bon de l'avaler d'une traite. Il était encore tôt et pourtant , à part les deux elfes de maison et la cracmole qui travaillait là à temps plein, elles semblaient seules dans la demeure.

« _ Père est déjà parti ? Il disait qu'il m'attendrai ce matin, parce que j'avais quelque chose à lui dire. 
  _ Benjamin, son secrétaire à passé un coup de cheminette plus tôt dans la matinée, il y à eût une urgence. Il  à dit qu'il te verrai à la pause déjeuner si vous aviez du temps. Je vais y aller aussi. Passe une bonne journée, fait attention à toi.
 _ Je ne suis plus une écolière, Maman. Je te vois ce soir. »

Ponctuant sa salutation par une caresse sur les cheveux longs de la plus jeune Ingrid s'était levée et avait disparu dans les profondeurs de la maison.  Sans grand enthousiasme , Rosabelle Greengrass avait achevé son petit déjeuné dans une maison désespérément vide. Ce n'était pas tant qu'elle n'aimait pas le travail qu'elle effectuait dans le cadre de ses études lui déplaisait – au contraire – mais plutôt la perspective de se retrouvée coincée presque seule dans un bureau avec le seul membre de l'équipe d'oubliator, qu'elle suivait à titre de réflexion, qui n'avait manifesté d'aucune sympathie à son égard. Rosabelle n'était pas naïve au point de croire qu'elle pouvait être aimée de tous et pas assez stupide et pleine de bon sentiments pour seulement le désirer, cela dit, elle se considérait comme une créature sociale et elle avait besoin d'échanger avec son entourage.  Cependant la petite sorcière n'était pas absolument persuadée que son collègue temporaire était du genre à deviser gaiement avec une étrangère peu désirable qui semblait mener un travail assez proche de « l'Inspection des travaux fini ».

La journée s'annonçait définitivement longue et probablement terriblement silencieuse , chose qui avait le don de l'angoisser de façon tout à fait déraisonnable , en lui permettant de réfléchir à toutes sortes de choses qu'elle s'interdisait généralement d'aborder dans ses introspections.  Elle s'était drapée d'une robe de sorcière    en cashmere d'un gris poudré  et elle avait finalement transplané  jusqu'au point de transplanage du ministère. Elle était restée dans le hall quelques secondes pour saluer des membres de l'équipe juridique dirigée par son père qui faisaient preuve d'une connivence de mise avec elle depuis son arrivée au ministère. Certainement qu'il y avait à gagner à être l'ami de la fille du patron. Une théorie qui aurait certainement fait ses preuves avec plus de succès s'il le juges Charles Greengrass n'avait pas été aussi frileux, voir totalement opposé au choix de carrière de sa fille unique. Il n'aurait certainement pas apprécié qu'on l'encourage sur la voix politique alors qu'il jugeait lui même cette carrière trop violente et difficile pour son enfant.

Se résignant à ne pas voir son père avant la fin de la journée, la jeune femme s'était dirigée vers l'assesseur pour gagner le bureau des oubliators et se laisser tomber sur des chaises qui meublait l'espace occupé par l'équipe qu'elle suivait.   Elle était un peu en avance alors d'un air distrait elle avait commencé à jeter un regard aux notes qu'elle avait pris depuis son arrivée dans le service, quatre jours plus tôt. Sept minutes et trente-neuf secondes plus tard, Joshua Cromwell avait son apparition dans le bureau. Taciturne comme à ce qui semblait être son habitude , sans un mot , il avait rejoint son objectif et s'était installé à son bureau.  Seul un  de ses soupirs avait déchiré le silence écrasant dans lequel ils s'étaient enfermés. Résignée , la sorcière s'était levée et avait fait les quelques pas qui la séparaient du bureau de l'Oubliator.  Elle n'avait même pas pris la peine de sourire ( après tout il ne prenait pas la peine de s'encombrer de politesse).

« _Ne m'excusez pas, mais j'aimerai réquisitionner votre attention pour un instant. Je suis Rosabelle. Je suppose que vous le savez déjà parce que je me suis présentée en début de semaine, cependant je n'ai pas l'absolue certitude que vous écoutiez réellement à ce moment. » elle avait commencé, d'un ton neutre.

Elle n'aimait pas les abus de politesse, elle avait été élevée dans l'optique que la politesse bien ordonnée venait du cœur, quand elle était forcée elle était vulgaire et dissimulait généralement des intentions peu louables. Croisant les bras sur sa poitrine elle avait observé un moment de silence pour scruter l'homme qui lui faisait face, il avait des traits relativement juvéniles pour un homme de son âge. Sans pudeur elle l'avait fixé un instant sans rien ajouter mais avait repris le fil de la conversation.

