AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar


Modo + Help to rule the world

+ photo :
+ avatar : Kim Jonghyun
+ âge : 24 ans
+ doublon : Alaska L. Azarov +Chris Harper
+ messages : 323
+ date d'inscription : 28/12/2016
+ commentaires :
You dont need to know me for loving me
I'm kinda cute

But i will always save your life



MessageSujet: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Sam 7 Jan - 23:39



❝ I can't breath..I kill someone...Help me, pelase... ❞


Aiden & Nori
All good things must come to an end, but all bad things can’t continue forever.△
Était-il possible que le temps s’arrête soudainement ? Que le monde ne tourne plus ? Le son du verre qui se brise rompt le pesant silence qui s’était installé dans la salle. Les regards se tournent en direction du bruit. Tout s’arrête. Le monde est comme ralenti. Un froncement de sourcil, une bouche qui s’ouvre et, pourtant, aucun son ne s’en échappent. Doucement, le vide s’infiltre en lui, dans chaque fibre de son corps, pourtant le bruit du verre cassé résonne étrangement en écho en lui. Beaucoup de choses pouvaient arriver en seulement quelques secondes, la vie était un long fil extrêmement fin après tout, il était facile de le couper. Il avait fallu qu’une poignée de secondes pour que tout s’effondre. Une silhouette tourne les talons sans un mot, la tête haute, elle s’échappe de cette étouffante atmosphère. Était-ce l’atmosphère qui était étouffante, ou ces poumons qui manquaient d’air ? Droite, la tête haute la silhouette ne bronche pas, elle ne craque pas. Après plusieurs minutes, une porte s’ouvre avant de se refermer avec douceur. Le corps lourd glisse jusqu’au sol sans bruit. Que venait-il de se passer au juste ? Était-ce la réalité où il avait rêvé ? Peut-être que ces longues heures de garde avaient eu raison de lui et à cause de cela, il avait des hallucinations. Qu’avait-il fait à Merlin pour mériter cela ? La tête du jeune homme se posa contre la porte, fermant les yeux les images de la journée défilèrent à toute allure devant ces yeux.

Flashback de quelques heures

Quelqu’un toqua à la porte, les yeux clos, le médecin grogna avant de quitter avec difficulté son lit de fortune. Se passant une main dans ces cheveux pour paraître un peu plus réveillé le médicomage se força à sourire avant d’ouvrir la porte. Une infirmière se trouvait derrière cette porte, un sourire timide sur les lèvres. Un cas urgent venait d’arriver et c’était à lui que le dossier avait été remis. Aiden pris le dossier avant de s’en aller, non pas sans avoir lancé un clin d’œil en direction de la jeune femme qui rougit, quelques pas plus tard le faux sourire du médecin disparut. Il n’était pas d’humeur, les heures s’étaient enchaînées encore et encore. Ces stupides collègues se trouvant des excuses comme des maladies moldus pour ne pas venir, résultat des courses c’était lui qui devait gérer les urgences et les internes. Un profond soupir s’échappa de ces lèvres tandis qu’il s’avançait vers le énième patient de la journée ou plutôt de la soirée. Le médecin ne savait plus vraiment l’heure de la journée. Passant son temps dans l’hôpital il ne se rendait pas forcément compte des heures qui passaient.

Alors qu’il s’occupait d’une simple verrue, quelqu’un arriva en courant cherchant le médecin de garde. Appelant une infirmière pour finir son travail, le jeune homme se leva et se présenta à l’homme. Sa femme, enceinte de plusieurs mois, avait eu un accident, un camion était rentré dans son véhicule. La jeune femme et son mari habitaient dans un quartier moldu et essayait de vivre comme des moldus, ils avaient envie de s’éloigner de la magie. Chacun ces raisons, cela ne concernait pas le médecin, néanmoins sa patiente avait voulu être soigné chez les sorciers sachant fort bien que la médecine était bien plus avancée. Sans plus attendre, Aiden avait couru à la suite du mari pour rejoindre la femme. Il l’amena dans une chambre et commença à s’occuper de ces blessures. Il bipa directement la chirurgie. Les blessures étaient bien trop profondes et importantes pour que des simples sortilèges les soignent.

La sueur commençait à parler sur le front du jeune homme qui s’occupait de faire les soins de premier secours, le regard du mari à travers la vitre le transperçait de toute part, son manque de sommeil se faisait ressentir. Ces mains ne tremblaient pas encore, mais il commençait à paniquer, beaucoup trop de sang avait été perdu, et beaucoup continuaient de ruisseler jusqu’au sol. Le jeune homme n’en voyait pas la fin, il avait l’impression de bouger dans le vide, ces efforts étaient inutiles. La vie de la mère était en danger et le bébé, oh le bébé, il n’était même pas certain qu’il est survécu au choc. Il n’était pas encore né, n’avait pas encore connu la vie…  Le chirurgien de garde finit par arriver. Il monta directement la patiente au bloc. Aiden demanda s’il pouvait suivre la procédure, mais moqueusement l’homme refusa, il refusa comme si le médecin qu’il était n’était pas assez compétent pour être dans le même bloc que lui, alors le sorcier ne bougea pas tandis qu’on lui prenait sa patiente, tandis que d’autre que lui tenterait de la sauvée. Il resta là, pendant de longues minutes, ces pieds étaient recouverts de sang. Le sol était devenu rouge. Lançant un sort de nettoyage à moitié conscient, le jeune homme releva la tête pour croiser le regard rongé par l’inquiétude de son mari.

Avec douceur, Aiden ouvrit la porte et accompagna l’homme jusqu’à la salle d’attente, malheureusement il n’avait rien d’autre qu’ils pouvaient faire. Pendant de longues heures, le jeune homme resta aux côtés de l’homme, même si sa garde était finit. Le médecin finit par proposer un verre d’eau au mari qui était d’une pâleur cadavérique. Il laissa l’homme pendant seulement quelques minutes et pourtant à son retour le chirurgien était là, devant le mari de la jeune femme, le visage fermé. Aiden s’arrêta subitement. Son cœur ratant un battement. L’homme regardait désormais l’Asiatique avec haine.

« C’est votre faute ! À cause de votre incompétence, ma femme et mon enfant sont morts ! » La douleur parlait à la place du mari, mais les propos atteignirent quand même le jeune homme. Il recula d’un pas quand il vit que le veuf tentait de s’approcher de lui, le chirurgien retient de justesse l’homme. Le bruit du verre qui se brise ramena le jeune homme à la réalité et il tourna les talons sans aucun mot.

Retour au présent

Quelqu’un toqua à la porte. Un sursaut. La personne derrière la porte tenta de l’ouvrir avec force. La panique s’empara de l’homme qui n’était plus qu’une silhouette. Comme une ombre, l’homme disparu en se transplanant. Il marcha dans les rues de Londres comme perdu. Ne sachant pas où aller, l’homme marcha accompagné par l’obscurité de la nuit et de son cœur. Qu’avait-il fait ? Que n’avait-il pas fait ? Quelqu’un lui rentra dedans. L’homme faillit perdre son équilibre in extrémis il resta debout. Son regard se posa sur le bâtiment qui se trouvait devant lui. Le chaudron baveur. Sans réfléchir, il emprunta le passage pour le voir. Pourquoi lui ? Ces pas décidèrent pour lui tandis que la question resta sans réponse. Une fois devant la porte un frisson parcourut le corps du médecin qui hésita une seconde avant de toquer à la porte. Il attendit plusieurs secondes. Il était ridicule. Il allait se faire envoyer paître par le jeune homme.

Et puis, pourquoi le déranger pour quelque chose d’aussi futile ? Il avait sans doute d’autres chats à fouetter et d’autres problèmes à gérer. Aiden s’était retourné pour partir dans la direction opposé à la porte quand cette dernière s’ouvrit. Surpris, le jeune sorcier se retourna. Son regard sombre se posa sur celui de Nori. Il devait dire un truc, mais quoi ? Hey salut Nori je ne sais pas pourquoi je suis devant ta porte, je crois que j’ai tué une patiente, la forme ? L’image de la jeune femme, future mère, vit le frapper en plein fouet. Les larmes commencèrent alors à couler le long du visage de l’Asiatique. Son visage se décomposa tandis que ces cheveux dévièrent noir avec des reflets bleutés. Il avait tué quelqu’un. Il venait de prendre la vie à quelqu’un au lieu de la sauver. Il n’avait pu sauver personne. Ni la mère ni l’enfant. Personne. Ces jambes commencèrent à le lâcher, sa respiration s’accéléra. Il voulut faire demi-tour, fuir ce regard qu’il avait pourtant eu hâte de retrouver. Le sol l’accueillit alors avec un malin plaisir, la douleur de la chute sembla réveiller son corps tandis qu’un premier sanglot monta dans sa gorge. Il était pitoyable. Incapable de sauver, incapable de soigné. Son regard plein de larmes se posa de nouveau sur celui de l’Asiatique, l’implorant de l’aide. « Nori… » Sa voix se cassa tandis qu’il prononça cet unique mot.
©BESIDETHECROCODILE



Smile despite your tears

If I say that things are hard with a crying face
Will it really get better?
If I cry and say it hurts, who will have a harder time?
Everyone will be fine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Dim 8 Jan - 12:01

Les cartes ne cessaient de l'envoyer balader. Plusieurs heures de combat pour ne rien obtenir du tout à la fin. Aucune explication sur les dangers qui risquaient de faire s'écrouler le monde, sur le fait que tout était renversé, aucune carte dans le bon sens. Un tel tirage était plutôt rare, malgré ces temps difficiles. La question qu'il avait posé manquait de clarté. Une simple interrogation envers un autre monde situé dans les limbes, là où les vivants ne possédaient aucun pouvoir sur le destin. La peur n'allait pas s'emparer du jeune homme pour autant, qu'importe la catastrophe annoncée. Si ça le concernait, Nori ne pourrait rien faire, telle était la règle. Son arrêt maladie allait se terminer à l'aube du lendemain, ce qui signifiait un bref répit avant une tragédie parfaitement claire.

Ou bien une de ses connaissances serait la victime de ce jeu céleste, là pour amuser quelques dieux fatigués par ses larmes. Moins problématique, si Nori était honnête avec lui-même. En dehors de sa famille, personne ne risquait de croire ses paroles, ce qui lui intimait l'ordre de simplement attendre et de voir. Ses prédictions étaient justes, qu'importe leur manque de détail. Aucune chance qu'une erreur se soit produite, surtout après quatre tirages successifs pour obtenir le même résultat. Quoique le dernier tirage avait été légèrement différent. Une carte indiquant qu'il était trop borné ne signifiait pourtant pas que le Japonais comptait changer sa façon de faire. Et puis quoi encore.

Un détail aurait été apprécié, une identité ou quelque chose de similaire. Sauf que le jeune homme ne maîtrisait pas plus que ça son pouvoir, et que ce dernier n'était pas suffisamment puissant pour endiguer les frasques du destin. Alors Nori classa son jeu de tarot une dernier fois, pour ne tirer qu'une seule carte. La roue de la fortune, inversée. Bien, parfait, c'était une situation plus que merdique et cette carte pouvait avoir tant de significations que le jeune homme la détestait encore plus que les autres à cet instant. Déprimé par son incapacité à prédire correctement le futur, encore plus que le fait que quelqu'un allait souffrir, Nori abandonna ce jeu dangereux pour balancer les cartes dans le tiroir de sa table de chevet. Les incompétents allaient passer un long moment dans le tiroir de la honte, comme il le nommait lorsque rien n'allait correctement.

Pour s'occuper, et oublier la révolte au sein de cœur, Nori décida de se maquiller. D'une manière parfaite, exactement comme sa mère le faisait. Après tout, il n'était plus à un acte problématique près. Ses doigts glissèrent sur les multiples pinceaux qui représentaient la seule barrière face à ses peurs les plus profondes. S'il ratait ne serait-ce qu'un détail, alors il ne méritait pas l'amour de celle qui l'avait mise au monde. Après avoir repoussé sa frange sur les côtés avec soin, le jeune homme se plongea dans cette activité pour ignorer le reste du monde et les malheurs qui risquaient de s'abattre les uns après les autres. Avec de la chance, son frère serait condamné à une mort cruelle pendant la nuit.

La pensée, même pour celui qui abhorrait son sang, était trop violente. Le trait d'eyeliner complètement manqué qui alla jusqu'à sa tempe témoigna de sa légère instabilité à la pensée de causer la disparation de son aîné. Peut-être aurait-il mieux fait de le joindre par téléphone, ou hibou. Sauf que les cartes auraient été plus précises s'il s'était agit d'un membre de sa famille. Ses amis n'étaient pas assez nombreux, pour ne pas dire qu'il ne les considérait pas encore comme tels, pour que Nori puisse déterminer s'il s'agissait de l'un d'eux. Dans ce cas précis, n'aurait-il pas eu une vague indication de la personne ? A moins que cela ne soit un malheur indirect. Ses pensées se transformèrent en une tempête, allant trop vite tandis qu'il explorait chaque possibilité. A la seconde où ses doigts se mirent à trembler, sans doute sous le coup du stress, Nori fut forcé de faire une pause.

Pour évacuer la pression, il inspecta ses ongles peints, ce jour-là avec des étoiles sombres, jusqu'à ce que son esprit ralentisse la cadence. A quoi bon se prendre la tête à ce point ? Le problème n'allait pas se résoudre de lui-même, et encore moins taper à la porte. Un tel souhait était malvenu, et le sang-pur risquait de rapidement le regretter. Pour l'instant, puisque le calme était revenu dans sa tête, il lui était possible de terminer son maquillage. La beauté était la plus grande des vertus et, à en croire sa mère, la seule qu'il possédait. Un trait de famille sans doute.

Une fois son travail achevé, Nori se sentit mieux. Assez pour coiffer ses cheveux avec soin avant de jeter un coup d’œil à son armoire. Il n'avait qu'à attraper une veste et sortir pour aller se perdre dans la nuit au lieu de rester là à ruminer. Peut-être que quelqu'un allait même le complimenter sur son apparence. Sauf que cela n'arriva pas, le moment brisé par une arrivée imprévue. Il avait la possibilité d'ignorer cette intrusion, et de laisser les cartes se moquer de l'ironie de la situation pour toujours en retour.

Un choix impossible, bien sûr. Alors Nori s'autorisa un geste stupide, pour tomber nez à nez avec une créature si pleine de douleur qu'il songea à refermer la porte sans attendre. Amusant comme il pouvait perdre des heures seul avec son précieux tarot, alors qu'une fois en face du problème son unique souhait était de fuir aussi loin que possible. Qu'était-il supposé faire face ce pitoyable spectacle ? Comme si Nori avait eu des cours sur l'empathie dans sa jeunesse. Le plus âgé se retrouva comme figé pendant de trop longues secondes où plus rien n'avait de sens.

Au moins, son esprit lui souffla après un moment, Aiden est vivant. Ce n'était pas lui qui venait de mourir ou de subir un quelconque autre mal physique. Peut-être qu'il avait perdu quelque chose ou quelqu'un. Nori fit un pas en arrière sans pouvoir se retenir, peu apte à gérer une détresse émotionnelle autre que la sienne. Et encore, même sa propre souffrance lui posait encore des problèmes. « Aiden. » Oh, c'était magnifique, il venait de réussir à dire un mot. Sauf que ça ne changeait rien et que l'autre était toujours sur le sol devant son appartement sans pouvoir se redresser.

Touche le, aide le à se relever, barre toi, ferme cette putain de porte. Son cerveau envoyait des signaux plus que contradictoires et il regretta de ne pas s'être enfui de sa demeure plus tôt. A quelques minutes près, il n'aurait pas eu à affronter une situation insurmontable. Sauf que c'était lâche et merdique de penser ainsi. Rien ne pourrait être résolu en s'enfuyant en permanence. Nori se fit violence pour se baisser et relever Aiden comme il pu. Juste assez pour le traîner à l'intérieur avant de fermer la porte d'un coup de pied. Voilà, c'était déjà bien, non ? Sans doute qu'il aurait pu ne pas le relâcher sur le tapis, mais Aiden était plus grand que lui et Nori n'avait jamais fait le moindre sport.

« C'est toi. Je savais que quelqu'un allait… Et c'est toi. » Il murmura ces mots plus pour lui-même qu'autre chose, fuyant déjà la pièce pour se retrouver dans la cuisine. Oh, du thé, ça serait bien. Ou de l'alcool. Ou n'importe quoi tant qu'Aiden allait mieux et qu'il cessait de pleurer.

Putain, il l'avait abandonné sur son vieux tapis dans le salon.
Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ?

Finalement, Nori ouvrit la bouteille d'alcool pour sa propre personne, en prenant une longue gorgée qui le fit tousser. Parfait, motivation. Il pouvait le faire. Prenant son courage à deux mains, et après avoir reposé la bouteille, il pénétra de nouveau dans le salon.