« _J'ai des questions à vous poser dans le cadre des entretiens que j'ai mené toute la semaine, alors si il n'y à rien de prévu pour l'instant, j'aimerai que nous procédions.  Et puis je ne supporte pas le silence de toutes façon. Il y à beaucoup de rapports à écrire ? »
Les Oubliators
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   Mer 4 Jan - 18:18

Theme

Chasing butterflies
[Rosabelle / Joshua]
Q

uelle était la probabilité qu'elle vienne m'embêter moi ? Et celle qu'elle choisisse le pauvre bougre qui archivait les dossiers ? Si on prenait en compte le fait qu'il était plus sympa que moi, qu'il souriait la plupart du temps additionné au fait qu'il… Tous ses calculs de probabilité s'effondrèrent lorsque Miss Blonde leva ses petites fesses de la chaise où elle attendait jusqu'alors et fit deux trois pas décidés vers mon bureau. Par la Barbe de Merlin, je savait que j'aurais dû arriver en retard. Si elle avait dû poireauter de longues minutes, sans doute aurait-elle trouver de quoi s'occuper avant que je débarque au bureau…

- Ne m'excusez pas, mais j'aimerai réquisitionner votre attention pour un instant. Je suis Rosabelle. Je suppose que vous le savez déjà parce que je me suis présentée en début de semaine, cependant je n'ai pas l'absolue certitude que vous écoutiez réellement à ce moment.

J'hochait pensivement la tête à ses paroles sans trop vraiment écouter. Elle avait un discours tellement maniéré que j'avais l'impression de me retrouver devant un vieux film des années 60. Car la seule chose qu'elle arrivait à réquisitionner pour le moment, c'était une envie sournoise de me moquer d'elle. Et lorsqu'elle mentionna le fait que, potentiellement, je n'écoutais pas en début de semaine, un léger ricanement força le barrage de mes lèvres. Effectivement, Miss Blonde ne pouvait voir plus juste. Si en plus il fallait que je retienne le nom de toutes les personnes qui passaient la porte du bureau…

Lâchant les papiers des yeux, je plantais mon regard vers elle. Bras croisés, la demoiselle me fixait en silence. Rooh. Allons bon. Elle l'avait mal pris ? J'avais blessé son ego ? Si c'était le cas, on était mal partis, et la journée allait être longue.

Je n'avais pas de tabouret à lui proposer. Tout simplement car j'avais mis un point d'honneur lors de mon embauche à virer dans un autre bureau la chaise confortable que mon prédécesseur utilisait pour accueillir les visiteurs. C'est bien plus pratique ainsi. Les gens restaient moins longtemps en général. Si elle voulait de quoi s'asseoir, Miss Blonde n'avait qu'à tirer la chaise sur laquelle elle avait patienté jusqu'ici. A la réflexion, peut être que je devrait remettre une chaise près du bureau. Une sorte de tabouret, sans dossier, le moins confortable que je puisse trouver. C'était une idée intéressante.


- J'ai des questions à vous poser dans le cadre des entretiens que j'ai mené toute la semaine, alors si il n'y a rien de prévu pour l'instant, j'aimerai que nous procédions.  Et puis je ne supporte pas le silence de toute façon. Il y a beaucoup de rapports à écrire ?

- Sais pas. Sans doute quelques uns.

Sûrement même, vu que mes adorables collègues s'étaient fait la malle. Rien que la pile de papiers qui trônait sur le bureau de Lyzzie me donnait envie de me pendre. Sans lui prêter davantage d'attention, mes doigts s'emparèrent du sac de plastique blanc et tripatouillèrent le nœud un moment avant de l'ouvrir et d'en sortir la brioche. Bah quoi ? C'est que je n'avais pas encore déjeuner moi hein. Pis vous savez ce qu'on dit. Le petit déjeuner, le repas le plus important de la journée ! Ils feraient quoi si je tombais dans les pommes à 10 heures hein ? Ils appelleraient Ste Mangouste ? Un rapide sourire de circonstance s'afficha sur mes lèvres avant que je ne tourne la tête vers la miss.

- Dis, ça te dérangerai d'aller chercher deux tasses de café ? Et puis je me rappela rapidement pourquoi elle se trouvait là. Mais ne t'en fais pas, je n'oublie pas tes questions hein. Je piaffe littéralement d'impatience, me sentis-je obligé d'ajouter, un brin ironique.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   Mer 4 Jan - 19:42

「 Elle trouvait une certaine satisfaction dans la représentation mentale de ce qu'elle pourrait lui faire」

Joshua & Rosabelle
En vérité, ce qu'elle ne supportait pas dans cette situation c'était encore la façon qu'avait Joshua Cromwell de lui faire comprendre qu'elle ne possédait aucune sorte d'importance que ce soit dans son plan de l'existence. Qu'elle le déplore ou non, le fait restant que ce n'était pas une attitude donc elle avait l'habitude. Les gens ne restaient jamais  à ce point distant à son propos.  Que ce soit par intérêt ou par pure colère. Les gens ne restaient pas neutres, jamais. Pas assez régulièrement pour qu'elle juge bon de s'en souvenir et c'était quelque chose qui était rassurant. Malgré qu'elle avait passé la moitié de sa vie à se plaindre du fait que les gens la regardaient seulement en temps que « Fille chérie du Juge Greengrass » ou – pire –   en temps «  Fille des Greengrass ».  Le fait de ne pas exister en temps qu'individu aux yeux des autres la minait au plus haut point mais , au moins : elle existait. D'une façon ou d'une autre elle avait une importance.  Un statut que cet homme refusait de lui concéder. Ça aurait pu être un drame, mais en réalité ça l’irritait plus qu'autre chose. Elle avait pincé les lèvres avec une espèce de moue hautaine et à la limite du franc dégoût mais avait gardé une contenance certaine.  Étant donné qu'il semblait tenter de faire de même.