« Ça va ? » Presque immédiatement, le jeune homme se maudit sur quatre générations d'avoir ouvert la bouche.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Modo + Help to rule the world

+ photo :
+ avatar : Kim Jonghyun
+ âge : 24 ans
+ doublon : Alaska L. Azarov +Chris Harper
+ messages : 323
+ date d'inscription : 28/12/2016
+ commentaires :
You dont need to know me for loving me
I'm kinda cute

But i will always save your life



MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Sam 14 Jan - 22:45



❝ I can't breath..I kill someone...Help me, pelase... ❞


Aiden & Nori
All good things must come to an end, but all bad things can’t continue forever.△
La douleur était à la limite du supportable pour le médecin. Les événements ne cessaient de se rejouer dans son esprit torturé. Qu’avait-il loupé ? Où s’était-il trompé ? Qu’avait-il fait de mal ? Les accusations du mari le frappèrent de nouveau en plein fouet, toujours aussi violent, sévère, et douloureux. Ces yeux se perdirent dans l’horizon sombre, la nuit avait rejoint la ville recouvrant les coins lumineux, les rendant ténèbres, obscurités. Les passants le regardaient d’un œil mauvais, cet homme qui semblait fuir la mort, son destin. Les grandes rues de Londres lui semblaient étrangement étroites, étouffantes, étrangement. Ces pas semblaient être lourds, aussi lourds que du béton. Était-ce le poids de la culpabilité ? Une main tremblante se souleva pour caresser plus ou moins les cheveux cherchant encore la couleur à adopter. Les émotions étaient tellement confuses que son pouvoir de métamorphomage ne semblait par réussir à choisir l’émotion prédominante. Fragile, la main s’agrippa à la touche de cheveux avant de redescendre sur son visage. Vaincu. Le bras rechuta lourdement dans le vide, retrouvant sa place le long du corps frêle du médecin. Un vent glacial vint fouetter son visage pâle comme la mort. Ces yeux finirent par prendre un choix à la place des cheveux. Ils s’illuminèrent d’un bleu turquoise glaciale. L’émotion était si forte que cela se reflétait dans ces yeux et non plus ces cheveux, qui avaient repris leur teinte de jais. Généralement, les émotions du jeune homme se montraient via sa chevelure, mais quand l’émotion était trop intense cela descendait aux yeux. Ne demandait pas pourquoi, il n’avait pas la réponse et ne l’aura sans doute jamais.

Le souffle court, le jeune homme prit la mauvaise direction. Se retrouvant dans une ruelle sombre qui était à sens unique. Un profond soupir s’échappa de ces lèvres, tandis que son corps vacilla légèrement. Le contact de sa paume avec le mur froid envoya un frisson dans tout son corps. Une nouvelle fois les images de cette jeune femme enceinte virent l’envahir. L’étouffant. L’assommant. Elles allaient le rendre complètent fou si cela continuait ainsi. D’autres s’ajoutèrent à ceux de la jeune femme. Le visage effrayé d’un petit garçon à peine âgé de cinq ans le frappa comme un poignard dans le dos. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas eu affronté un décès aussi touchant que celui-ci. Non pas que les autres ne l’affectaient pas, mais quelque chose s’était produit entre lui et l’enfant. Il lui avait promis. Et, au final, sa promesse n’avait été rien d’autre qu’un mensonge. Mensonge qui venait de se répéter.

Aiden le savait, un médecin ne pouvait sauver toutes les vies qu’il a entre ces doigts, mais quand l’une d’entre elles s’échappe cela lui brise le cœur. Malgré la protection, ce mur qu’il avait construit autour de son cœur, cela ne semblait pas être suffisant. Parfois, une faille faisait son apparition. Il lui fallait alors tenter de la réparer, mais cela était loin d’être facile. La morsure du froid sur sa main le reconnecta à la réalité. Secouant sa tête, le jeune homme fit demi-tour pour reprendre son errance dans les rues de Londres. Aiden marchait tel un fantôme dans cette ville qui commençait à être désertique. À moins qu’il ne vît pas le monde qui l’entourait ? Le jeune homme en avait consciente, plus ou moins, il devait voir quelqu’un. Il ne tiendrait pas. Il ne le surmonterait pas seul.

Sans réfléchir, il prit la direction du chemin de traverse, toujours perdu dans ces pensées l’homme marchait encore et encore pendant plusieurs minutes. Ces pieds semblaient avoir pris le contrôle choisissant le chemin pour lui. Son cerveau tentait de raisonner son cœur, il était bien trop occupé pour réfléchir à autre chose que la douleur qui lui engourdissait les sens. Ces yeux bleu turquoise finirent par se relever, observant les alentours. Après plusieurs secondes d’observation, le médecin finit par reconnaître l’endroit où il se trouvait désormais. Le chaudron baveur se trouvait devant lui. Un profond soupir s’échappa de ces lèvres tandis qu’il poussa la porte pour rentrer dans la bâtisse. Sans prêter la moindre attention aux personnes qui se trouvait à l’intérieur, le jeune homme prit directement la direction des escaliers.

Chaque marche représentait un effort supplémentaire pour le médecin à faire, un pas de plus à franchir. Son corps était si lourd, que l’ascension jusqu’à l’étage lui parut interminable. Une goutte de sueur perla sur le côté de son visage, il l’essuya distraitement, tandis que sa seconde main s’aidait avec la barre des escaliers pour surmonter cet obstacle. Une fois sur le palier un sentiment de soulagement submergea le jeune homme avant de repartir aussi vite qu’il n’était venu. Le visage fermé, le médecin se dirigea devant la fameuse porte ou se trouvait la fameuse personne que son cerveau semblait vouloir voir.

Pourquoi lui ? Aiden ne comprenait pas pourquoi il se retrouvait devant cette porte. Il s’entendait bien avec la personne derrière la porte, mais ils s’étaient vu que deux fois. Rien de plus. On ne pouvait pas considérer leur relation comme de l’amitié. Elle était bien trop récente pour en être une. Alors pourquoi ? Un profond soupir s’échappa de ces lèvres. Sa main se leva seule, toquant à la porte tel un automate. Surpris par le bruit, le jeune homme regarda sa main avec surprise avant de tourner les talons pour faire demi-tour, pour fuir.

Aiden n’avait pas fait un seul pas quand la porte s’ouvrit derrière lui. Ces yeux bleu turquoise rencontrèrent le regard sombre de Nori. Ces yeux se remplirent de nouveau de larmes sans pour autant que ces dernières ne coulent. Son corps lui semblait impossible à supporter plus longtemps. Le médecin s’écroula au sol, ces jambes l’ayant lâché comme des traites, le montrant encore plus faible qu’il ne l’était déjà. Il appela alors l’Asiatique, prononça son prénom dans un murmure de douleur, réclamant son aide. Sa présence.

Son visage se décomposa quand il vit le jeune homme en face de lui faire un pas en arrière. À quoi il s’attendait en même temps ? Aiden détourna son regard toujours aussi bleu, évitant à présent de croiser le visage de l’Asiatique. Il n’aurait pas dû venir ici, il le savait. Et pourtant, son corps ne voulait pas bouger. Toujours au sol, un frisson parcourut le corps du jeune homme quand Nori prononça son prénom. Détournant encore plus son visage, regardant le mur à sa droite, le médecin se sent terriblement ridicule, par terre comme un moins que rien. Un faible.

Relève-toi Aiden. Tu peux le faire. Fais-le. Relève-toi. Bon sang, Aiden lève-toi ! Avec acharnement le jeune homme tentait de convaincre son corps de faire un mouvement, de bouger, ne serait-ce que le petit doigt. Mais la coopération semblait impossible. Alors qu’il se battait intérieurement, des bras virent entourer ces épaules, essayant tant bien que de mal de le soulever. Ne pouvant guère aider l’Asiatique, Aiden se laissa faire. Ils rentrèrent ensemble dans l’appartement. Nori ferma la porte avec un coup de pied. Il sursauta quand la porte claqua et finit de nouveau au sol quand le sorcier le relâcha. Il entendit les propos du jeune homme. Il ne comprenait qu’à moitié ce qu’il venait de dire. Le regard fixé sur le tapis, Aiden ne fit pas attention au départ de Nori.

Son odeur était partout dans la pièce, pas étonnant étant donné qu’il était chez lui, il était chez Nori. Cette optique lui fit relever sa tête. Son regard bleu turquoise observa l’environnement qui l’entourait, regardant sans vraiment voir. Les pas du sorcier revenant dans la pièce firent tourner le visage d’Aiden qui reposa son regard dans celui de Nori. La voix de ce dernier le fit frissonner tandis qu’un sourire dur, mesquin, s’étira sur les lèvres du médecin. « Oh la forme écoute ! Je suis dans cet état chaque jour, j’aime souffrir, je suis du genre sado-maso tu vois, je suis venue pour me faire punir, punis-moi Nori. » Répliqua-t-il d’une voix pleine de sarcasme et de froideur.

S’entendre parler ainsi surprit le jeune homme qui baissa de nouveau les yeux, lâchant le regard du brun, détournant une fois de plus le regard. Jamais il ne se comportait de la sorte, rarement en tout cas. « Excuse-moi… je n’aurais pas dû venir ici… Nori, je… »Il releva les yeux en direction de son aîné « J’ai…j’ai tué quelqu’un…Nori… aide-moi…je t’en prie… » Souffla-t-il avant de fermer les yeux. Il était si faible…

©BESIDETHECROCODILE



Smile despite your tears

If I say that things are hard with a crying face
Will it really get better?
If I cry and say it hurts, who will have a harder time?
Everyone will be fine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Dim 15 Jan - 11:23

Il n'y avait rien de juste dans ce qui était en train de se produire. Les cartes se moquaient une fois de plus de ses sentiments pour favoriser un destin cruel et malsain, qui ne faisait que prendre tout ce qui se trouvait sur son passage jusqu'à ce qu'il reste que des larmes. A certains moments, Nori en venait à songer que les années ne faisaient qu'empirer tout ça, cette sensation de vide qui était en train de dévorer son cœur. Sauf qu'un don comme le sien ne s'ignorait pas, ne serait-ce que parce qu'il ressentait le besoin permanent de consulter ce qui était son unique soutien. Enfin, lorsque ce dernier acceptait de fonctionner correctement, au lieu d'oublier de prédire les soucis qui allaient lui tomber sur la figure les uns après les autres. Alors, le jeune homme les maudissait, se disait que rien de tout ça ne permettrait d'aider qui que ce soit. Et puis, ensuite, il se souvenait que ce n'était pas le but premier de son pouvoir. Le seul intérêt qui importait devait être le sien, tant pis pour les autres, qu'importe la cruauté d'une telle pensée. Jamais il ne souhaiterait sacrifier sa vie pathétique pour une autre personne. C'était bien trop effrayant et dénué de sens. Encore moins quelqu'un de sa famille.

Sauf peut-être sa mère. Oh, cela lui donna presque un haut le cœur de songer à celle qui risquait un jour de le balancer par une fenêtre pour avoir raté son maquillage ou quelque chose de tout aussi stupide. Pourtant, elle était comme lui, le même esprit un peu bancal enfermé contre son gré dans une maison trop grande. Si ça se trouve, Nori finirait exactement comme elle, trop instable pour sortir ou affronter le monde. Et alors, une voix dans son esprit chuchota de façon insidieuse, tu t'en fiches dans le fond. Ce n'était pas faux, bien que terrifiant lorsqu'il prenait le temps de se focaliser là-dessus. Ce qui expliquait qu'il ne le faisait généralement pas. Autant ignorer ce possible futur aussi longtemps que possible, jusqu'à ce que l'affronter ne devienne inévitable.

Aiden était un nouveau problème, une équation à deux inconnues qu'il ne comprenait pas vraiment. Et Merlin seul savait à quel point il était paumé en mathématiques. Sans doute que ses paroles étaient maladroites, mais Nori n'avait rien d'autre en stock. Pas d'étreinte qui l'aurait rendu malade ni de petite tape amicale sur l'épaule ne servant pas à grand-chose. Rester debout en face de son cadet était plus simple, il n'avait qu'à attendre une réaction de sa part pour faire avancer les choses. Ou alors la petite impulsion qui le pousserait à vider une bouteille avant de s'enfermer dans la salle de bain. Les deux lui convenaient pour être honnête, tant que quelque chose se produisait.

Le silence risquait de lui cuire le cerveau tel un œuf balancé sur le capot d'une voiture en plein milieu du Sahara. D'ailleurs, pourquoi est-ce que ce con était chez lui ? Il n'avait donc aucun véritable soutien, pas d'amis ni de famille ? Après tout, ils se connaissaient à peine, et le Japonais s'en voulait encore d'avoir trop parlé de sa vie lors de leur première rencontre. La prochaine fois, il choisirait la douleur au gaz hilarant. Au moins le premier était familier. Nori se souvint distinctement que le médicomage avait mentionné sa mère au moins une fois lors de leur conversation à l'hôpital. Sans doute la personne à aller voir dans ces cas là, celle qui pourrait lui apporter un véritable soutien au lieu de rester planter là. Sauf si c'était elle qui venait de passer l'arme à gauche. Problématique, sans compter que l'aîné aurait été incapable de gérer une telle situation sans se taper la tête contre le mur le plus proche.

Attendant avec impatience la moindre parole pour les sortir de ce pétrin, Nori remarqua la façon dont son vis-à-vis détaillait les lieux de son regard. Le ménage c'était uniquement le week-end quand il ne bossait pas, donc oui on avait déjà vu mieux. Pas de quoi en faire tout un plat pourtant, un coup de baguette plus tard serait suffisant. Ce n'était pas les fringues qui traînaient sur le canapé ou la vaisselle dans l'évier qui signifiaient qu'il était incapable de gérer sa vie. Seule son instabilité mentale de temps à autre tendait dans ce sens après tout. Concentré sur ce qui les entourait, il manqua presque les paroles, assez dures, d'Aiden.

Et en plus cet abruti se permettait de faire de l'humour. Comme si c'était le moment approprié. Son ton fit comprendre assez rapidement au plus âgé qu'il n'avait pas l'esprit à plaisanter, et que ses paroles précédentes étaient assez stupides. Nori ne releva pas immédiatement cette remarque déguisée, songeant qu'il avait fait de son mieux avec ses capacités relationnelles plus que réduites par une famille pourrie. Les paroles suivantes contrastèrent avec les premières, et lui donnèrent l'impression qu'Aiden venait de frapper à la mauvaise porte. Comme s'il allait lui prêter main forte pour cacher un corps ou un truc dans le genre. Quoique, peut-être était-ce l'un de ses patients qui avait décidé de lui filer entre les doigts. Ou bien l'autre avait décidé de balancer un petit sort de mort à quelqu'un pour égayer sa journée. Peu probable, quoiqu'il ne connaissait pas Aiden plus que ça au final.

L'autre aurait bien pu être un tueur en série, que Nori n'aurait pas été au courant. Silencieux pendant plus longtemps que nécessaire, ne songeant même pas à se baisser pour se rapprocher d'Aiden. « J'ai pas de pelle sous la main, donc si t'as buté quelqu'un sur le chemin, tu iras enterrer le corps tout seul. » Sans doute n'aurait-il mieux fait de ne pas employer un ton aussi détaché, parce que ça donnait la mauvaise impression au sujet de ses hobbies.

« Je sais même pas pourquoi tu es ici. Je ne suis pas le soutien moral du siècle, Aiden. » Une fois encore, le plus âgé s'échappa vers la cuisine pour reprendre une gorgée d'alcool. Quoique non ce n'était pas le but cette fois-ci. Il le fit quand même, pour la forme, et revint avec un verre d'eau pour son invité. Il le posa en face du médicomage avant de s'asseoir en tailleur sur le sol, conservant une certaine distance entre eux. Un contact physique aurait entraîné une mauvaise réaction de sa part pour le coup, et l'autre n'avait pas besoin de ça en plus de ses emmerdes actuelles.
« Je suis supposé te demander ce qui s'est passé ? Ou bien tu vas le faire de toi-même ? » Il fit une pause, se rendant compte que son ton était devenu un peu acide. Comme si c'était le moment d'être en colère contre celui qui n'avait rien fait de mal.