Son manque d'intérêt pour elle, comme pour ce qu'elle pouvait raconter faisait brûler son sang sous sa peau et elle était certaine que ça allait même finir par être  visible si elle ne se maîtrisait pas. Non que ce soit un exercice facile pour elle. Elle n'avait jamais été contrainte à rien. Elle avait penser qu'entrer dans les études supérieure et la vie active allait la pousser à faire preuve de plus de retenue mais dans la pratique les gens semblaient surtout préoccupés par leur comportement à eux , de façons à ne surtout jamais la bouleverser ou la contrarier.  Comme chez elle, au final.  C'était une chance qu'elle ne soit pas capricieuse par nature, autrement elle avait la sensation que sa vie aurait pris une toute autre mesure et des pires.  Il répondait sans réel entrain, visiblement occupé à dénouer un sac en plastique  et le bruit que cela faisait rongeait encore d'avantage le mince fil de sa patience et elle dus serrer les dents pour ne pas saisir sa baguette et faire disparaître ce maudit emballage.  « sait pas. » disait-il. Allait-il réellement se mettre à manger ?  

Il balaya tout ses doutes la seconde qui suivit avec seulement quelques fichus mots. Elle les lui aurait fait ravaler si elle s'était écoutée et trouvait une certaine satisfaction dans la représentation mentale de ce qu'elle pourrait faire pour lui faire regretter son comportement à son endroit. Cette provocation, en fait. Parce que s'en était une, n'est-ce pas ? De la solution la plus élaborée à la moins adulte et la plus lâche. Elle savait qu'elle n'aurait recours à aucune d'entre elles cependant.

« _Eh bien en fait, oui. Beaucoup. Et c'est d'ailleurs, pourquoi je ne vais pas le faire. Je ne crois pas que ce soit dans mes attributions, si vous voulez un café : allez le chercher vous-même. »

Rosabelle avait répondu avec un sourire glacial, ses yeux pâles s'étaient chargés d'un mépris manifeste et elle le scruta d'autant plus.  Replaçant avec dédains une mèche de cheveux blond derrière son oreille droite, elle plissa le nez avec mécontentement. A croire qu'il avait véritablement décidé de lui donner un ulcère.

« _Autre chose, je ne pense pas que nous soyons dans une relation ou le tutoiement est de mise. J'aimerai que vous vous en dispensiez dans la mesure du possible. »

Elle avait terminé avec un air passablement fatigué. D'ailleurs c'était ce qu'il lui inspirait : une profonde et irrémissible fatigue morale et intellectuelle. La jeune femme baissa son regard pour consulter sa montre et à contre cœur, elle prononça quelques phrases qui semblèrent lui écorcher la bouche.

« _ Si je vous laisse une dizaine de minutes pour finir ce que , de toute évidence, vous n'avez pas jugé bon de faire à votre domicile, est-ce qu'on pourra passer à ce qui nous intéresse véritablement ? »

Elle s'était permit un sourire satisfait, presque narquois en fait alors qu'elle dardait un regard peu amène sur la brioche qu'il avait finalement sorti de sa poche de plastique. Elle fit claquer sa langue contre son palais et détourna son regard pour le fixer sur ses ongles, grattant celui de son pouce avec celui de son indexe.
Les Oubliators
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   Mer 4 Jan - 23:22

Theme

Chasing butterflies
[Rosabelle / Joshua]
O

h, je m'attendais à ce qu'elle réagisse, oui. Je n'ai aucun moyen de connaître les détails de l'éducation qu'elle avait reçue mais demander ce genre de service à un stagiaire ou à une femme, chez les Moldus, ça passe généralement mal. Alors à UNE stagiaire, c'était sûrement une jolie catastrophe qui s'annonçait. Je n'aurais su dire si c'était le ton que j'avais employé, le fait que je lui demande un service ou si c'était le cliché du stagiaire-café, mais en tout cas, ça n'avait pas manqué. Allait-elle s'indigner mais s'exécuter quand même ? Partir vers d'autres lieux en me traitant de goujat (et ne jamais revenir, siouplait siouplait) ? Piquer une colère d'enfant ? Et si mon cerveau était fertile en hypothèses, ce ne fut malheureusement pour aucune de mes suggestions que Miss Blonde opta.

De la répugnance envers ma petite personne passa sur ses traits. Comme si j'étais une sorte de ver de terre gigotant et particulièrement ignoble dont elle avait la charge de s'occuper. Une sorte de corvée à laquelle elle ne pouvait de soustraire. Et bien qu'elle se rassure, la corvée était largement partagée.