Une main stressée tira un peu sur ses propres cheveux, tentant de ne pas abîmer le brossage attentif qu'il y avait apporté plus tôt.
« Si tu veux en parler, j'veux bien écouter. Je pense pas que je pourrais faire quoi que ce soit d'autre de toute manière. » C'était une invitation des plus correctes, et sans doute les paroles les plus sympathiques que Nori était en mesure de produire.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Modo + Help to rule the world

+ photo :
+ avatar : Kim Jonghyun
+ âge : 24 ans
+ doublon : Alaska L. Azarov +Chris Harper
+ messages : 323
+ date d'inscription : 28/12/2016
+ commentaires :
You dont need to know me for loving me
I'm kinda cute

But i will always save your life



MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Sam 21 Jan - 22:53



❝ I can't breath..I kill someone...Help me, pelase... ❞


Aiden & Nori
All good things must come to an end, but all bad things can’t continue forever.△
La fraicheur de l’extérieur n’était rien comparée au corps du jeune homme. Son âme, son cœur, était comme gelée. Le regard éteint il marchait dans ces rues de Londres, dans cette obscurité qui tentait de l’étouffer. De le faire disparaître. Pourquoi avait-il choisi cette profession déjà ? Il était tellement désolé… désolé pour toutes les personnes qu’il avait blessées, désolé d’avoir annoncé autant de fois le décès d’un patient à ces proches. Désolé d’être incapable de soigner une personne. Quel pathétique médecin il faisait. Incapable de soigner, incapable de se soustraire de ces émotions. Incapable de faire face à la réalité, à la vie à laquelle il est confronté chaque jour. La culpabilité l’étouffait. Ces yeux le piquaient. Les larmes coulant d’elle-même le long de ces joues froides. Une fois de plus, encore une fois, on l’avait empêché de monter au bloc, d’être présent. Était-il un incapable aux yeux de ces collègues ? Simplement bon à soigner de simple verrue ? Un être si pathétique qui ne méritait pas d’apprendre ? Pourquoi le gardait-il alors… lui qui était un poids pour eux. Peut-être ne l’était-il pas seulement pour ces collègues, mais également pour ces proches ? Son cœur se resserra à cette pensée. Toute sa vie le jeune homme avait souhaité être un soutien moral, un rayon de soleil dans la vie des autres et si ce n’était pas le cas ? Se trompait-il depuis tout ce temps ?

La seule personne que son cœur semblait vouloir voir était Nori. Nori… son esprit essayait de comprendre. Pourquoi lui ? Pourquoi pas un autre ? Oh il s’en souvenait maintenant. Le jeune homme était tellement occupé par son travail qu’il ne s’était pas vraiment fait d’ami à la fin de Poudlard. Il avait perdu contact avec ces anciens amis. Il était seul. Terriblement seul. Cette solitude l’angoissait. Il avait besoin d’être rassuré, d’être avec quelqu’un qui compte pour lui. Il aurait très bien pu aller voir sa mère, mais elle n’aurait pas compris. Nori ne comprendrait certainement pas non plus, mais son incompréhension à lui serait moins blessante que celle de sa mère, la personne la plus importante dans sa vie. La peur le comprimait alors qu’il toqua à la porte du Sang-Pur. La surprise sur le visage du jeune homme lui confirma que son choix avait été le mauvais. Il aurait mieux fait de se terrer chez lui. Seul. Comme il l’était toujours. Comme il le sera toujours. Seul.

Le comportement de son aîné n’avait rien de surprenant et pourtant cela affectait le cadet. Son cœur se serra encore plus. Les larmes coulèrent de nouveau sur ces joues. L’insupportable bleu turquoise de ces bleus se refléta dans un miroir de l’appartement du jeune homme. Le médecin détourna les yeux. Il ne pouvait plus se regarder. Comment pourrait-il le faire ? Il venait de tuer une future mère. Rendu veuf un mari qui attendait sa femme et un futur enfant à naître. Détruis tout avenir, tous les projets que ce jeune couple avait sans doute prévu de faire ensemble. Le silence de la pièce ne le laissait guère le choix que de se perdre encore et encore dans ces pensées.

Aiden avait honte, oh oui il avait honte de lui. Sa stupidité et son incapacité à réfléchir plus de deux secondes étaient presque insupportables. Nori ne voulait pas de lui dans son appartement. Il ne voulait pas s’occuper d’un cœur brisé alors que le sien devait être dans un état encore pire que celui du médicomage. Pourquoi s’occuperait-il de lui ? Après tout il se connaissait que depuis peu. Son regard fuit son aîné. Ces yeux se posent un peu partout dans l’appartement de ce dernier. Un sourire amusé aurait dû naître aux coins de ces lèvres en voyant le désordre de la pièce. Mais, ce ne fut pas le cas. Rien ne se passa. Plus aucune émotion autre que la douleur et la tristesse ne l’habitaient en ce moment.

Stupide. Son comportement était stupide. Il ne connaissait pas cette personne, ni d’adam ni d’eve alors pourquoi Merlin cela lui faisait-il aussi mal ? Pourquoi s’était-il attaché ? Pourquoi se rendait-il malade ? Elle lui avait fait confiance. Confiance pour qu’il la soigne elle et son bébé. Et pourtant, il ne l’avait pas fait. Aiden avait lamentablement échoué à cela.

Ces propos étaient froids, durs, insensibles. Cette personne qu’il était en ce moment lui fit peur. Il avait peur de lui-même. La plaisanterie de Nori le fit tourner la tête en sa direction. Les larmes cessèrent de couler le long de son visage. La phrase du jeune homme l’avait surpris. Sa réponse sortit naturellement, il ne put l’empêcher. Son cœur n’avait aucune envie de rire, de plaisanter et pourtant ces paroles sortirent quand même de sa bouche. « Pour te faire pardonner tu n’as qu’à m’en rouler une de pelle. » Aiden n’arriva pas à savoir s’il était sérieux ou non. Son regard toujours turquoise fixait les prunelles de Nori.

« Je ne sais pas non plus pourquoi je suis là. Je t’aime peut-être qui sait ? » Une fois de plus ces propos étaient incohérents. Son regard suivit Nori qui s’échappa une fois de plus de la pièce. Toujours assis sur le sol, le jeune homme se reperd dans ces pensées quand un verre d’eau apparaît dans son champ de vision. Relevant les yeux, le médicomage remarque que l’aîné est de retour, s’asseyant en tailleur en face de lui. Attrapant le verre d’une main tremblante, le jeune homme prit une gorgée d’eau pour faire plaisir à son hôte. Après tout il s’était imposé sans lui demander son avis.

Le ton acide de Nori fit sursauter Aiden qui le regarda avec stupeur et tremblement. Il passa une main nerveuse dans ces cheveux sans se rendre compte que son aîné le fait également. Ces yeux perdus une nouvelle fois dans le vide le jeune homme bu une nouvelle gorgée d’eau. « Tu n’aurais pas de l’alcool plutôt ? » Demanda-t-il d’une voix rauque. L’alcool s’était un bon remède. Oui c’était bien l’alcool. On boit, on se saoule et on oublie le lendemain. Parfait pour lui, non ? L’Asiatique attendit quelques minutes avant de prendre la parole une nouvelle fois. « J’ai tué une patiente. Une patiente et son bébé. J’ai été incapable de la soigner alors qu’elle avait simplement eu un accident moldu. » Aiden tira sur les manches de son pull afin de se cacher ces mains froides. Il l’ignorait, mais il avait besoin de Nori. S’était étrange, certes, mais il avait besoin de lui. Il avait besoin d’un contact physique. Besoin de main chaude et rassurante. Sans réfléchir, le jeune homme se met sur ces genoux pour s’avancer vers Nori, pour se retrouver à quelques centimètres de lui. Il tendit une main dans sa direction sans pour autant le toucher. Il attendait une réaction. Une autorisation. « Nori… » Souffla-t-il incapable de dire un mot de plus.


©BESIDETHECROCODILE



Smile despite your tears

If I say that things are hard with a crying face
Will it really get better?
If I cry and say it hurts, who will have a harder time?
Everyone will be fine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Ven 3 Fév - 13:55

Il y avait un certain danger à faire confiance à une personne qui n'était guère plus qu'un inconnu. Qu'importe le moment pas si désagréable partagé quelques semaines plus tôt dans la chambre stérile de l'hôpital, tout contact était une erreur. Oh, son pays natal lui manquait tant d'un seul coup. Il aurait voulu pouvoir patiner sur la rivière gelée près de chez lui en plein milieu d'un hiver glacial, plutôt que d'être ici, dans cet appartement étroit qui ne pouvait pas être sa demeure. Après tout, son destin allait tourner, et le Fou avait beau être la carte la plus inutile, elle était également celle qui rengorgeait de possibilités. Et son père voudrait les exploiter, tout comme il avait ruiné sa mère précédemment. Au moins, à Hokkaido, la glace aurait été en mesure de céder sous son poids et de l'entraîner dans une noyade rapide, les muscles s'engourdissant au contact du froid. Au lieu de se retrouver face à des larmes et un humour qui lui échappait.

Rien à avoir avec la barrière de la langue, puisque Nori avait prouvé plus d'une fois qu'il était en mesure de comprendre l'Anglais plutôt bien. Et pourtant, son côté sarcastique habituel ne vint pas. Les mots s'empilèrent dans sa gorge, lui laissant le goût amer de l'alcool et des regrets remonter comme s'il allait vomir et tout gâcher. Quoiqu'il ne restait pas grand-chose à briser chez Aiden. Et sans doute que sa propre personne ne valait pas mieux. C'était pitoyable, d'être là à maudire son existence au lieu de tenter quoi que ce soit pour soutenir son vis-à-vis. Les sangs-purs étaient décidément bien inutiles dès que les sentiments entraient en considération.

Ta gueule, il quémanda presque, ferme la et va ailleurs. Sauf que sa cruauté n'était pas si grande, et que même un enfant ayant grandi sans amour pouvait rester assis là et écouter. Parce que ça ne demandait pas qu'il arrache son propre cœur de sa poitrine pour le tendre à Aiden. Donc ça irait, il pouvait ignorer ce qui lui fit penser à un jeu malsain au sujet de s'embrasser. C'était bien trop étrange d'y songer à cet instant, de songer que joues baignées de larmes auraient pu accueillir ses lèvres à la place. Alors Nori se fit violence, tirant sur les manches de son haut tout en prêtant une oreille aussi attentive que possible à son cadet. Peut-être que ce n'était pas si dramatique et que les cartes s'étaient trompées.

Sauf que non, le seul truc qui était en mesure de merder avec son don était son interprétation, pas le message en lui-même. En tout cas, même si le problème était plus qu'impossible à résoudre, le Japonais ne comptait pas partager sa bouteille d'alcool pour l'instant. Elle allait rester bien sagement sur le comptoir de la cuisine. Un être désespéré et ivre risquait tout simplement de faire une connerie qu'il ne pourrait pas gérer. Alors il secoua la tête, ses doigts agrippant son propre haut jusqu'à ce que ses phalanges deviennent blanches. C'était toujours mieux que d’abîmer ses cheveux.

Aiden faisait le même geste depuis plusieurs minutes et il ne l'avait même pas remarqué. Étrangement, ce minuscule détail lui causa plus d'empathie que l'aveu de la perte des patients. Sans doute qu'il était moins complexe de se focaliser sur quelque chose de mineur. Et puis, il était médicomage, pas assassin. Cette évidence ne l'était sans doute pas pour l'autre et Nori laissa un lourd soupir lui échapper.

« T'as tué personne. » Son ton était direct, et un brin brûlant. Comme si Nori ressentait une grande frustration à cause de son incapacité à soulager Aiden. Ou alors la conversation lui tapait sur le système, tout comme son thème morbide, ou les larmes qui lui donnaient l'impression d'étouffer. « C'était un accident, non ? » Bien, ça allait certainement… Ne rien changer du tout. Il ne savait pas s'y prendre et plus le temps passait, moins Nori avait l'impression qu'ils allaient s'en sortir.

Trop proche. Son esprit ne parvint à se concentrer que sur la soudaine proximité entre eux, et il recula un peu, son dos se retrouvant contre la table basse. Pourquoi est-ce qu'elle était là déjà ? Ce n'était pas le moment de faire échouer sa fuite.

« Ne me touche pas. » Un avertissement presque méchant, tant il paraissait peu adapté à ce qui était en train de se passer. Nori était cependant incapable de prendre une personne sans ses bras sans avoir envie de hurler, et il ne pouvait pas se permettre de faire une exception, malgré l'état d'Aiden. Et maintenant le maquillage autour de ses yeux commençait à devenir désagréable, génial. Rien n'allait ce soir là, mais au moins il n'avait pas perdu un patient.

Le Japonais se savait injuste, sans pouvoir y faire grand-chose. Il leur fallait sans doute une distraction, quelque chose qu'il pourrait noyer dans l'alcool après, pour l'effacer à tout jamais de sa mémoire. Un plan définitivement merdique. Une main aux ongles peints se leva, couvrant les yeux de son cadet. Leur couleur lui était devenue dérangeante, comme s'il n'y avait que de la douleur dans ce regard. « Bouge pas. » Répéta Nori, son ton devenant moins ferme.

Idiot d'Aiden, à se mettre sur ses genoux et à sembler plus grand. Cela força Nori à faire de même pour pouvoir observer le plus jeune. Au moins, ce n'était pas lui qui était décédé ce soir-là. Il pourrait s'en remettre, continuer de mettre un sourire sur le visage des gens. Ou bien faire semblant de les séduire. Sans réfléchir, parce que la moins réflexion aurait été suffisante pour arrêter l'aîné, il pressa ses lèvres contre celles du médicomage.

Une erreur passagère, voilà comment il aurait souhaité qualifier l'instant. Cela aurait sans doute été plus facile à accepter que la douleur qui s'étendit dans sa poitrine telle une fleur grandissant au soleil. Le geste ne signifiait rien, ce n'était qu'un jeu, une façon de réconforter l'autre. Retirant sa main brutalement, comme s'il s'était brûlé, Nori se retrouva sur ses pieds, l'air complètement perdu.

« J'ai… Alcool dans la cuisine. Je reviens. » Et il décida de fuir vers cette dernière sans demander son reste ni même se retourner. Putain, mais qu'est-ce qui lui était passé par la tête ? Le moment n'était pas à l'hyperventilation et il devait se calmer avant de casser un truc. Les doigts tremblants de Nori pressèrent contre ses propres lèvres et le Japonais se demanda si Aiden allait pouvoir le détester au lieu de se concentrer sur sa douleur. Bien sûr, cela aurait été le pire scénario possible. Cependant, tant qu'il pouvait guérir et oublier cette soirée désastreuse, alors tout irait bien.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Modo + Help to rule the world

+ photo :
+ avatar : Kim Jonghyun
+ âge : 24 ans
+ doublon : Alaska L. Azarov +Chris Harper
+ messages : 323
+ date d'inscription : 28/12/2016
+ commentaires :
You dont need to know me for loving me
I'm kinda cute

But i will always save your life



MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Ven 3 Fév - 18:44



❝ I can't breath..I kill someone...Help me, pelase... ❞


Aiden & Nori
All good things must come to an end, but all bad things can’t continue forever.△
L'Asiatique avait bien consciente que sa présence dans l’appartement de son aîné était mal placée, qu’il s’imposait s’en réellement lui laisser le choix de protester. Pendant un long moment il avait hésité, venir, ne pas venir ? Et une fois devant la porte, alors que ces jambes avaient choisi pour lui à la précédente question, sa main droite décida également pour lui en toquant pour lui. Le médecin se sentit encore plus coupable en voyant Nori devant lui, il semblait être prêt à partir. Et à cause de lui, sa soirée était fichue. En temps normal, le jeune homme serait reparti en s’excusant et en faisant de l’humour pour excuser sa venue, mais il n’était pas dans son état habituel. À quoi cela servait d’apprendre à protéger son cœur, si ce dernier flancher de temps à autre sans aucune raison valable ? Était-ce cela être humain ? Où était-il trop faible pour faire ce métier ? Peut-être qu’il devait penser à une reconversion, médicomage n’était pas le seul métier du coin. Beaucoup permettait d’aider les personnes, n’est-ce pas ?

Aiden avait du mal à se reconnaître. Cet humour douteux ne lui ressemblait. Il ne se comprenait pas non plus. Alors l’expression d’incompréhension qui s’affichait sur le visage de son aîné n’avait rien de surprenant pour le jeune homme. En réalité, c’était sûrement l’une des rares fois ou l’Asiatique avait honte de lui. Honte d’être un médecin incapable de sauver une patiente, honte de se trouver là assis sur le sol chez une personne qui n’était pas réellement son ami. Honte de son attitude. Honte. Comment ferait-il pour se regarder dans un miroir demain ? Et le jour d’après. Il perdait des patients tous les jours, mais cette fois-ci était différente. Cette fois-ci cette mort l’avait ébranlé. Pourquoi ? Pourquoi cette patiente et pas un autre ? Par Merlin ce qu’il pouvait être complexe. S’il continuait ainsi le jeune homme aurait certainement un mal de tête à gérer en plus de supporter la douleur dans sa poitrine. Les différentes étapes qu’il avait effectuées avec cette patiente se rejouaient dans son esprit. Le médecin essayait de trouver la faille, l’erreur qu’il avait commise. Cette faute qu’il avait menée au décès d’une patiente jeune et enceinte. Le bébé n’avait pas survécu, bien trop prématuré. Malgré l’avance et la magie, parfois les cas n’étaient pas soignables. Il ne pouvait pas sauver tout le monde et cela le rendait malade. Il en était malade, mais dans la plupart des cas il gérait la crise. Mais pas ce soir. Ce soir il était ailleurs. Chez Nori. Aiden devait arrêter de réfléchir autant. Le dénouement final était plutôt simple. Quoiqu’il se dise. Quoiqu’on lui dise, une chose était sûre. Il avait bel et bien tué cette patiente.

Il n’avait tué personne ? Ce n’était pas ce que le mari de la femme lui avait. Et évidemment que si, il était responsable. C’était sa patiente, qui d’autre en aurait été responsable en dehors de lui ? Le ton brûlant de Nori stoppa les dernières larmes qui coulaient encore le long de ces joues. Un accident ? Comme si la raison de la mort, accidentelle ou non, changeait les choses. La femme et son enfant restaient mortes et le mari veuf. « On ne peut pas faire d’erreur. Alors non, ce n’était pas un accident, j’ai mal fait mon métier. Je suis responsable de sa mort. » Lâcha-t-il platement.

La peine l’envahissait, Aiden avait besoin de contact, c’était dans sa nature, il avait besoin de sentir la chaleur d’un autre corps contre le sien. Besoin de sentir une pression contre sa peau. Une présence. Sans réfléchir, le jeune homme s’était mis sur ces genoux avançant à quatre pattes vers son aîné. Il tendit une main tremblante en prononçant le prénom de ce dernier dans un souffle. Alors que sa main allait rentrer en contact avec Nori, ce dernier le stoppa net, lui ordonnant de ne pas le toucher. Son ton froid, presque méchant, le fit frissonner et l’empêcha de faire un mouvement de plus. Ramenant sa main vers lui, Aiden recula quelque peu. « Je.. euh… je suis désolé… j’avais oublié que nous étions différent à ce sujet là… » Tenta-t-il de dire en rigolant. Ce qui aurait dû sonner comme un rire ressembla plutôt à une personne qui s’étouffait.

Évidemment que c’était un mensonge. Aiden se souvenait parfaitement que son compatriote avait horreur des contacts physiques, même si lors de leur première rencontre, il avait réussi à supporter ceux de l’Asiatique. Sans doute à cause du gaz hilarant. Mais, il avait espéré que cette fois-ci ne serait pas différente. Pourquoi ? Parce qu’être avec Nori n’était pas prise de tête, cela ne l’avait pas été à l’hôpital en tout cas. Alors qu’il allait parler pour rompre ce silence insupportable et s’excuser une nouvelle fois se tut. La main de Nori se posa devant ces yeux. Après une seconde d’hésitation, le jeune homme se contenta de fermer les yeux sans répliquer.

Peut-être était-il stupide, néanmoins, l’Asiatique ne pouvait s’empêcher d’avoir confiance en son aîné. Peut-être était-ce pour cela qu’il était venu ici ? Et non uniquement parce qu’il n’avait pas de réelle amitié à cause de son travail ? Perdu dans ces pensées, le jeune homme ne sentit pas les lèvres poser contre les siennes tout de suite. Son cerveau mis quelques millièmes de seconde avant de lui envoyer l’information. Surpris, Aiden continua de ne pas bouger.

La main devant ces yeux était partie. Aiden voulut regarder son aîné dans les yeux, mais ce dernier se levait déjà pour partir dans la cuisine chercher de l’alcool. Un froncement de sourcil plissa le visage du médecin qui restait planté là, dans le salon. Posant délicatement un doigt sur ces lèvres, le jeune homme regardait dans la direction qu’était partie Nori. Il le savait, ce baiser n’avait rien de sentimental. Pour aucun des deux. C’était un simple jeu. Toutefois, ce baiser lui avait permis d’éteindre sa douleur pendant quelques instants. De la faire taire. Mais, il ne pouvait embrasser son aîné toute la soirée seulement parce que cela le soulageait ?

Sans réfléchir, Aiden se leva et alla rejoindre Nori dans sa cuisine. Ce dernier semblait perturbé. Il pouvait le comprendre, l’embrasser avait dû être une chose dure à faire pour lui qui déteste le contact, il aurait dû s’en excuser de le déranger et lui en demander autant. Mais, son cerveau n’avait pas envie de fonctionner ni d’être raisonnable ce soir. Avec douceur, le métamorphomage prononça le prénom de son aîné. S’approchant de lui, il le bloqua contre le meuble derrière lui, l’empêchant de fuir de nouveau. Son regard se posa sur les lèvres de l’Asiatique. « Désolé Nori.. » Dit-il avant de se pencher pour poser à son tour ces lèvres contre celle de son aîné pour l’embrasser. Aiden pressa ces lèvres contre celle de Nori avant de lui mordre la lèvre inférieure en se reculant légèrement. Un soupir de soulagement s’échappa de ces lèvres. Bloquant toujours son aîné, Aiden garda les yeux fermés. « Il va nous falloir beaucoup d’alcool, parce que je doute que tu aies envie de m’embrasser toute la soirée pour faire taire cette douleur. » Murmura-t-il son visage toujours aussi proche.


©BESIDETHECROCODILE



Smile despite your tears

If I say that things are hard with a crying face
Will it really get better?
If I cry and say it hurts, who will have a harder time?
Everyone will be fine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Ven 3 Fév - 20:33

Ça ne serait pas la première fois. Dans le passé, Nori avait déjà agi de la sorte, ruinant l'honneur de sa famille sans y réfléchir plus que cela. Vivre dans la peur ne lui paraissait pas encore être une réalité à l'époque, alors qu'il fuyait à Tokyo pour s'enivrer dans des fêtes sans le moindre sens. Oh, qu'il était bon d'aller contre les règles, de sentir la colère de sa famille résonner tout autour de lui jusqu'à l'étouffer. Peut-être était-il un masochiste, pour continuer à se rapprocher des gens alors que son cœur lui dictait de fuir le plus loin possible. Embrasser des garçons, quel crime odieux. Presque aussi grave que de frapper son propre enfant ou de contrôler toute son existence pour s'assurer une place sur un trône de fer recouvert d'épines.

A quoi bon aller contre cette nature dangereuse et malsaine qui encourageait à Nori à gravir le plus de marches possibles uniquement pour se jeter du haut de l'escalier à la fin. Le jeune homme n'ignorait pas que sa manière de gérer la situation était peu recommandable. Impossible cependant de transmettre le moindre amour, une quelconque étreinte, en n'ayant pas eu un tel privilège dans sa jeunesse. Il avait plus accepté le contact de la part d'inconnus lors de soirées arrosées qu'au sein de la demeure familiale où l'air gelé d'Hokkaido semblait s'infiltrer dans chaque pièce. Sauf que Aiden n'était pas ainsi. Son comportement n'était généralement qu'un jeu, une vaste plaisanterie qui n'avait pas pour but de causer la moindre souffrance. Il n'était pas une créature malfaisante qui hantait les lieux cachés des mortels.

Nori aurait mieux fait de lui tendre la bouteille pour ensuite fuir l'appartement. Moins de risque sur le long terme, et son frère aurait même pu accepter de se débarrasser du corps en cas d'accident. Dégoûtant. Pourquoi est-ce que son esprit était-il ainsi ? Aussi défaitiste, à imaginer Aiden étendu de tout son long sur le tapis, dénué de vie. Ses ongles vernis laissèrent une faible marque sur le comptoir de la cuisine alors qu'il ne souhaitait qu'une seule chose ; un peu de solitude. Son encéphale risquait bien de s'enrayer à ce rythme, de l'encourager à mettre son fardeau dehors, ou pire encore, à l'embrasser une seconde fois. Le deuxième choix était le plus problématique, puisqu'il impliquait de nouer un lien avec quelqu'un.

Dommage qu'il n'ait pas de ruban rouge dans son appartement, quitte à vouloir provoquer le destin. Sauf que rien de toute ça n'allait se produire. Le lendemain, l'appartement serait libéré d'Aiden qui pourrait sans doute retourner travailler dans quelques jours. Ou alors l'autre allait se foutre en l'air parce qu'ils n'étaient que des abrutis incapables de se comporter normalement et de ne pas se briser en mille morceaux comme le vase que sa mère avait balancé sur le sol un jour. Une sublime chute qui avait abîmé le salon d'une manière suffisante pour que sa génitrice ne quitte pas ses appartements pendant une semaine.

Aiden n'allait pas venir. Nori ne s'attendait pas un instant à être suivi. Sans doute qu'il pensait sa lâcheté communicative. Avoir touché une personne ainsi, sans la moindre honte alors que cet appartement n'était qu'une cage dorée où son père l'avait placé, c'était une erreur. Tout comme celle, médicale, du cadet. Les médecins n'étaient pas des dieux, et l'on ne pouvait toujours attendre des miracles de leur part. Le Japonais n'ignorait pas cette cruelle vérité, même s'il savait que l'appliquer à sa propre personne était toujours plus complexe. Perdre un être cher pouvait vous retirer tout stabilité, non pas par la mort en elle-même mais l'absence qui suivait. Ce gouffre dans le plus profond de votre âme qui vous rongeait encore et encore.

Les pas qui résonnèrent soudain le firent se retourner, oubliant le comptoir meurtrit. Oh. Son corps se tendit, et ses doigts s'agrippèrent avec force à la surface contre laquelle il se retrouva. De quel droit est-ce qu'il agissait de la sorte, à le toucher sans même demander ? Les excuses n'en étaient pas véritablement, seulement une façon de faire croire que rien n'était de sa faute. Autant Nori pardonnait une mort indirecte, voir deux, autant ceci était différent. Plus intime, et son cœur battait si fort qu'il se sentit presque mal.

Pendant un instant, son esprit se vida de la moindre pensée, puis la morsure le ramena à la réalité. Une un peu cruelle, où les yeux de son cadet étaient un peu gonflés à cause des larmes. Une main qui tremblait légèrement attrapa le col du plus grand, et il le tira un peu plus près. Rétrospectivement, l'idée en elle-même était plus que stupide, sachant que Nori ne supporterait la situation que quelques secondes. Il força Aiden à se baisser un peu de nouveau, déposant un baiser sous son œil, là où la peau était rougie.

Puis, lentement, ses lèvres descendirent jusqu'à celles d'Aiden. Et il les mordit sans la moindre douceur, pour égaler ce que l'autre avait fait. « Tu me fais chier Aiden-kun, si tu savais. » Tiens, son Japonais semblait reprendre un peu le dessus, au vu du terme qu'il utilisait pour s'adresser à l'autre homme. Sans prévenir, Nori lâcha le plus jeune. Puis il se hissa sur le comptoir pour s'y asseoir et ainsi mettre un peu de distance entre eux. Ses jambes se balançaient doucement dans l'air, quoiqu'il évita de donner des coups de pied à Aiden. Un peu comme à l'hôpital. Ses mécanismes de défense ne changeaient pas tant que ça au final.

La bouteille à ses côtés paraissait être la promesse qu'ils ruineraient un peu plus leur soirée. Pour célébrer la déchéance de cette dernière, Nori décida de boire quelques gorgées. Le jeune homme appréciait l'alcool Japonais un peu fort, bien qu'il évitait de boire en général. Il tendit la bouteille à son ami ensuite, espérant que l'autre n'irait pas la finir d'un trait. Ce n'est pas comme s'il pouvait en piquer au boulot non plus, le patron faisait attention.

« T'embrasses toujours les gens que tu connais à peine ou bien je suis juste trop beau pour toi ? » La plaisanterie était moins acide que ses paroles précédentes, la preuve que Nori parvenait à se détendre. La question n'était pourtant pas des plus judicieuses vu son obsession avec son apparence. D'ailleurs, il se demandait à quoi ressemblait véritablement Aiden. Avec sa mauvaise vue, il ne pouvait pas distinguer parfaitement les traits de son visage, ce qui était dommage. L'autre était mignon quand même, comme un jeune dinosaure plein d'entrain près à se nourrir de ses congénères.

« J'ai jamais fait ça avant. Consoler quelqu'un j'veux dire, c'est pas dans le guide familial. Aiden-kun. » Le prénom lui échappa sans raison après ses phrases précédentes. Nori pressa sa joue contre la paume de sa main, observant le cadet qui risquait bien de vider ses réserves d'alcool avant de fuir dans la nuit. Sans doute qu'il allait s'incruster là toute la nuit. Pas que l'aîné ne puisse vraiment le mettre dehors de toute manière. Ils étaient proches ; amis ou une connerie dans le genre.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Modo + Help to rule the world

+ photo :
+ avatar : Kim Jonghyun
+ âge : 24 ans
+ doublon : Alaska L. Azarov +Chris Harper
+ messages : 323
+ date d'inscription : 28/12/2016
+ commentaires :
You dont need to know me for loving me
I'm kinda cute

But i will always save your life



MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Ven 3 Fév - 21:58



❝ I can't breath..I kill someone...Help me, pelase... ❞


Aiden & Nori
All good things must come to an end, but all bad things can’t continue forever.△
L’univers ne tournait pas uniquement autour d’Aiden, mais ce dernier avait tellement du mal à réfléchir en ce moment, comme si son cerveau subissait les effets de l’alcool. Les choses auraient pu mieux se passer, autant pour lui que pour Nori à qui il faisait subir sa présence. Et pourtant, le jeune homme ne se sentait pas désolé. Pour le moment en tout cas. Les seules choses qui importaient maintenant étaient de faire taire ce sentiment qui l’étouffait et étrangement il était certain que son aîné était la personne parfaite pour faire ce travail. Malgré ces airs et ces attitudes de tombeur, Aiden n’avait jamais embrassé un garçon. Il était curieux à ce sujet, mais n’avait jamais pris le temps d’essayer l’expérience. Malheureusement, cette dernière ne tombait pas forcément au meilleur moment.

Son envie de s’amuser était encore plus grande, il le savait, quand l’alcool coulerait dans ces veines il n’aurait plus aucun contrôle, ou presque, sur sa personne. Néanmoins, il savait que l’alcool était la seule chose qui endormirait ces sentiments forts. Cette culpabilité qui allait le rendre fou. Dingue. Barjo. Cinglé. Jusqu’à présent en tout cas, il pensait que le seul moyen de faire taire la douleur était l’alcool, mais ce soir il découvrait une nouvelle possibilité. Une nouvelle façon de faire. Pourquoi n’y avait-il pas pensé plutôt ? Non pas qu’il pensait rouler des pelles tous les jours à Nori, mais se perdre avec une inconnue dans ces bras pouvait être une solution. Ah. Si seulement il était ce genre d’homme, mais ce n’était pas son cas.  

Un profond soupir s’échappa des lèvres du jeune homme qui avait désespérément envie de contact de la part de son aîné. Il savait que son attitude était plus que déplacé envers l’Asiatique, mais que pouvait-il faire de plus ? Partir alors qu’il était si bien ici ? Il se sentait étrangement calme dans cet appartement et bien que ces yeux fussent encore rougis par les lames, le médecin respirait un peu mieux. Après le baiser avec Nori, le jeune homme resta pendant quelques instants assis sur le sol. Son doigt sur ces lèvres. Il avait consciente que le brun n’avait aucune idée de comment réconforter les gens, il l’avait deviné et cela s’était confirmé au début de son arrivé, mais sa réaction le surpris.

Aiden savait à quel point l’homme détestait les contacts physiques. Que devait-il faire maintenant qu’il était dans la cuisine pour prendre de l’alcool. Devait-il prendre la fuite sans se retourner. Retrouver le froid glacial du vent dans les rues de Londres où devait-il rester chez Nori et peut-être même le rejoindre dans la cuisine. En réalité, l’Asiatique était perdu. Son esprit oubliait peu à peu la raison de sa venue dans ce lieu. Il semblait plus calme, même si la culpabilité serrait toujours son cœur cela commençait à devenir supportable. Presque.

Ces jambes commençaient à s’engourdir à force d’être assises de la sorte sur un sol dur, malgré le tapis. Aiden se releva. Son regard fixa la porte par laquelle son aîné avait disparu. Une fois de plus, pour la deuxième fois de la soirée, ces jambes prirent la décision pour lui. Le médecin marcha en direction de la cuisine s’en vraiment s’en rendre compte. Il comprit ce qu’il venait de se passer quand il aperçut la silhouette de Nori qui serrait le comptoir avec force. Après un bref moment d’hésitation, il se dirigea vers Nori. Sans vraiment de douceur, Aiden bloqua son aîné contre le meuble qu’il tenait. Ces mains se posèrent de chaque côté du corps de l’Asiatique sur le comptoir.

Ces excuses n’en étaient pas vraiment, il le savait. Pour une fois depuis longtemps, le jeune homme agissait en égoïste. Ce baiser l’aidait à se sentir mieux et pour une quelconque raison, le jeune homme voulait retenter l’expérience. Savoir si c’était un coup de chance ou non. Avait-il imaginé ce soulagement ? Il se pencha doucement, presque avec tendresse, et embrassa avec délicatesse les lèvres de son aîné. Lèvres qui étaient particulièrement douces avec un arrière-goût de sucré. Le sentiment de soulagement s’écoula une fois de plus dans tout son corps. Aiden se recula son visage après avoir mordu les lèvres de Nori. Leurs corps étaient toujours proches et leurs lèvres à seulement quelques centimètres l’une de l’autre.  