- Eh bien en fait, oui. Beaucoup. Et c'est d'ailleurs, pourquoi je ne vais pas le faire. Je ne crois pas que ce soit dans mes attributions, si vous voulez un café : allez le chercher vous-même.

Ni une, ni deux, je sautais sur l'occasion. Claquant des doigts, je gardais l'index en l'air tel Archimède dans son bain, comme si une idée absolument géniale venait de traverser mon cerveau atrophié. Ami lecteur, ne vous y trompez pas. Tout, absolument tout a été planifié pour que, quelque soit le chemin emprunté, le résultat final soit moi-même une tasse de café à la main.

- Exactement ! Enfin une idée intéressante!

Un compliment qui n'en était pas véritablement un. Et pourtant, c'était de très loin la chose la plus captivante qu'elle venait de dire de la matinée. Du moins à mes oreilles. Et lorsqu'elle releva l'usage du tutoiement en exigeant que je la vouvoie, je ne put m'empêcher de lever rapidement les yeux au ciel. Pourquoi faire simple lorsque l'on peux faire compliquer… Surtout que, bon, ne nous mentons pas, on peux tout à fait manquer de politesse envers quelqu'un tout en le vouvoyant… Et le respecter en le tutoyant. Bien que, dans un cas ou dans l'autre, je pense que j'aurais du mal à m'empêcher d'être un brin sarcastique avec la demoiselle… Demoiselle à laquelle je collais mentalement l'étiquette de Princesse.

- Si je vous laisse une dizaine de minutes pour finir ce que , de toute évidence, vous n'avez pas jugé bon de faire à votre domicile, est-ce qu'on pourra passer à ce qui nous intéresse véritablement ?

- Ca dépend si le café est chaud ou très chaud, déclarais-je en faisant mine de réfléchir très sérieusement à la question, allant même jusqu'à me gratter le menton. Cela dit Mademoiselle, je me dois de vous rappeler qu'il n'est pas dans vos attributions de gérer mon emploi du temps non plus, soyons clairs.

Un large sourire narquois se placarda sur mon visage alors que je fixai mes prunelles dans les siennes. Qu'elle soit fille de machin, première de sa promotion ou quoique ce soit d'autre n'y changerait rien. Ses manies de donner des ordres dissimulés sous un faux semblant de politesse commençait à m'agacer sérieusement. Je n'avais pas l'habitude de tenir des conversations longues, et je sentais que celle-ci s'annonçait plutôt ardue. La politique, les grands discours, la bienséance et tous ses trucs là, c'était peut être son lot quotidien et elle en avait l'expérience donnée par l'habitude, mais à part les disputes argumentées avec Blair, je n'avais pas grand historique à mon actif…

Mes doigts se refermèrent sur l'anse de ma tasse et, emportant également ma fameuse brioche, je lui tournais le dos sans la moindre invitation à me suivre pour prendre le chemin de la salle café. Dès qu'elle disparut de mon champ de vision, je laissais sans regret mon sourire un peu faux fondre comme neige au soleil.
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   Jeu 5 Jan - 18:28

「 Elle l'aurait presque menacé ouvertement de l'ébouillanter avec sa boisson」

Joshua & Rosabelle
Une idée intéressante.
Si son sourire s'agrandit légèrement c'était seulement dans l'optique de ne pas le figer dans une grimace de colère qui n'aurait pas manqué de l'ancrer une fois de plus dans l'image générale que les autres avait-elle : une enfant.  Elle supposait qu'elle l'était encore aux vues de son jeune âge mais quelques fois elle se prenait à envier son amie Pria qu'on regardait comme une adulte responsable alors qu'il était évident qu'elle était bien moins qu'à son tour. En vérité elle ne savait pas bien ce qu'elle avait fait pour être traitée de cette manière, il lui semblait que les règles sur la vie des jeunes filles avaient plutôt bien évoluer de manière générale et ses propres parents étaient totalement pour l'émancipation des sexes, des femmes. Sauf d'elle.  En vérité c'était bien simple quand il s'agissait d'elle , il semblait que le monde entier faisait un retour subit aux préceptes des années quarante. Elle aurait bien essayé de s'en plaindre mais il lui semblait que ç'aurait été fort malvenu quand elle pensait aux épreuves que beaucoup de personnes devaient traverser alors qu'on s'échinait à lui éviter le moindre tracas.  Comportement qui ne lui permettait pas de faire face à un simple refus comme celui là. Il y avait des failles terrible dans son éducation et elle ne se serai pas permit d'en douter alors qu'elle en faisait les frais – a de rares et petites occasions qui ne tarderaient sans doutes pas à devenir plus importantes et violentes a mesure que les années passaient.

Si elle avait été plus libre de penser par elle même ou moins entêtée à se voiler les yeux (car elle le faisait d'une certaine manière) elle aurait sans doutes remarqué que c'était la raison principale qui poussait ses parents à refuser qu'elle entre dans la vie active. Qu'ils tentaient très certainement de lui trouver un mari dont l'influence et la richesse la préviendrai de toute difficulté future sans qu'elle ne soit forcée de travailler. Un ascendant politique et sociétal suffisant pour que son entourage continue de la traiter comme une princesse délicate et fragile qu'il ne fallait exposer à rien de même légèrement soumit à la controverse.  Une tâche qui n'était pas des plus simples surtout quand on savait qu'ils avaient aussi pour objectif de conserver autant que possible la douce ingénuité de leur fille. Il n'était pas question de la marier dans une famille qui l'exposerai à quelque forme de violence que ce soit, par exemple.

Le fait que Joshua devise sur la température de son café , serra quelque chose qu'elle ne connaissait même pas dans sa gorge et attisa une partie de sa conscience dont elle aurait préféré ignorer l'existence.  Défroissant le tissu de sa robe de sorcière elle avait ajouté d'un ton horriblement narquois :

« _ Prenez garde à ce qu'il ne soit pas trop chaud. Il sera dommage de brûler votre langue acérée, c'est la seule partie de vous dont j'espère tirer quelque chose. »

Elle l'aurait presque menacé ouvertement de l'ébouillanter avec sa boisson si elle s’était écoutée mais elle n'était pas certaine que c'était un bon moyen de parvenir à ses fins. Elle pensait bien que entrer en conflit avec cet homme ne lui apporterai rien de bon , ni dans son travail, ni dans sa vie personnelle. Elle n'était pas préparée pour faire face aux conflits. Elle n'était jamais en conflit avec personne. Trop rarement, rien que son père ne puis régler à sa place. Ou sa mère. Ou Pria.  Mais elle ne pouvait pas demander à l'un d'entre eux d'intervenir.  Parce que ce serai apporter la preuve qu'elle n'était effectivement pas capable de s'adapter à ce que les autres autour d'elle appelaient « le vrai monde ». Quelque soit la différence entre ce dernier et celui dans lequel la plupart des gens pensaient qu'elle vivait.  Est-ce qu'il y avait effectivement autant de différence entre ces derniers ? Elle ne se le figurait pas. Quand à la façon dont elle avait de manager naturellement la vie des autres ( personne ne s'était jamais plaint qu'elle le fasse) elle resta perplexe. Amère en fait et elle avait rétorqué avec plus d'acidité qu'elle ne le voulait :

« _ Vous pensez bien que je m'en passerai, mais vous n'avez pas l'air d'être décidé à le faire vous-même. Par ailleurs et puisque vous voulez que nous soyons clairs : je ne pense pas prendre un grand risque en affirmant qu'on ne me tiendra pas rigueur de l'avoir fait. »

Certainement que non.
Pas qu'elle aurait du mais de ça aussi, elle tirait une satisfaction déplacée et totalement envahie par un sentiment plus vague de colère mesurée.  Cette attention a son endroit, totalement démesurée qui venait de parfaits inconnus – ou peu s'en fallait – était totalement malsain. Mais de cela non plus elle n'osait pas se plaindre.  Parce que c'était malvenu de le faire , n'est-ce pas ?  Parce qu'elle avait de la chance. Elle ne savait pas définir à quel sujet ( parce qu'elle percevait sa vie comme quelque chose de relativement normal) mais on le lui répétait tellement régulièrement  (avec envie, mépris et toutes sortes d'émotions qu'elle n'identifiait pas vraiment) qu'elle avait fini par le croire.  Joshua s'était levé et elle avait laissé ce dernier quitter le bureau avant de se décider à le suivre ou qu'il se rende.  Lui laissant un peu d'avance , elle fixait son dos, avançant silencieusement vers la salle de repos du service.

Elle avait vaguement répondu au salut enchanteur du membre d'une autre équipe mais elle avait gardé son objectif en vue. Il n'était pas vraiment question de perdre la moindre seconde superflue dans cette histoire. Elle ne doutait pas du fait qu'il était certainement capable de devenir subitement sociable dans le seul but de l'irriter d'avantage. Ce genre de jeux avaient l'air de l'amuser. Pas qu'elle puisse lui en vouloir, il n'était pas le seul a avoir ce genre d'occupation.

« _Vous pratiquez le métier d'oubliator depuis combien de temps ? Qu'est-ce qui vous à poussé à le choisir? »

La salle n'était pas vide, fuir lui serai sans doutes plus compliqué , autant mettre l'opportunité à profit.

« _ Je pense que je peux vous aider à rédiger certains des rapports, si cela vous fait gagner du temps. »

Elle avait ajouté avec un sourire atrocement doux, de manière à ce que tous les membres du service soient totalement assuré de sa bonne foi et de la grande coopération dont elle faisait preuve.  Après réflexion elle pensa que le regard des autres n'était certainement quelque chose d'important pour Joshua Cromwell.