La main de son aîné attrapa son col et le tira un peu plus près de lui. Surpris, le jeune homme se laissa faire. Il attendait à tout sauf à cette réaction de la part de son aîné. Se laissant manipuler comme une poupée, Aiden se baissa pour être un peu moins grand. Ces yeux s’agrandirent de surprise quand Nori déposa un baiser sous l’un de ces yeux.

Alors que le jeune homme ouvrait la bouche pour répliquer, ces lèvres furent mordues, comme une vengeance, par Nori. Un léger sourire s’afficha sur le visage du jeune homme « Nori… » Il avait murmuré ce prénom avec tellement de tendresse qu’il se surprenait lui-même, il n’était même pas sûr de l’avoir dit. Aiden passa sa langue sur ces lèvres un peu blessées son regard plongé dans celui de son aîné. « Heureusement que je suis mignon alors et que j’ai des mains extrêmement douce et habile pour me rattraper, n’est-ce pas Nori ? » Évidemment sa phrase était à double sens. Il ne savait pas pourquoi, mais cette taquinerie lui redonnait du baume au cœur. Puis l’une des scènes de l’hôpital, de leur rencontre, se rejoua devant lui. Nori s’assit sur le comptoir laissant ces jambes balancer sans toucher Aiden. Ce dernier écarta simplement les jambes pour ne pas être frappé, laissant ces mains posées sur le comptoir bloquant toujours un peu son aîné.  

L’Asiatique observa son hôte boire quelques gorgées dans la bouteille qui se trouvait à ces côtés quelques secondes plutôt. Puis, après avoir bu, Nori lui tendit ladite bouteille. Sans vraiment hésiter le jeune homme la prit dans sa main et but seulement quelques gorgées avant de faire la grimace. Ça c’était de l’alcool fort. Aiden rendit la bouteille à son propriétaire pour reprendre sa position initiale. De nouveau un faible sourire traversa son visage.

« Non uniquement toi. Tu es bien trop irrésistible. » Commença-t-il avant de caresser la joue du jeune homme, un petit rictus moqueur en coin de ces lèvres. « Et maintenant que je sais que tu embrasses comme un dieu, tu risques de ne plus pouvoir te débarrasser de moi. » Aiden regardait son aîné dans les yeux en essayant de faire taire cette culpabilité qui venait de se repointer. Voilà qu’il s’amusait alors qu’il venait de dire à un homme que sa femme et son enfant étaient morts.

« Et moi je n’ai jamais embrassé un garçon. Nous avons tous deux eux des premières fois ce soir. Je suis désolé pour ma présence, Nori… je sais que ce n’est pas dans ton registre, mais… je savais plus ou moins que je serais bien avec toi. » Dit-il avant de hausser les épaules ne trouvant pas les mots qu’il avait voulu dire. Il aurait aimé justifier sa présence chez son hôte d’une meilleure façon, mais il n’avait pas de réponse à cette interrogation, pourquoi lui ? Aiden reprit la bouteille et but une nouvelle gorgée. Il grimaça. C'était vachement fort son truc quand même.


©BESIDETHECROCODILE



Smile despite your tears

If I say that things are hard with a crying face
Will it really get better?
If I cry and say it hurts, who will have a harder time?
Everyone will be fine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Sam 4 Fév - 12:42

Aki n'aurait pas hésité à le balancer par une fenêtre pour un tel crime. Celui d'inviter en sa demeure un être aussi abject qu'Aiden. Son cadet possédait tous les défauts du monde, de son genre, ou bien son identité, au sang teinté de misère qui coulait dans ses veines. Et pourtant, la couleur du sien n'était guère différente. Le liquide carmin contrôlait leur existence dans les deux cas. Difficile d'accepter cette vérité, de se dire qu'il était possible de construire quelque chose sur ce qui était un champ de bataille dévasté. Nori ne croyait qu'en les cartes, et des règles qui lui donnaient envie de hurler ou bien de rire jusqu'à s'en briser la voix. L'amitié, ou qu'importe ce qu'ils étaient en train de pratiquer, n'était pas supposée avoir beaucoup de sens. Difficile de prêcher un futur parfait, alors qu'il se comportait comme le premier pêcheur venu devant le fruit défendu.

Enfin, tout cela n'était qu'un secret de plus. Un autre à ajouter à une longue collection familiale. Aucun danger à en accumuler de plus en plus, il y avait encore juste assez de place dans son cœur pour y enfouir les lèvres glacées de son cadet. Il était pitoyable, avec son air de chien battu, et la détresse qui semblait s'écouler de sa bouche comme une princesse vomissant serpents et crapauds. Peut-être qu'un jour, ils s'affronteraient. Ennemis dans une guerre où les médecins sont souvent des victimes collatérales. La pensées lui tordit les tripes assez fort pour qu'il en oublie comment respirer pendant une seconde. Puis tout lui revint, et sa poitrine se souleva de nouveau au rythme du tambour incessant caché sous sa cage thoracique.

Ils étaient dans un bon pétrin, et heureusement qu'une seule bouteille était à leur disposition. La verser dans l'évier aurait été un crime abject, même si Nori songea que ça serait l'unique solution si Aiden décidait de devenir un sombre idiot au contact de l'alcool. Chose probable au vu de la situation. Si seulement l'autre avait accepté de se reculer un brin, l'aîné aurait été plus à l'aise. Tant de proximité allait cinq minutes mais pas plus. Et bientôt, il ne doutait pas qu'un coup de pied risquait de partir. Pas tout de suite pourtant, Nori était occupé avec d'autres soucis.

Ses mains étaient loin d'être douces et délicates, qu'importe le vernis dont il se servait pour peindre ses ongles. Les étoiles sur ces derniers étaient réconfortante en quelque sorte, bien que cela lui faisait songer à ce don terrible qui avait réussi à prédire la tragédie dans la vie d'Aiden. Mais ce n'était pas sa famille, ce n'était pas une personne qu'il connaissait directement qui s'était vidée de son sang dans une chambre stérile sans quelqu'un à ses côtés. Donc, Nori pouvait occulter le problème. Qu'importe la cruauté occasionnée par de telles pensées. « Tu racontes n'importe quoi. » Son ton était dénué de colère, et l'aîné scruta du regard la descente de sa pauvre bouteille qui méritait mieux que d'être écoulée dans de telles conditions.

Remarque, il avait rarement l'occasion de boire, car seul ce n'était guère intéressant. Et puis, ce n'était pas avec sa famille coincée que Nori aurait tenté l'expérience. Trop dangereux. Sans doute que le Japonais vivait dans un monde trop dur, où il lui fallait se méfier des autres en permanence. Et c'était épuisant. « Vire tes mains de là. » Ou plutôt la seule qui était encore posée sur le comptoir. L'espace entre eux commençait à manquer, et c'était désagréable pour celui qui ne supportait pas de telles situations.

Le contact sur sa joue ne fit que renforcer ce sentiment. Au vu de la douleur d'Aiden, il évita de le repousser trop brutalement, même si son regard sombre indiquait clairement la tempête qui risquait d'exploser si le second asiatique ne se décidait pas à lui ficher la paix pendant quelques minutes. « Je sais, je dois toujours être beau. » Devoir, pas le verbe le plus approprié. Comme si sa mère était derrière lui, à murmurer des paroles dénuées de sens au sujet de son visage qui devait rester le plus beau trésor en ce monde. Se souvenir de cette femme qui possédait une grande emprise sur lui était malvenu et Nori recula un peu sa tête pour échapper au contact contre sa chair. L'humour d'Aiden était complexe à cerner à cet instant, et l'aîné n'était pas sûr de pouvoir y répondre de la même manière.

« J'ai déjà embrassé hommes et femmes. Lors de fêtes à Tokyo en majorité. » Un aveu un peu plus doux, car les souvenirs liés à cela étaient plutôt positifs. Comme il était simple de fuir et de se perdre dans une musique aux antipodes de son éducation, toutes ces années auparavant. « Je ne suis pas mariable aux yeux des sangs-purs de mon pays à cause de tout ça~ » Cette fois ci, il s'autorisa un léger sourire, un qui était un peu bancal, voir même mauvais. Il était évident que Nori ne prenait pas ça comme une honte, mais au contraire comme un moyen d'échapper à sa famille.

Le jeune homme reprit la bouteille des mains de son invité en voyant sa tête. « Étranger. » Il utilisa le mot dans sa langue maternelle, pour se moquer de cela qui n'en comprendrait pas le sens. Au final le terme exact qu'il employa était plutôt insultant, sauf que Aiden n'avait pas besoin de le savoir. « Te soûler n'est peut-être pas l'idée du siècle, crétin. » Et puis, s'il y avait la moindre trace de vomi dans son appartement, ce n'était pas Nori qui allait se charger du nettoyage. Passer la serpillière avec la magie était bien assez épuisant comme ça au travail.

Pour échapper à son vis-à-vis, Nori se mit debout sur le comptoir, posant la bouteille dans l'évier tout en se redressant. A présent, l'autre lui semblait bien petit, mais il sauta rapidement sur le sol après avoir enjambé l'évier pour s'éloigner. « Touche pas, j'ai dit. » Agile comme un chat, le Japonais s'étira quelques secondes en levant ses bras au-dessus de sa tête pour ensuite reporter son attention sur son invité. « Tu peux pleurer autant que tu veux ce soir, mais demain il faudra que tu relèves la tête. » Oh, tiens on aurait dit Aki, avec son ton décidé. Pitié, la dernière chose dont Nori avait besoin c'était de s'exprimer comme son frère aîné.

Ce genre de truc un peu trop moralisateur et encourageant ce n'était pas sa tasse de thé. A ce sujet, est-ce qu'il avait un liquide favorisant l'endormissement dans ses placards ? Il en ouvrit un, et le referma juste avant que dix boîtes de thé ne lui tombent dessus. Bon, mauvaise idée. « C'est mon frangin qui dit toujours des choses comme ça. Je ne sais pas du tout quoi te sortir d'autre, la mort je ne la connais pas aussi intimement que toi. » En tout cas, ce n'était pas une nuit à tirer les cartes à Aiden. S'il prédisait un second malheur, il allait se retrouver à récupérer un corps dans la Tamise au lever du soleil. Ce qui aurait été agaçant parce que l'eau froide n'était jamais agréable.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Modo + Help to rule the world

+ photo :
+ avatar : Kim Jonghyun
+ âge : 24 ans
+ doublon : Alaska L. Azarov +Chris Harper
+ messages : 323
+ date d'inscription : 28/12/2016
+ commentaires :
You dont need to know me for loving me
I'm kinda cute

But i will always save your life



MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Sam 4 Fév - 22:27



❝ I can't breath..I kill someone...Help me, pelase... ❞


Aiden & Nori
All good things must come to an end, but all bad things can’t continue forever.△
Le goût des lèvres était si sucré, douce… non il ne pouvait pas pensé ainsi de son ami. Ce n’était pas un bout de viande uniquement bon à satisfaire ces besoins et à étouffer sa peine en se perdant en son contact chaud. Ami ? L’étaient-ils ? Après tout les deux jeunes gens ne s’étaient pas réellement vus depuis leur rencontre à l’hôpital. Ce n’était pas l’envie qui manquait. Du côté d’Aiden en tout cas. Même s’il ne connaissait pas beaucoup l’homme qui se trouvait en face de lui, ce dernier n’était pas vraiment une personne très stable. Non pas qu’il soit dingue ou quoique soit d’autre, mais les relations avec autrui n’était pas dans ces capacités. Le fait qu’il soit serveur étonnait fortement le jeune homme, mais jamais il ne fera une remarque. Chaque personne suivait son chemin comme bon lui semblait, la vie était remplie d’une multitude de possibilités toutes bonnes à explorer. Aucun chemin n’était bon ou mauvais. Le monde après tout n’était ni tout blanc ni tout gris. Parfois les adultes semblaient l’oublier, le monde semblait l’oublier. La notion de gentil ou de méchant était surfaite. On ne naît pas entièrement bon ou entièrement mauvais. Ce sont nos actions qui définissent qui nous sommes. Et mettre dans des sacs des personnes seulement sur ces actions était stupide. Comment peut-on juger quelqu’un sans connaître son histoire ?

L’envie de se replonger dans les lèvres de son aîné tellement fortes que cela en devenait difficile pour le jeune homme de se retenir. Ce n’était pas un bout de viande. Voyons Aiden reprend-toi ! Il aurait voulu se reculer, laisser de l’espace entre Nori et lui. Il aurait du, mais il ne le fit pas. Cette chaleureuse était terriblement réconfortante, aussi terrible que son comportement était égoïste au possible. Le savoir aussi proche devait être une torture pour son aîné qui haïssait plus que tous les contacts physiques. Ce que lui imposait Aiden était bien pire, mais en même temps lequel des deux avait commencé à embrasser l’autre ?

Oui c’était une réflexion égoïste et immature, mais après tout c’était lui le plus jeune. N’avait-il pas le droit de se comporter de temps à autre comme un enfant capricieux ? Son enfance avait été joyeuse certes, mais sa mère l’avait élevé seule, il ne s’était jamais permis d’être égoïste, ni capricieux. Tout comme au travail. Ce n’était pas une chose envisageable. Alors, au moins une fois dans sa vie, le jeune homme voulait penser à lui, à son bien-être. La bouteille était une bonne solution pour ne pas plonger dans ces besoins primitifs. Le goût était immonde. Aiden faillit s’étouffer, mais finit quand même par reprendre une autre gorgée. C’était une boisson qu’il n’avait jamais bu et qui devait se limiter à un seul verre de consommation si on ne voulait pas finir bourré.

Levant les yeux au ciel, le médecin soupire profondément en plongeant ces yeux dans ceux de son aîné. Ce dernier n’avait pas pris avec humour la phrase qu’il avait faite sur la tendresse et la délicatesse de ces mains. C’était d’ailleurs un fait avéré souvent ces patients aimaient le souligné, il n’inventait rien et ne disait pas cela pour se faire du zèle. « C’est moi qui dois essayer de te détendre ? J’aurais pensé que l’inverse se produisait au vu de mon état. » Répliqua-t-il avant de reprendre la bouteille en buvant une nouvelle gorgée.

Une fois encore le besoin de toucher son aîné se ressentit en lui. Sa main droite se leva en direction du visage de Nori pour le caresser avec douceur. Que lui arrivait-il déjà ? Comment quelqu’un ne pouvait pas supporter le contact physique ? Aiden appréciait tellement. Il était vrai que l’éducation Sang-Pur de l’Asiatique ne l’avait certainement pas aidé, mais le médecin avait du mal à comprendre, à saisir ce qui pouvait être si terrible lors d’un contact physique. Pendant une fraction de seconde le jeune homme hésita à retirer sa main. Il n’avait pas réellement envie de le faire. Néanmoins, il finit par le faire quand même.

Comme un enfant capricieux, Aiden fit la moue parce qu’il n’avait pas eu ce qu’il voulait. Il se redressa laissant ces mains loin du comptoir et loin du corps de Nori. Toutefois, il ne se recula pas ce qui laissait une distance encore proche entre les deux êtres. « Tu dois ? Je suis certain que tu l’es naturellement, même au réveil. »  Que lui opposé encore son éducation stricte des parfaits petits sangs purs ? Étrangement, le jeune homme se sentait fier d’être un sang impur comme il l’appelait. Car il avait des choses que les autres ne posséderaient sans doute jamais. L’amour. Le bonheur. Il avait connu la tendresse et l’amour d’une mère. L’innocence et la pureté, juste le temps qu’il fallait avant d’apprendre à devenir adulte. En apprenant de ces erreurs. Sans pression. Toute cette chance qu’il avait eux, son aîné ne l’avait sans doute jamais obtenu.

« Je suis jaloux. Tu parles de ces fêtes avec tellement de douceur alors que tu ne le fais pas avec moi » avoua le jeune homme avant de prendre une nouvelle gorgée de boisson. Peut-être devrait-il freiner sur la boisson ? Il sentait déjà son esprit s’embrouiller, néanmoins ce n’était pas suffisant pour faire taire sa frustration. « Tu n’es pas un bout de viande. » Dit-il subitement en regardant les lèvres de son aîné. Mariable ? On ne choisissait pas avec qui on allait se marier. On se marier par amour, non ?  Une fois encore cela semblait être différent dans le monde de Nori. Ne pas avoir la possibilité de se marier avec la personne que l’on voulait. D’ailleurs, était-il fiancé ?

Aiden râla quand la bouteille lui fut prise des mains alors qu’il venait tout juste de reprendre une gorgée en grimaçant. Ne comprenant pas le mot que venait de dire son aîné, le jeune homme l’ignora complètement. C’était sans doute une insulte, il ne préférait pas savoir. Être rejeté physiquement était suffisamment difficile à avaler pour le brun alors si en plus il devait supporter les insultes cela aurait été de trop. « Trop tard ~ » répliqua-t-il en tirant la langue puis en se dandinant sur place comme s’il bougeait sur de la musique que seul lui pouvait entendre.

Nori s’échappa en montant sur le comptoir en posant la bouteille hors de portée pour le médecin qui croisa les bras sur sa poitrine. Il voulait jouer le petit dinosaure ? L’alcool commençait déjà à faire effet et Aiden continuait de danser, il prit sa baguette pour mettre de la musique afin d’accompagner ces pas de danse. « Je ne suis pas ton enfant Nori. » L’attitude du sorcier commençait à le fatiguer. Cette soudaine distance lui rappelait les événements qui s’étaient produits à l’hôpital. L’aîné s’était comporté exactement de la même manière. Subitement il changeait de comportement et cela épuisait le jeune homme. En temps normal il aurait été capable de gérer le chaud et le froid, mais pas ce soir. Il s’était trop battu, il était fatigué et las. « Mon sang impur te dégoûte tant que cela ? Mes faiblesses te dérangent ? » Cracha-t-il les yeux brillants comme si cette idée de dégoûté Nori le blessait.

Tel un prédateur Aiden se rapprocha de Nori qui venait de retourner sur le sol. Le jeune homme l’attrapa pas les hanches et le rapprocha subitement de son corps. Son visage se rapprocha de celui de son aîné, son souffle chaud caressant la peau de Nori. « Je t’aime Hyung. » Dit-il en l’embrassant avec ardeur avant de le lâcher et de s’écrouler de rire. Il lui fallut quelques secondes pour se remettre de ce fou rire. Puis il se releva et se remit à danser en entraînant Nori avec lui. « Tu es tellement sexy et tes lèvres sont tellement douces ~ j’oublie que j’ai tué quelqu’un quand tu m’embrasses » Toujours en dansant, le jeune homme donna un coup de hanche à Nori avant de frapper l’une de ces fesses et de s’enfuir en rigolant vers le salon.



©BESIDETHECROCODILE



Smile despite your tears

If I say that things are hard with a crying face
Will it really get better?
If I cry and say it hurts, who will have a harder time?
Everyone will be fine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Sam 4 Fév - 23:52

Dans quel monde vivait donc cet hurluberlu ? Un dans lequel l'on pouvait choisir son destin, ou bien épouser qui on le souhaitait. L'amour, ils nommaient ainsi ce sentiment destructeur qui vous ravageait. L'esprit devenait second et l'organe qui battait au rythme du temps prenait le dessus, réduisant son hôte en un pantin s'élançant dans une cage dont il ne pourrait s'échapper. Et puis, ce n'était pas si terrible de ne pas donner son avis, lorsque les deux côtés acceptaient de faire un effort. Sans doute que Nori considérait l'amour comme un choix, et non comme une chance. Impossible pour eux de s'entendre sur un tel sujet, et de toute manière, ils ce n'était pas quelque chose dont l'aîné comptait parler. Il avait déjà bien assez à faire avec cette furie sombre qui ne cessait de lui voler son alcool.

Les festivités passées étaient un peu amères à présent, presque trop lointaines et les fêtes à Londres ne possédaient pas la même énergie. Il aurait été incapable de dire pourquoi, mais la barrière de la langue pesait assez lourd dans la balance. Ne pas être en mesure d'utiliser sa langue maternelle l'épuisait au point que les visites de son frère devenaient parfois acceptables, ne serait-ce que pour retrouver une stabilité verbale. A l'inverse de son équilibre mental, qui était toujours en équilibre. La remarque sur le bout de viande était ridicule, et il se demanda s'il devait confier à Aiden que les trucs de chair c'était pas son truc. Mais il doutait que le cadet puisse comprendre ça dans son état. Sans doute qu'il avait besoin d'une épaule sur laquelle pleurer et pas de baiser. Sinon, Nori pourrait toujours le balancer dans un club de strip-tease moldu pour ensuite se barrer. Ces derniers devaient bien exister un peu partout en ville.

Hors de question de gaspiller son forfait téléphonique pour une hotline en tout cas. Son budget ne permettait pas ce type d'écart. Et voilà que Aiden empirait la situation en continuant de boire un alcool qui était bien trop fort pour lui. Les Anglais n'étaient bons qu'avec la bière, visiblement. Nori poussa une mèche de cheveux derrière son oreille pour mieux observer ce sombre crétin qui semblait prendre un malin plaisir à agir comme quelqu'un de son sang. Oh, c'était peut-être un peu trop violent ça. Lui aussi devait arrêter de boire maintenant. Autrement, tout allait encore se briser, et il en avait marre de recoller les morceaux à chaque fois.

A peine parvint-il à fuir l'atmosphère oppressante du comptoir que la musique le dérangea. Maintenant, les voisins risquaient de se plaindre, quoique ce n'était pas très fort. Pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas obtenir un peu de silence, pour une fois ? Sans doute que l'abus de contact précédent ne l'aidait pas à se sentir à l'aise. Nori portait un trop lourd bagage émotionnel et là il avait envie de le balancer dans la gueule d'Aiden et de lui ordonner de se calmer. Mais c'était sa personne qui l'avait laissé boire. Donc il devait un minimum assumer son erreur.

La baguette n'aurait pas du être sortie, ça c'était une évidence. Pas que Nori ne puisse lui arracher des mains, puisque ce n'était pas la sienne. D'ailleurs où était-elle ? Ah oui, dans sa chambre. Un brin agaçant, bien qu'il ne compait pas s'en servir dans son état. Quoique moins éméché que son camarade, il ne se faisait pas confiance avec certaines choses. Infantiliser cet idiot ne semblait pas si malvenu que ça puisque son cadet ne parvenait pas à agir de façon responsable. En théorie, la soirée aurait pu être amusante, sauf que les circonstances étaient tragiques, et que Nori ne voulait pas tout réparer. Ou plutôt, il en était incapable.

Avant qu'il ne puisse répliquer face à l'attaque verbale de son ami, ce dernier se transforma en un dragon assoiffé de chair. Cette brusque étreinte fut immédiatement déplaisante, comme si l'autre comptait s'accrocher à lui telle une moule à son rocher. Et le Japonais n'était pas vraiment du genre à rester immobile pendant des heures en attendant la marée. Il préférait se jeter à l'eau directement et dériver toute la nuit.

Le coréen était un terrible tue l'amour pour le second asiatique. Hyung et puis quoi encore. Bon, il était vrai qu'il lui donnait du kun, mais quand même. Un brin dérangé par le terme, Nori le fut encore plus par le baiser trop torride à son goût et surtout la main baladeuse qui s'autorisa un geste qui risquait de provoquer la fin tragique d'Aiden. Mort après avoir taper les fesses d'un membre du SPMB, quelle tristesse. De quel droit était-il ainsi ? Un sale profiteur qui commençait à lui taper sur le système avec ce contact permanent qui lui fit penser à des choses toutes plus terribles les unes que les autres.

La beauté attirait parfois ce type de comportement, sa mère l'avait prévenu. Sauf que ce n'était pas du tout similaire. Aiden était dévasté, et certainement pas en quête d'une proie facile. S'énerver ne servirait à rien. Sauf que Nori en arriva à sentir son esprit fléchir sous le danger qui paraissait imminent. Une vengeance était nécessaire, ne serait-ce que pour s'assurer que l'autre n'irait jamais plus loin, qu'il ne lèverait jamais sa main contre le Japonais. Il était terrible de s'inquiéter de quelque chose qui n'avait aucune chance de se produire.

Une fois seul, Nori s’aspergea le visage d'eau glacé. Son maquillage magique tiendrait le coup parfaitement de toute façon. S'il avait eu sa baguette à portée de main, sans doute qu'il aurait fait voler Aiden à travers la pièce. Sauf que non, ça n'aurait rien arrangé, au contraire. Telle une furie, il se retrouva cependant à quitter la cuisine pour rejoindre Aiden et faire quelque chose, n'importe quoi. Juste assez pour obtenir quelques secondes de silence.

« Le sang, ça n'a rien à voir avec l'amitié, c'est une histoire de supériorité, mais tu as mieux réussi ta vie que moi, donc j'ai rien à en dire. » Son accent Japonais se fit plus fort, tout comme sa voix, alors qu'il avançait vers celui qui l'avait blessé. Pas exprès, certes, mais ça faisait quand même mal.

« Ta gueule, ta gueule, Aiden ! » Ses doigts tirèrent sur ses propres cheveux assez fort pour que quelques fines mèches se retrouvent sur le sol. Seulement un raté pouvait réagir ainsi. Et son foutu don n'avait rien prévu de tout cette merde. Rien au sujet de sa personne. Peut-être que Aiden était la clef de la survie magique ! Le seul être capable d'aller contre le destin.

Quelle blague. Il n'était qu'un médicomage foireux qui butait ses patients par manque de talent.

« Tu sais que ça me fait chier quand tu me touches. Tu le sais, mais tu t'en fiches. Tu ne vaux pas mieux que mes parents, qui pensent que me frapper c'est normal~ Ou que Aki-nii qui m'attrape le bras jusqu'à ce que j'ai mal parce que je suis un gamin stupide~ » Sa voix se transforma en quelque chose d'hystérique et Nori leva les yeux au ciel, comme pour démontrer l’absurdité de la conversation. Tout était parfaitement normal, il venait d'avouer son pire secret à un mec qu'il connaissait à peine et maintenant ils avaient un peu duel sympa sur lequel était le plus malheureux. Ses doigts laissèrent ses cheveux en paix après un moment, et le Japonais réalisa que sa respiration était devenue presque erratique.

Ses ongles laissèrent une marque ensanglantée sur l'un de ses poignets, le seul moyen que Nori trouva pour se ramener à la raison. Maintenant ses ongles étaient rouges, et le vernis était abîme. Laid, horrible, moche. Et il se retrouva les yeux baignés de larmes, sans que sa colère ne soit évacuée. « Qu'est-ce que tu crois ? » Le sang-pur se retrouva à murmurer, la gorge épuisée par ses paroles précédentes. « Je vais pas effacer ta douleur, ni la prendre sur moi. » Il s'appuya contre le mur, puis se laissa glisser contre ce dernier.

Aucune chance qu'il autorise ses larmes à couler. Nori ne pouvait pas se permettre d'être un individu à part entière, pas alors que sa famille souhaitait le modeler en une représentation parfaite de la beauté et du troisième œil tout en occultant la façon dont ces caractéristiques avaient causé uniquement de la souffrance à ses ancêtres. « Quand on me touche, je pense qu'on va me frapper. C'est amusant, hein ? Tu peux avoir pitié de moi et on peut oublier que des gens sont morts. » Pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas se taire et foutre la paix à Aiden. Ils ne méritaient pas cette merde, ni l'un ni l'autre.

Après un court silence, Nori soupira, mais le son semblait plus proche d'un sanglot étouffé. « C'est pas mon truc, de consoler les autres. Désolé. »  Le mot lui fit mal, cette preuve de faiblesse peu courante dans son vocabulaire. « Désolé. Désolé. » Dans sa langue maternelle c'était sans doute pire, mais il ne pouvait plus s'arrêter.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Modo + Help to rule the world

+ photo :
+ avatar : Kim Jonghyun
+ âge : 24 ans
+ doublon : Alaska L. Azarov +Chris Harper
+ messages : 323
+ date d'inscription : 28/12/2016
+ commentaires :
You dont need to know me for loving me
I'm kinda cute

But i will always save your life



MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Dim 5 Fév - 1:00



❝ I can't breath..I kill someone...Help me, pelase... ❞


Aiden & Nori
All good things must come to an end, but all bad things can’t continue forever.△

L’amour était une chose surfaite, des personnes prétendent aimer et finissent par se lasser. Jetant comme un déchet le cœur qu’il avait dans les mains. Plus jamais Aiden ne ferait confiance en l’amour, pour lui en tout cas, mais l’amour de sa mère était sincère. D’autres personnes vivaient en parfaitement harmonie, heureux et amoureux. Ce n’était pas parce qu’il avait perdu la foi en l’amour pour sa personne qu’il n’y croyait plus pour les autres. Nori était une personne bien trop précieuse à ces yeux pour qu’il l’imagine se marier avec quelqu’un qu’il n’aimait pas. Mais, en même temps, serait-il capable d’aimer un jour ? Son passé était heureux tandis que celui de son vis-à-vis était sombre, sans doute douloureux pour le concerner. Le présent devait l’être également. Son don, contrairement à celui du médecin, devait être un poids difficile à porter. Sans aucun soutien moral, le jeune homme ne savait pas comment son ami faisait pour ne pas craquer.

Voir le destin n’était pas une chance pour Aiden. C’était une malédiction. La vie n’était pas un unique et seul chemin que l’on empruntait tous. Ce n’était pas la vision que le jeune homme avait de la vie. Le destin était en réalité une multitude de chemins que l’on décidait de prendre ou de ne pas prendre, des montagnes à franchir ou à contourner. Chaque action, chaque décision avait son importance alors, non l’avenir n’était pas une chose que l’on pouvait prédire selon lui. Il suffisait d’un simple mouvement, d’une seule respiration pour que toutes les prédictions changent. Le destin n’est pas non plus une fatalité en soi. Les frontières sont infranchissables seulement si on décide qu’elles le sont. Lorsqu’une limite est atteinte au lieu de s’arrêter là bêtement il faut s’avancer encore plus loin. Envoyant au loin la limite jusqu’à en rencontrer des nouvelles et ainsi de suite. Vivre était une bataille. Qui de mieux qu’Aiden pût le démontrer ? Chaque jour il faisait face à la dure réalité de la vie.

Contrairement à certains, le jeune homme ne voyait pas la vie en rose. Néanmoins, ce n’était pas une raison pour que toutes les choses qui l’entourent aient un impact négatif. L’important dans ces moments d’obscurité était de retrouver le chemin de la lumière. Parfois, un simple sourire, une simple parole encourageante permettait de rallumer la lumière chez certaines personnes. L’homme est l’être le plus complexe que le monde connaît. Ces actions ne sont pas forcément logiques. Ces réactions sont parfois excessives. Un animal tue pour survivre, se nourrir, alors que l’homme lui est capable de tuer seulement pour son bon plaisir.

Malsain. C’était le mot parfait pour décrire les êtres humains. Incompétent et inutile. Au lieu de faire face à la vie, l’homme fuyait, tel un faible. Le danger faisait fuir les animaux aussi, mais cela avait rarement d’impact sur la vie de leur congénère. Aiden fuyait en ce moment même. La culpabilité d’avoir été un incompétent et la triste. Se noyer dans l’alcool n’était pas l’idée du siècle, mais c’était l’option la plus facile. Plutôt que de faire face il préférait engourdir ces sens, engourdir son esprit jusqu’à oublier sa peine. Demain était un autre jour. Peut-être boira-t-il aussi demain.

La musique résonnait à présent dans la pièce, les voisins ne feraient aucune plainte à son compatriote puisque le son était loin d’être fort. Son corps commençait à se détendre au rythme de la musique, ces pas se firent dynamiques, presque joyeux. Entendre des chansons moldus faisait un bien fou au jeune homme qui se laissait aller, oubliant la cruauté que pouvait être le monde magique. Son comportement n’avait rien de responsable, son attitude était inexcusable. Aiden se laissait aller à ces besoins primitifs sans le moindre remords.

Dansant comme si sa vie en dépendait, son corps réclama de nouveau la chaleur de son vis-à-vis qui venait de retourner sur le sol. C’est à pas de loup que le jeune homme se dirigea vers son aîné avant de l’embrasser avec fougue. Aucune délicatesse ne transpirait dans cette embrassade, seulement du désir animal, l’envie d’aller mieux. Sa main droite osa taper l’arrière-train de son aîné.

Une fois encore le jeune homme prit la fuite en s’enfuyant gorgé déployé dans le salon de Nori. Prononcé un mot en Coréen n’était pas dans les habitudes du jeune homme qui avait grandi en Angleterre. Malgré tous ces efforts sa mère n’avait pas réussit à lui apprendre plus que les bases et le jeune homme ne parlait aucunement le coréen. Il le comprenait, surtout les insultes, mais rien de plus. Jamais il n’avait eu l’intention de partir dans le pays d’enfance de sa mère et apprendre une nouvelle langue qui ne lui serait pas utile n’avait pas été une option envisageable pour lui. Aiden ne se doutait pas que ce mot entraînait un brin de dégoût pour Nori qui était un Japonais de pure souche. L’animosité entre ces deux pays n’était pas une chose qu’Aiden comprenait ni l’intéressait d’ailleurs. Il trouvait d’ailleurs l’accent de Nori extrêmement mignon et il aimait l’entendre parler en japonais, sa voix devenait si mélodieuse et douce quand il utilisait sa langue maternelle. Un vrai plaisir pour les oreilles sensibles à la mélodie de ce musicien du dimanche.

Nori était une personne élégante et d’une beauté presque irréelle, mais ce n’était pas les traits doux de son visage qui avait frappé le jeune homme. Bien que l’enveloppe physique ait un rôle important, une chose l’était encore plus selon le médecin. L’âme. Et celle du Japonais était terriblement torturée, mais belle. Comme un diamant à l’état brut, le jeune homme ne doutait pas de découvrir des trésors dès qu’il aurait pu s’approcher du cœur de l’âme de son aîné. Si ce dernier voulait le revoir encore après cet épisode. Il avait dépassé les bornes, il le savait. Parfois, même si franchir les frontières était importants, il était nécessaire de ne pas le faire. Et il n’aurait pas dû être ainsi avec la personne qu’il voulait considérer comme son ami.