Elle plissa le nez.
Encore.
Les Oubliators
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   Jeu 5 Jan - 21:48

Theme

Chasing butterflies
[Rosabelle / Joshua]
L

a seule partie ? Diantre. Moi qui pensais être un minimum bien fait de ma personne… Cruelle désillusion. Je pourrais lui dire tellement de choses. Que je ne fait pas dans la petite enfance. Que de toute manière, les sorcières ne m'intéressent pas. Ca, ça pourrait être comique. Parce que d'une, elle pourrait croire que ce sont les sorciers qui m'intéressent. Et que de deux, je suis persuadé que dans ses critères à elle, la demoiselle doit être au sommet de l'échelle des attentes du sorcier commun. Ou dans un autre registre que j'ai un diplôme en testage de température de café et qu'elle ne doit pas s'inquiéter pour ma santé. Mais j'ai trop parlé pour ne rien dire. Et à part la faire gonfler ses joues de frustration et de colère, je ne vois pas trop où ça me mènerait. Je crois bien qu'à la fin de la journée, elle aura réussi à me faire tourner chèvre…

Je me remémore ses paroles alors que je quitte mon bureau et arpente le couloir menant à la salle de repos. Si elle continue sur ce chemin, elle risque de se faire pas mal d'ennemis. Oh, pas que les employés du Ministère se tournent les pouces à longueur de journée. Mais si Miss Blonde marche sur les plate-bandes des autres, certains risquent de s'en agacer. A cause de leurs égos ou de leurs espoirs de promotions qu'elle mettra alors en danger. Le bruit e ses pas derrière moi m'indique qu'elle m'a suivi. Donc elle voulait bien un café, et avait juste la flemme de bouger ses petites fesses pour nous deux. La garce.

- Je n'en serais pas si sûr si j'étais vous. Parfois, il vaut mieux rester à sa place. Mon ton est un brin mordant, mais à mes yeux, mon conseil reste quand même juste.

Et sur ce, je pousse la porte et entre dans mon havre de paix, mon refuge caféiné. L'avantage du troisième étage, c'est que les gens qui travaillent ici ne sont pas totalement déconnectés du vrai monde. Si jamais vous lancer le mot ordinateur dans le couloir, il y aura bien moins de monde à se retourner pour vous regarder comme un alien. Je ne dirais pas que je les apprécie. Parce que, forcément, ça dépend des personnes. Et que mine de rien, je sais très bien que je ne suis pas quelqu'un de très sociable. Mais disons que c'est plus simple dans ce département que dans les autres pour moi. Bien que j'ai initialement postulé au département des Mystères, je crois bien que je l'aurais regretté si j'avais été pris…

Bon, je ne me fait pas d'illusions non plus, je sais que je ne suis peu de personnes m'apprécient vraiment. Le chef du bureau ne manque d'ailleurs pas d'occasion pour me rappeler à quel point je lui cause des soucis. Je termine de remplir ma tasse Dark Vador et me dirige vers une table haute pour la poser le temps qu'elle refroidisse. Si le café n'est pas brûlant comme semblait l'espérer la demoiselle, il en reste néanmoins assez chaud pour que j'évite le contact avec la tasse.


- Vous pratiquez le métier d'oubliator depuis combien de temps ? Qu'est-ce qui vous à poussé à le choisir?


Je manque de m'étouffer avec un bout de brioche alors qu'elle vient de m'agresser avec ses questions, minaudant à qui mieux mieux avec un air angélique affiché sur le visage. Elle me cherche ? Le regard interrogateur et agacé que je lui lance ne dure pas longtemps. Si elle veut jouer à ça, je ne vais pas demeurer en reste. Du coude, j'asticote un collègue dont je ne me rappelle même pas le nom et, digne d'un gros lourdingue de service, j'ignore la blonde et sa question le temps d'adresser au trentenaire quelques mots en gloussant.

- Je la fascine tellement qu'elle ne peut pas s'empêcher de me poser sans arrêt des questions !

Puis, me retournant vers elle, je pose mes deux coudes sur la table et sans la moindre délicatesse je prend la peine de lui répondre.

- Je pense que j'ai dû commencer quand vous êtes entrée à Poudlard. A peu près dans ces eaux-là. Vous avez quel âge ? Histoire de vérifier ma théorie ? Sinon, c'est gentil à vous, mais ce sont des rapports à mon nom, et je ne peux pas prendre la responsabilité de ce que vous pourriez écrire dedans, vous voyez ?

Sous entendu, tu écriras forcément de la merde. J'enchaine les coups bas, et je n'en ressent nulle honte. J'arrache un bout de brioche que je fourre dans ma bouche avant de touiller machinalement mon café. Et puis, la bouche pleine, je lui propose avec grâce et galanterie :

- Un 'out de brioch' ?

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   Ven 6 Jan - 19:22

「 Par la suite, il avait été abrupte – encore.」

Joshua & Rosabelle
« _ Je suppose que vous dites cela parce que, Justement : vous n'êtes pas à ma place. »

Ce n'était pas vraiment un mensonge, d'une façon ou d'une autre elle avait pleinement conscience des avantages qu'il y avait à être elle ou à seulement naître dans sa famille. Elle ne pensait pas que c'était une honte d'en être fier ou même assuré, malgré que ce soit également chez elle la cause d'un grand questionnement. Peut-être que s'il avait été le fils Malfoy ou Nott alors il aurait compris sa position, peut-être que s'il était issus du même genre de famille qu'elle alors il aurait pu comprendre pourquoi elle avait cette certitude. Il avait probablement raison, mais elle ne pensait pas que quelqu'un aurait l'audace – lui mis à part – de lui en faire la remarque. Et c'était à la foi dommage , dommageable et tant mieux. Dommageable parce qu'elle aurait apprécier avoir au moins une fois une critique constructive de son travail ou d'elle-même et tant mieux parce qu'elle n'aurait sans doutes pas supporté cette critique.  Cette dualité au sein de ses propres désirs était parfois difficilement supportable mais elle apprenait à s'en accommoder et de toutes les façons elle était assurée que le comportement des gens autour ne changerai pas aussi rapidement.