Aiden était toujours en train de danser et de chanter dans le salon du propriétaire qui finit par le rejoindre quelques minutes plutôt. Le jeune homme ignora sa présence. Même si l’alcool embrumé son cerveau, il était loin d’être devenu un parfait crétin. Ce n’était plus à lui de se rapprocher de Nori. Si ce dernier voulait l’avoir dans son espace vital, il le lui ferait comprendre. En attendant, le médecin restait à l’écart, se perdant dans la musique.

Il faillit ne pas entendre les propos de Nori. Encore cette histoire de pureté de sang qui allait finir par le rendre malade. Malgré l’accent Japonais qui résonnait comme une mélodie dans les oreilles d’Aiden ce dernier ne put s’empêcher de lancer un regard noir en direction de son aîné sans interrompre pour autant sa danse. « Mon sang est aussi rouge que le tien. Prouve-moi en quoi le tien est mieux que le mien. Je veux des preuves scientifiques, pas des conneries d’endoctrinées depuis l’enfance. »

Les paroles du jeune homme étaient froides, mais il se reprit vite en reprenant la chansonnette ignorant une fois de plus son hôte. Ne comprenant pas le Japonais, Aiden sursauta quand il entendit son prénom et se retourna en direction de son aîné qui était en train de s’arracher les cheveux. Le médecin arrêta tout mouvement, regardant avec effroi son aîné.

Alors qu’Aiden entama un pas en direction de Nori se dernier le stoppa net dès qu’il reprit la parole. Qu’il était con. Oui con, c’était le parfait mot pour le décrire. Il s’était comporté comme un connard avec Nori sans se soucier des conséquences que cela avait sur le Japonais. « Nori… » Murmura-t-il dans un souffle tendant une main en direction de son aîné sans jamais le toucher. Plus jamais il ne le toucherait si cela le blessait autant. « Oh Nori… jamais je ne te ferai du mal… Tu n’es pas stupide c’est moi qui le suit… je n’aurais pas du… te blesser ferait que me blesser encore plus. Excuse-moi… » Il le savait son comportement était inexcusable. Le seul responsable était lui et non pas Nori. Personne d’autre n’avait à souffrir à cause de sa stupidité et de son égoïsme.

Le médecin regarda avec effroi son aîné se faire des marques dans son poignet allant jusqu’au sang. Il voulut s’avancer, mais ne le fit pas. C’était de sa faute, il ne pouvait se permettre d’aggraver la situation en imposant un contact physique de plus au Japonais qui ne le supporterait pas. Aiden, malgré l’alcool, avait conscience que Nori avait fait un effort surhumain pour ne pas s’en prendre à lui. « Je le sais Nori. Je n’aurais pas dû venir… je suis tellement désolé si tu savais… » Se sentant soudainement oppressé le jeune homme s’asseya sur le sol pour rester à la même hauteur que son aîné.

Un petit silence s’installa entre les deux jeunes gens, Aiden restait silencieux et respectueux envers Nori. C’était lui qui l’avait rendu comme ça. Combien de connerie comptait-il faire aujourd’hui ? Après avoir tué une patiente, le voilà qui blessait l’unique personne qu’il pensait pouvoir appeler son ami. « Je suis pitoyable, j’ai besoin de contact physique. Tout le temps. Ça me rassure. Je n’ai jamais connu la violence. Et non ce n’est pas amusant. Oui je suis un horrible médecin et je suis encore plus nul en tant qu’ami, mais j’espère que tu voudrais quand même toujours de moi dans ta vie, parce que j’aimerais te prouver qu’un contact physique n’est pas que violence… et toi tu me montreras à ne pas être aussi émotif qu’un bébé sorti du ventre de sa mère. »

Aiden se rapprocha de Nori tout en laissant une distance d’au moins un mètre entre eux pour que son aîné ne se sente pas étouffé par sa présence. « Arrête de t’excuser Nori-Kun, tout va bien. » Chuchota-t-il en lui présenta la paume de sa main pour qu’il la prenne ou non. Le choix lui revenait à présent. « C’est toi qui aurait du boire, pas moi… » Tenta de plaisanter le jeune homme.



©BESIDETHECROCODILE



Smile despite your tears

If I say that things are hard with a crying face
Will it really get better?
If I cry and say it hurts, who will have a harder time?
Everyone will be fine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Mar 7 Fév - 23:46

Tout avait tourné au drame sans prévenir. Non, c'était faux. Les signes étaient tous là, et une catastrophe résultait souvent d'une myriades de troubles se produisant les uns après les autres. Deux décès, un tirage pitoyable aux cartes, l'alcool, l'heure tardive, tout y était pour que le bonheur ne puisse jamais les atteindre. Ou tout du moins pas tout de suite. Nori était épuisé par tout ça, ce combat constant qu'était devenu la conversation parce que l'autre refusait de l'écouter. C'était frustrant de constater qu'il était assez en colère pour ne plus vouloir utiliser le nom de son vis-à-vis. Il souhaitait uniquement le reléguer au rang d'étranger pendant un moment.

Un acte cruel, motivé par la souffrance présente dans son cœur en permanence. Quel genre d'idiot se faisait mal ainsi, à s'arracher les cheveux ou, pire encore, à se griffer la peau jusqu'à saigner. Au moins, ça partirait rapidement avec de l'eau. Bien que Nori ne souhaite pas se lever pour l'instant. Le mur était le seul soutien dans son existence à ce moment précis. Quelque chose de dur et de froid sur lequel s'appuyer. Oh, comme sa charmante famille, sauf que eux le laissaient tomber pour un oui ou non.

Il n'y avait rien de juste dans son attitude. Celle envers Aiden, qui était un être tout aussi blessé que sa propre personne à cet instant. Enfin non, ça restait différent, parce que son mal-être était permanent et profond. Il était possible que celui de son ami le devienne également, et dans ce cas précis, alors plus aucun ne dormirait normalement dans les mois à venir. C'était déconcertant, de se retrouver dans un tel merdier, à fondre en larmes alors que son but était de remonter le moral à celui qui s'était invité chez lui. Et il n'allait pas le mettre dehors, bien que sa capacité à endurer la présence d'une autre personne soit en chute libre.

Bientôt, l'introverti qu'était Nori risquait de se retrouver à fuir dans sa chambre et à fermer la porte à double tour. Une fin terrible pour une soirée qui l'était tout autant. Sauf que le calme semblait revenir petit à petit, et que son esprit se sentait moins oppressé dans le contact forcé envers son corps. Ses genoux serrés contre sa poitrine, le Japonais ferma les yeux, tentant de dissiper le cauchemar autour de lui sans y parvenir. Oh, il n'était pas naïf. Impossible de fuir ses problèmes en prétendant qu'ils n'existaient pas. Cela ne changerait strictement rien au fait qu'Aiden était en train de réparer ses torts.

Ses paroles s'étaient éteintes dans la nuit, et la confusion de l'esprit de son aîné, qui avait du mal à suivre ce qui était en train de se produire. Désolé sonnait mieux qu'un message de haine, et cela fut la seule chose salvatrice qui parvint à ses oreilles correctement. Sa langue passa sur le sang qui coulait de son poignet, tel un pathétique vampire incapable de chasser et devant se tourner vers le cannibalisme. Ses dents mordillèrent la chair abîmée un moment, jusqu'à ce que la douleur ne l'encourage à cesser cette entreprise dénuée de sens. Maintenant, le goût métallique du liquide lui faisait tourner la tête, et il ne se sentait pas en mesure d'accepter et encore moins de rejeter les propos d'Aiden.

Son cadet semblait de nouveau mériter une identité. Celle d'ami, si Nori était autorisé à être aussi proche d'une autre personne. Malgré ses doutes, ses larmes se tarirent, tout comme les excuses qui passaient ses lèvres quelques instants plus tôt. Et maintenant, quel était le plan ? Aucun ne lui semblait juste pour lui et son invité. Peut-être valait-il mieux se murer dans le silence jusqu'à l'arrivée du soleil et du renouveau. Tiens, son jeu de tarot était toujours dans le tiroir de la honte. Dommage, l'avoir à ses côtés aurait été un maigre réconfort, une présence familière tout du moins.

Au lieu de ça, le jeune homme se concentra sur des paroles plus anciennes d'Aiden, celles qui n'avaient sans doute pas aidé la situation en premier lieu. « Notre sang est rouge, mais différent en un sens. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, et franchement… Pas ce soir. Laisse moi être mauvais pour aujourd'hui. » Sa voix épuisée trahissait un manque d'intérêt face à un nouveau conflit. Néanmoins, Nori ne pouvait pas s'empêcher de défendre des idées violentes envers le monde qu'il connaissait depuis sa plus tendre enfance. En tout cas, son sang avait disparu de la plaie, en majorité, preuve que ses ongles n'étaient pas trop longs. De toute façon, il n'avait aucune envie de se laver les mains là maintenant. Après le départ de son ami, il s'y attablerait, de façon compulsive, pour se faire croire que son esprit était stable.

Ses pensées envers Aiden étaient teintées de cruauté plus tôt. Et il se retrouva incapable de l'avouer, de mettre des mots sur cette haine qui était sagement retournée s'enfuir dans un coin de sa cage thoracique depuis quelques minutes. « Je ne veux pas apprendre. Je n'en suis pas là en fait. C'est… Difficile. » Ses mots ne signifiaient sans doute pas grand-chose pour un être qui ne traversait pas la même épreuve permanente que le Japonais. « Un jour, peut-être. Mais pas maintenant. » Il n'était plus très sûr de vouloir rester à Londres. Sans doute qu'un court voyage à la maison pourrait aider.

Bien sûr, c'était une illusion nourrie par un refus d'accepter la réalité. La main à ses côtés fut attrapée, sur un coup de tête. Comme pour demander à Aiden de ne pas trop le prendre en pitié, ni de le traiter de façon différente. Il fit courir ses doigts contre la palme de son cadet, avant d'entrelacer leurs doigts. Et puis ça s'arrêta là. Nori retira sa main après quelques secondes, la serrant contre sa poitrine.

« Pendant quelques semaines, je ne veux plus que tu me touches. Du tout. Sinon... » De colère, il frappa le sol sous ses pieds nus plusieurs fois. Sans pour autant se faire mal, uniquement pour chasser de quelconques démons loin de son appartement. Pour se dire qu'il aurait pu finir sa phrase sans avoir peur que tout dérape une fois encore. « Et j'ai bu, mais toi tu ne tiens pas l'alcool. Les étran-- » Non, Aiden n'était pas un étranger à cet instant. Alors Nori laissa tomber cette insulte pour laisser la tension s'échapper de son corps. Parfois, ses crises étaient plus longues que ça, donc il s'estimait chanceux. Quel gosse idiot il faisait parfois, à être incapable de communiquer avec les autres.

« Tu devrais rentrer, ou alors dormir sur le canapé et partir avant mon réveil demain. » Des paroles plus dures qu'il ne le voulait mais il se sentait idiot, avec ses yeux gonflés par les larmes et sa chevelure malmenée. Dès qu'il n'était plus le représentant de la beauté éternelle, son âme semblait se fendre. « C'est un peu la merde là quand même. Et je pense pas que tu butes tes patients au fait. » Bon, faire une remarque au sujet d'une de ses pensées précédentes n'était pas la chose la plus judicieuse à faire. Mais trop tard pour reculer à présent.

« T'es mon ami. »
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Modo + Help to rule the world

+ photo :
+ avatar : Kim Jonghyun
+ âge : 24 ans
+ doublon : Alaska L. Azarov +Chris Harper
+ messages : 323
+ date d'inscription : 28/12/2016
+ commentaires :
You dont need to know me for loving me
I'm kinda cute

But i will always save your life



MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Mer 8 Fév - 19:27



❝ I can't breath..I kill someone...Help me, pelase... ❞


Aiden & Nori
All good things must come to an end, but all bad things can’t continue forever.△

Aiden aurait dû se douter que venir chez Nori n’était pas une bonne idée. En réalité, il le savait déjà. Il avait espéré… qu’avait-il espéré au juste ? Dans l’état où il était et dans lequel il s’était mis ne pouvait qu’amener le désordre, le chaos. Ce n’était pas dans ces habitudes de se laisser ainsi, d’imposer sa présence à une personne. Les mots sont des armes, mais le corps en est tout autant. Ces caresses, ces baisées. Anodin pour certain, étrange pour d’autre, rien de tout cela ne décrivait sans doute les pensées de son aîné. Supplice. C’était sans doute le mot qui convenait mieux. Torture. Son inconscience avait été trop loin. Quel bel enfoiré il faisait. Un parfait égoïste qui ne pensait qu’à son bien moral et non pas à celui de ces proches, à celui de son ami.

Oublier qu’il n’était pas du même monde était un peu trop facile dans l’esprit du jeune homme. Leurs éducations avaient été diamétralement différentes. L’amour, la douceur d’un côté et la pression et la violence de l’autre. Tellement opposé qu’il était surprenant que le deuxième supporte le premier. Ces choses ne s’inventent pas. Notre éducation fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. On ne peut changer ces origines, tout oublier comme si cela n’avait jamais existé. Prétendre, ça oui on le pouvait, mais cela ne durait jamais bien longtemps les habitudes revenant rapidement au galop.

Les larmes qui coulaient sur le visage pâle de son aîné le mettaient mal à l’aise. Ces larmes n’auraient jamais du couler, pas devant lui. Il le savait. Nori était un homme éduqué dans le moule sang pur avec une touche japonaise. Ce qui était certainement encore plus étouffant que les éducations anglaises. Montrer ces émotions devant une personne était un signe de faiblesse et Nori était tout sauf quelqu’un de faible. À cause de sa présence dans son appartement, de ces contacts, il se livrait à lui alors qu’il n’avait pas forcément envie de le faire. Pas aussi rapidement en tout cas. Aiden l’obligeait, de par sa présence, à le faire.  Le jeune homme détourna le regard pour ne plus le voir se faire du mal, tel un lâche.

Le tournant de la discussion surprit Aiden pendant quelques secondes qui ne surent quoi répondre pendant plusieurs minutes. Il était vrai que les deux avaient une vision différente sur cela également. Tellement de choses où il n’était pas d’accord. « Tu as le droit d’être mauvais, soit mauvais, soit froid, soit une sirène ou une poule cela m’importe. La seule chose que je souhaite c’est que tu restes toi-même avec moi. Juste toi. Personne d’autre. » Il était inutile de se confronter à son aîné sur ce sujet. Ces idées resteront sans doute un sujet tabou, les deux étaient aussi têtus que des mules et ne changerait jamais d’avis à se propos. Une fois de plus l’éducation jouait un rôle entre eux, montrant encore plus leur différence. Le jeune homme garda ces lèvres closes. Se contentant d’observer discrètement son ami. Les larmes avaient cessé de couler, c’était une bonne chose, non ?

L’envie d’apprendre à Nori que le contact physique n’était pas qu’une souffrance se faisait battre à tout rompre le cœur du jeune médecin. Il voulait tellement lui apprendre, l’aider à surmonter ces traumatismes d’enfance, mais le pouvait-il vraiment ? « D’accord Nori. Quand tu le voudras. J’attendrai… ou non si tu ne veux pas de moi près de toi. » Il serait là si son aîné le voulait, sinon il respecterait son choix et ne l’approchera plus ou du moins avec précaution.  

Aiden ne put s’en empêcher, il avait tendit sa main vers Nori, sans pour autant le toucher. Lui proposant un soutien, lui montrer qu’il était là. Le choix du contact serait celui de Nori, et non le sien. Le jeune homme ne s’attendait pas à ce que la main de son aîné prenne la sienne avant d’entrelacer leur doigt pendant quelques secondes. Un vague sourire éclaira le visage du médecin qui ramena doucement sa main vers lui. La chaleur de la paume de son aîné dansant encore dans sa paume. Peut-être que tout n’était pas perdu…n’est-ce pas?

La sentence venait de tomber et le cœur d’Aiden sembla se briser. Il devait répondre de ces actes, malgré la dureté de son aîné, le jeune homme tenta de l’accepter. À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler. La culpabilité le consumait de l’intérieur. Oh Nori… Si seulement il savait à quel point il regrettait. Monstre. Voilà ce qu’il était devenu pendant plusieurs minutes. Le sentiment d’avoir violé son ami le hantait, l’étouffait. Tous ces gestes, ces contacts forcés n’avaient été que torture pour son aîné qui l’avait subit en silence. La menace laissée en suspens lui avait donné des sueurs froides. Aiden aurait voulu se rassurer en sentant la chaleur de Nori proche de sa peau, mais il ne pouvait pas. Il n’en avait plus le droit. Ne pas pouvoir le toucher était une torture, mais il ne fit rien, car son contact était comme un poison pour le Japonais. Une seule personne avait à souffrir et cette personne ce sera lui.