Elle avait minaudé. Sans doutes. Elle était douée à ce jeu la, parce qu'elle savait que c'était généralement ce que les gens attendaient d'elle. Une princesse qui joues les mignonnes, et sans doutes aussi parce qu'elle avait toujours vécu dans un milieux ultra politisé.  Alors elle savait se faire passer pour la victime, pour l'adorable, la chérie de tous. Ce qu'elle était au demeurant. Elle ne pensait pas être une mauvaise personne. Mais elle savait aussi tenir ce rôle si elle s'y sentait contrainte. Elle l'avait suivit jusqu'à la salle de café et avait même marché sur ses pas quand il avait rejoint une table haute et presque aussi tôt, le regardant manger distraitement:elle avait mit les lieux à profits.  Joshua avait pour la première fois, paru ouvertement outré , bien que ce fut de courte durée.  Il avait interpellé un de ses collègues pour le gratifier de quelques mots à son endroit mais elle était restée interrogatrice, le regardant avec un certain dépit. Agitant la main devant son nez comme pour chasser un insecte invisible mais agaçant elle s'était penchée vers lui, arguant sur le ton d'une fausse confidence :

« _Ne le prenez pas mal - quoi que, mais je ne pense pas que cela convaincra quelqu'un.  J'ai grandi bien entourée.  »

Elle aurait probablement pu dire «  J'aspire à mieux qu'un simple exécutant » ou « J'ai grandi entouré de personne au pedigree autrement plus convainquant » mais il n'était pas le seul à pouvoir avoir du mordant ou à être insultant  sans le paraître. Encore que.  Cela dit une partie d'elle restait persuadée que dans cette histoire, de supposée attirance, elle aurai forcément été celle qui perdrait au change. Qu'est-ce qu'un oubliator , probablement de sang-mêlé, issus d'une famille inconnu, simple fonctionnaire de bas rang pouvait bien apporter dans une relation ? Elle n'était pas spécialement calculatrice, d'ordinaire, mais pour l'occasion elle pouvait bien mettre les points dans une balance et alors, le résultat était évident, non ? Probablement.Même si ça ne l'était pas aux yeux de tout le monde, aux siens c'était plus que suffisant.

Par la suite, il avait été abrupte – encore. Remplis de sous entendu qui la mettaient mal à l'aise mais quand elle y repensait elle ne pouvait s'empêcher de croire qu'elle avait été l'une des causes de cette situation. Inextricable pour l'heure parce qu'elle n'était pas prête à céder et à accepter une défaite. Parce qu'il y en avait une à la clef, elle le sentait, l'un d'entre eux perdrait à la fin. Elle ne savait pas réellement quoi, ni si ça avait autant d'importance qu'elle en accordait, mais c'était la seule chose qui comptait actuellement. Sa fierté.  Elle n'aurait probablement pas du.

« _ Dix-neuf ans.  Donc environ une dizaine d'années ? Quand à écrire, vous risquez seulement la vérité, Monsieur. Je ne suis pas du genre à régler mes déboires avec aussi peu de sens moral. j'ai été bien élevée. »

Pas comme vous.
Elle n'avait pas dit trop occupée à le regarder parler la bouche pleine oubliant les règles d'hygiène et de bienséance les plus élémentaires. Cependant elle avait étiré un sourire de chat face à une souris à sa question et malgré sa répugnance elle avait opiné poliment du chef.

« _Puisque c'est si gentiment proposé, je vais accepter cette offre. »

Elle avait dit à propos de la brioche qu'il avait fait mine de lui proposer,mais elle était assez bornée pour tenir encore un peu. Elle espérait. Sans trop lui laisser le temps de se rétracter elle avait enchaîné :

« _Et du coup, qu'est-ce qui vous à poussé vers le métier d'oubliator ? Vous avez un avis sur les décrets d'application de la « Loi pour la protection du secret Magique » ?  Certains trouvent que c'est une Loi immorale qui à pour but de maintenir les moldus en bas d'un processus qui pourtant les concerne.  Vous effacez leur mémoire, est-ce que vous ne pensez pas que c'est seulement les considérer comme des enfants turbulents qu'on doit protéger de la vérité ? »

Comme moi.
Exactement comme elle. Elle avait pensé, mais elle s'était tue.
Les Oubliators
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   Sam 7 Jan - 20:32

Theme

Chasing butterflies
[Rosabelle / Joshua]
L'

homme que je venais d’interpeller avait pris un air gêné, sans doute pas très heureux de se retrouver entre nous deux. Il avait hésité à rire à ma phrase ou à prendre le parti de Miss Blonde lorsque ses yeux avait glissés de ma personne à la sienne. Choisissant finalement la voie la plus sage et la moins risquée, il avait simplement hausser les épaules et s'était retourné pour s'intéresser à sa tasse et la sorcière rousse qui lui faisait face.