Malgré tout, Nori ne le mit pas à la porte, plus ou moins. L’Asiatique lui donnait le choix de rester et dormir jusqu’au lendemain en partant avant le réveil de son hôte ou partir maintenant. Aiden regardait ces mains après les avoir posés sur ces genoux. La dureté des propos de son ami lui serrait la poitrine, mais aucun son ne s’échappa de ces lèvres. Ne comprenant pas le Japonais, le jeune homme ne sut pas ce que son aîné venait de dire, mais la suite fut dite en anglais. « C’est gentil. » Se contenta-t-il de répliquer. Que pouvait-il dire d’autre ? Ce n’était plus vraiment de se plaindre et de dire au combien il n’était pas d’accord avec cette phrase. Tu es mon ami.

Un sourire triste s’afficha sur les lèvres du jeune homme en entendant cette phrase. Il avait tellement voulu entendre ces mots depuis si longtemps, une éternité peut-être alors qu’il se connaissait à peine. Malheureusement le temps est une chose imprévisible et vicieuse. Aiden aurait tout donné pour entendre cette simple phrase de la bouche de son aîné plutôt, mais ce n’était plus le bon moment. Mauvais timing. Sans un regard, Aiden se redressa pour se diriger vers la porte. Il ne pouvait imposer sa présence encore plus longtemps à Nori. Le sol froid de son appartement l’attendait. Il se retourna néanmoins vers son aîné, le visage fermé, ces cheveux devenus bleu nuit. « Je ne te mérite pas Nori-Kun. » Prononcer cette phrase difficile et il soupira doucement, cherchant son air qui était devenu rare. La tête basse, fixant le sol, Aiden se retourna vers la porte. Vers sa sortie. Dès qu’il aurait passé cette porte, son aîné irait mieux. L’un des deux amis irait bien. En tout cas il l’espérait. Sa stupidité avait failli lui faire perdre son ami. Il ne reviendrait plus chez le jeune homme sans être invité. Plus jamais.    

©BESIDETHECROCODILE



Smile despite your tears

If I say that things are hard with a crying face
Will it really get better?
If I cry and say it hurts, who will have a harder time?
Everyone will be fine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Sam 11 Fév - 17:04

Sans doute qu'il avait ignoré ses limites après son arrivée dans ce pays. Quelque chose en rapport avec un choc culturel peut-être, voir simplement l'éloignement de sa famille. Dans tous les cas, Nori avait été bien trop loin. Accepter le contact d'étrangers était dangereux, presque criminel, et à présent le Japonais comptait bien remettre une barrière en place entre lui et l'univers. C'était mieux ainsi, et, pour être honnête, même dans son enfance, Nori avait toujours favorisé la solitude et l'absence de contact. Tout rejeter en bloc restait quelque chose d'idiot, mais tel était son choix.

Pour une fois qu'il en avait un. La présence de son cadet était devenu un poids, quelque chose qui l'empêchait de respirer. Et pour être franc, sa colère risquait de ressurgir le lendemain matin, réduisant la moitié de l'appartement à néant avant qu'il n'éclipse dans la nuit pour se vider l'esprit. En général, mieux valait s'éloigner du monde pour avoir un semblant de paix. Au contraire d'Aiden qui tirait son énergie de la compagnie des autres. Une façon naïve de vivre, aux yeux du Japonais. Après tout, faire confiance amenait à des situations comme celle-ci.

La personne qu'il était véritablement au fond de son cœur risquait de ne pas plaire à Aiden. Nori n'avait aucune intention de trouver un but à son existence pour l'instant, mais il suffirait de quelque chose d'un peu trop brillant, un peu trop sombre, pour qu'il se perdre totalement pour une cause qui n'était pas la sienne. Se forcer pour les autres n'était pas une façon de vivre en tout cas, et les compromis ne lui plaisaient pas outre mesure. Néanmoins, Nori ne pouvait s'empêcher d'en faire, comme avec le coup d'inviter Aiden à rester. Une façon d'éviter le danger. Ils ne se connaissaient pas si bien que ça.

A quoi bon attendre ? Rien n'allait se réparer en quelques nuits. Son esprit était un véritable yo-yo, incapable de décider de l'attitude à adopter. Nori n'avait pas de haine pour son invité, et pourtant, il ne se sentait plus de lui apporter la moindre preuve de son affection. Ses paroles étaient suffisantes, n'est-ce pas ? C'était déjà quelque chose, un témoignage que son cœur n'était pas encore devenu aussi lourd qu'une pierre balancée au fond d'un lac. Du moment que cette nuit se terminait rapidement, alors il y a avait une chance pour que le lendemain ne soit pas aussi dramatique. Hors de question d'aller au travail pendant quelques jours.

Un serveur qui refuse d'approcher les clients n'est pas très utile. Enfin, il pourrait toujours se focaliser sur le ménage et la vaisselle. Sauf que c'était agaçant, et que le Japonais n'avait pas non plus le courage de s'atteler à ces tâches du quotidien avant que son esprit ne se rétablisse. Son regard fatigué se posa sur Aiden lorsque ce dernier décida de se relever. Tiens, il partait visiblement.

Le meilleur choix, bien que Nori s'abstint de faire un commentaire à ce sujet. Aggraver la situation aurait pu tourner au drame, surtout vu son humeur et celle de son invité. Le médicomage avait également besoin de retourner chez lui pour se reposer, après le poids qui venait de s'ajouter sur ses épaules. La tragédie passerait, comme toutes les autres. Les gens n'avaient pas le choix, soit ils se relevaient soit ils périssaient. Une pensée défaitiste qui ne fit ni chaud ni froid à celui qui souhaitait uniquement se réfugier dans son lit et ne plus affronter qui que ce soit.

Rester assis sur le sol n'était pas impossible. Sauf que la porte n'allait pas se verrouiller d'elle-même et qu'il devait se bouger un minimum. Tout en gardant ses distances autant que possible. Son corps semblait trop lourd lorsqu'il parvint à se redresser, et Nori se retrouva à s'appuyer sur le mur pour parvenir à ses fins. Le monde était tout aussi flou que d'habitude, et ne pas distinguer celui qui s'était introduit chez lui était sans doute un soulagement. Un qui resta silencieux, pour ne pas causer trop de peine à Aiden, qui en avait déjà bien suffisamment.

« Tu dis n'importe quoi. » Son ton épuisé indiquait sans doute qu'avoir une conversation n'était pas approprié à cet instant précis. Il ouvrit la porte pour Aiden, peut-être avec un peu trop de force. C'était sans doute plus à cause de son état qu'un acte de violence délibéré. Et puis, ce ne fut pas comme s'il l'avait balancé dans la tête du plus grand, ce qui était été un brin moins acceptable. La pensée avait quelque chose d'étrangement drôle, d'une manière cruelle, et Nori s'appuya de nouveau contre le mur en essayant de se retenir de rire.

Aiden n'aurait sans doute pas été en mesure de comprendre sa réaction. Vivement que l'appartement soit désert pour qu'il puisse s'y écrouler et faire un nid douillet avec ses couvertures. Avec de la chance, il risquait même de s'asphyxier et ainsi de ne plus avoir à endurer l'univers pendant quelques temps.

« On n'a pas à mériter les gens, ça ne marche pas ainsi. Enfin, je n'en sais rien, je n'aime pas les autres plus que ça. » Se perdre dans des fêtes où il ignorait le nom des autres participants était bien plus simple que de nouer un véritable lien avec un autre humain. Et si la personne souffrait, que pourrait-il bien y faire ? A part tout gâcher comme ce soir-là, sans doute pas grand-chose.

« Rentre chez toi, et… Oublie tout ça. » Impossible, sans doute. Aiden n'allait pas se réveiller avec une chevelure rose bonbon et des pensées positives le lendemain. Sauf que Nori n'avait rien d'autre en stock, si ce n'était du thé. Et aucun des deux n'avait besoin d'une boisson excitante dans ces conditions. Tenant la porte d'une main, le Japonais attendait que son aîné en franchisse sur seuil pour le rayer de sa vie pendant quelques temps. « Tu n'es pas un meurtrier. »

Il finirait bien par lui pardonner. Si on lui laissait un bon mois pour s'en remettre, ou un truc dans le genre.
Revenir en haut Aller en bas

avatar


Modo + Help to rule the world

+ photo :
+ avatar : Kim Jonghyun
+ âge : 24 ans
+ doublon : Alaska L. Azarov +Chris Harper
+ messages : 323
+ date d'inscription : 28/12/2016
+ commentaires :
You dont need to know me for loving me
I'm kinda cute

But i will always save your life



MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   Jeu 23 Fév - 20:29



❝ I can't breath..I kill someone...Help me, pelase... ❞


Aiden & Nori
All good things must come to an end, but all bad things can’t continue forever.△


L’Homme était sans doute l’être vivant le plus étrange de l’histoire de la création de la Terre. Difficile de comprendre ces individus qui ne se comportent pas tous de la manière, ces êtres égaux et pourtant différents. Comment quelqu’un pourrait comprendre l’humanité alors que cette dernière ne se comprend pas elle-même ? L’existence des hommes est un parfait paradoxe. Ils tuent non pour survivre, mais plus par plaisir que par réelle nécessité. L’irrationalité fait partie des mots les plus utilisés pour décrire l’être humain. Étrange chose qui est devenue le prédateur numéro un sans ne rien avoir pour lui, hormis son cerveau.

Le cerveau de l’Homme compte parmi les plus développés des êtres vivants, sans doute grâce à ce dernier qu’ils ont pu s’élever au rang de prédateur quittant le statut de proie. Toutefois, ce n’est pas parce que sur papier un Homme est censé être plus intelligent qu’un animal l’est vraiment. Pour cela il faudrait être capable d’utiliser pleinement son quotient intellectuel et de s’en servir correctement. A des fins utiles. Un médecin est censé être une personne intelligente. En effet ce dernier sauve des vies, soigne des patients et traite avec le plus de compassion et de logique possible les divers problèmes qu’ils rencontrent sur leur chemin.

Mais, comme dit précédemment on ne peut-être intelligent si on met son cerveau en état de stase. En veille. Ce n’était pas comme si Aiden n’avait jamais eu conscience des problèmes de son aîné avec les contacts physiques, bien au contraire. Il le savait. L’avait déjà vu réagir à ces contacts et pourtant n’avait rien fait pour s’arrêter. Ces instincts avaient pris le dessus écrasant toute rationalité.  Cela faisait si peu de temps que les deux Asiatiques se connaissaient des limites avaient été franchis avec l’appui de l’autre tandis que d’autres limites avaient été mises en place pour ne pas être franchies. En tout cas, pas dans l’immédiat. Et comme un taureau enragé Aiden avait foncé la tête baissée jusqu’à son corridor.

Le fragile lien qu’il avait commencé à tisser avec son aîné lors de cette nuit venait de se fragiliser, peut-être même de se briser. La route serait longue pour le réparer ou le remettre en place  et cela le jeune homme venait tout juste d’en avoir consciente. Son cerveau comprenait que c’était une information importante à retenir, mais l’alcool rendait les réflexions difficiles. L’esprit embrumé et les fortes émotions de la soirée n’aidaient pas le médecin à tenir des propos cohérents. Il valait mieux se taire plutôt que de laisser ces émotions reprendre la parole à sa place. Un frein de plus à leur relation qui n’avait rien de facile. Tout les séparait. Leur éducation. Leur origine. Leur sang. Et pourtant cette étrange amitié avait réussi à naître. Peut-être que tout n’était pas perdu ? Peut-être que ce n’était qu’une crise qui fallait surmonter ?

C’est à cette pensée qu’Aiden voulait se raccrocher. Ce petit espoir qui laissait sous-entendre que tout n’était pas fini. Si cela avait été le cas, il aurait le seul à blâmer. Le comportement de Nori avait été irréprochable surtout en vue de son historique familial et amical. Il ne devait pas à avoir réconforté des gens tous les jours. Tandis que le médecin été en contact avec des personnes difficiles tous les jours et connaissait l’empathie.

La proposition de rester chez Nori pour la nuit était tentante. Aiden n’aurait pas à affronter les images de cette soirée seule, mais il savait que ce n’était pas la bonne solution. Pour aucun des deux. Il ne pouvait se permettre de faire subir sa présence encore plus longtemps à son aîné. Cela avait bien trop duré. Il était plus que temps de partir. Machinalement son corps s’était relevé par lui-même le dirigeant vers la porte qui était toujours verrouillée. Bon pour la fuite dramatique c’était loupé.

Son regard se porta enfin vers son hôte. Nori était toujours au sol pendant quelques instants. Le jeune homme se mordit les lèvres pour ne pas l’aider à se relever, pour ne pas l’aider le poids sur les épaules de son aîné qui venait de lui rajouter. Il n’en avait certainement pas besoin. Un petit soupir s’échappa de ces lèvres tandis qu’il se décala pour laisser encore plus d’espace entre eux. Le plus loin il serait de son aîné, le mieux il se porterait. Quelle maigre consolation le jeune homme avait eue, il repartait encore plus briser qu’il ne l’avait été en venant ici. Seulement, une fois encore ce n’était pas de la faute de Nori, mais bel et bien la sienne.

« Sans doute » Son visage s’était retourné pour regarder son aîné un instant. Aucun des deux n’avait envie de discuter, plus maintenant. Demain ou sans doute dans quelques jours, mais pour le moment l’échange était rompu. La porte s’ouvrit avec violence et cette fois-ci Aiden se sursauta pas. La force était une chose que chaque personne possède, mais le plus dur n’est pas d’être fort. Non la chose la plus difficile à réaliser était de contrôler ces émotions. Les cheveux bleus-gris du sorcier le trahiraient toujours, il le savait, mais le reste de son corps ne le trahisserait pas. On ne pouvait pas comprendre entièrement son code couleur, pas en si peu de temps. En tout cas il l’espérait, car il serait ridiculement pathétique.

La tête haute le jeune homme passa devant son aîné sans lui adresser un regard et s’arrêta dès que ces pieds se posèrent sur le palier. Il finit par se retourner pour voir que le Japonais venait de s’appuyer contre le mur une drôle d’expression sur le visage. Se fichait-il de sa tête ? Possible. Et puis que ce soit le cas ou non cela n’avait pas d’impact sur le jeune homme.

Un petit sourire tendre s’afficha sur les lèvres du sorcier qui regarda son ami avec tendresse. Parfois son aîné lui rappelait un enfant qui ne savait pas comment se faire des amis lors de ces premiers temps dans une nouvelle école. « Une relation, amoureuse ou amicale, est une chose complexe et difficile. La solitude est parfois mieux si tu veux mon avis, mais une bonne relation est un atout. Ca se construit avec le temps et plus elle est forte plus la destruction devient difficile. »

On ne pouvait pas dire qu’Aiden était le parfait exemple pour les relations humaines. Il savait certes se comporter avec les autres, mais ce n’était pas pour autant qu’il arrivait à lier des liens avec les autres, bien au contraire. Le sourire tendre laissa place à un sourire triste. « On n’oublie pas, mais on vit avec, n’est-ce pas Nori-Kun… » Chuchota-t-il doucement. Les deux avaient des choses à oublier et pas uniquement pour cette nuit.

Était-il ou n’était-il pas un meurtrier ? Cette question aura une réponse différente selon chaque personne l’abordant. Aucune réponse ne venait concernant Aiden. Il ne savait pas et ne saurait jamais dans quelle catégorie il se trouvait pour cette affaire là. « Je ne suis pas plus un meurtrier que tu n’es un monstre. »  Commença-t-il avant de se retourner posant ces pieds sur la première marche avant de se retourner une dernière fois.

« Ne m’oublie pas Nori. N’oublie pas que… » Aiden détourna le regard et reprit sa descente. « Si tu m’oublies, je viens te chercher par la peau de ton petit cul de Sang-Pur. » Ces dernières paroles résonnèrent dans les escaliers tandis que le jeune homme partait. Il aurait pu transplaner jusqu’à chez lui, mais son esprit était bien trop occupé pour cela. Un taxi noir moldu passa par là. Aiden l’arrêta d’un geste de la main et se faufila dans le véhicule. Le voilà. De nouveau seul avec ces pensées et ces tourments.

Aiden était énervé. Non pas contre Nori, mais contre lui. Enervé car il venait de faire souffrir un ami. Enervé car ce dernier ne pouvait plus lui faire confiance. Plus maintenant et il n’était pas certain d’être capable de regagner cette confiance. Une chose était sûre, quoiqu’il en dise, quoi qu’il fasse, Aiden se battrait pour cette amitié. Malgré les frontières infranchissables, malgré les obstacles à surmonter. Maintenant que Nori était rentré dans sa vie il ne le laisserait pas partir, jamais complètement. Il serait cette ombre qui se bat en silence pour lui. Il serait cette lumière qui l’aidait à ne pas sombrer trop loin dans les profondeurs de l’Enfer. Il voulait l’être. Et il le serait.

I belive in us. I will always do. You stuck with me now…



©BESIDETHECROCODILE



Smile despite your tears

If I say that things are hard with a crying