- Ne le prenez pas mal - quoi que, mais je ne pense pas que cela convaincra quelqu'un. J'ai grandi bien entourée.

J'eut du mal à saisir l'allusion qu'elle venait de glisser. Sans doute car, lorsque j'avais proféré ces paroles, cette aspect de la chose ne m'avait pas effleuré l'esprit. J'avais alors cantonné la demoiselle dans le rôle d'une gamine qui venait de se choisit un modèle et décider de devenir comme lui plus grande, des étoiles pleins les yeux. Force m'était d'admettre que la gamine n'en était visiblement pas une et avait les idées bien plus mal tournées que ce que je pensais. Je la fixa un instant en silence, pas interloqué mais peut être un peu surprit et réfléchit à ses paroles. Je n'étais pas à sa place, avait-elle dit avant d'entrer dans la cafétéria. Non, clairement, je ne l'était pas. Ni ne souhaitait l'être d'ailleurs. Rien que l'idée me donnait des frissons dans le dos. Pour autant, je ne pensais pas que cela changeait grand'chose à la véracité du conseil que je lui avais glissé.

- Dix-neuf ans. Donc environ une dizaine d'années ? Quand à écrire, vous risquez seulement la vérité, Monsieur. Je ne suis pas du genre à régler mes déboires avec aussi peu de sens moral. j'ai été bien élevée.

- Je n'en doute absolument pas, lui répondis-je d'une voix mielleuse, mais vu que vous n'étiez pas sur le terrain à ces moments-là, même avec toute la bonne volonté du monde, vous auriez du mal à coucher la vérité, rien que la vérité sur le papier, si vous voyiez ce que je veux dire.

Et, comme si je ne venais pas de lui expliquer quelque chose de simple, qui prouvait juste que la demoiselle n'avait jamais posé les yeux sur un rapport d'Oubliator, je lui proposais mine de rien une part de ma brioche. Avec style, et postillonnant sans doute quelques miettes en sa direction dans la foulée. Je m'étais attendu à ce qu'elle refuse et prenne un air dégoutée. J'en étais presque déçu qu'elle accepte ma proposition, mais rompais néanmoins le restant de brioche en plus ou moins en deux et lui tendis la plus grosse des parts.

- Et du coup, qu'est-ce qui vous à poussé vers le métier d'oubliator ? Vous avez un avis sur les décrets d'application de la « Loi pour la protection du secret Magique » ? Certains trouvent que c'est une Loi immorale qui à pour but de maintenir les moldus en bas d'un processus qui pourtant les concerne. Vous effacez leur mémoire, est-ce que vous ne pensez pas que c'est seulement les considérer comme des enfants turbulents qu'on doit protéger de la vérité ?

A croire que se montrer généreux avec elle ne provoquait qu'un retour de bâton. Un coup assené bien au milieu du dos. C'était plus par hasard qu'autre chose que j'en étais arrivé là, et pourtant je ne le regrettais pas. Certes, la partie passée au bureau étais ennuyante et la paperasse m'agaçait prodigieusement. Cependant, le terrain me permettait de protéger les Moldus de l'idiotie sorcière dans un sens. Certains faisait le boulot mieux que moi, et certainement que d'autres étaient bien pires. Il n'empêche que j'y trouvais mon compte. Et qu'au final, c'était bien plus gratifiant pour moi que d'être serveur dans un bar sorcier, bien que je comparais souvent les deux en déclarant que l'un et l'autre revenaient au même pour moi. Mais ça, Miss Blonde pouvait toujours courir pour l'apprendre.

- C'était le destin. Et… Tant que le Ministère décide de garder la Magie secrète, il faut bien que certains réparent les idioties des sorciers. Mais je pense que si le changement s'opère en douceur, ils seraient capables de comprendre et d'accepter la magie. Après tout, dans l'antiquité, le Secret n'existait pas et les né-moldus s'adaptent. Enfin… Tant que la Magie existe, bien sûr. Quand elle aura disparut, la frontière entre les deux mondes n'aura plus lieu d'être. Un sourire un peu fou dut apparaître sur mes lèvres. Je peux prendre ma pause tranquillement maintenant ?
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Chasing butterflies ♠ Rosabelle   

Revenir en haut Aller en bas
 
Chasing butterflies ♠ Rosabelle
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Chasing the Dragon [TERMINE]
» Chasing cars - Zino & Gaby
» Where else can I go, chasing you? (misha + misty)
» Like a Dog Chasing Cars [Livre 1 - Terminé]
» ELLIE ◊ butterflies are god's proof that we can have a second life. (terminé..)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Prior Incanto :: Chaudron Baveur :: La pensine :: Les écrits abandonnés-
Sauter vers: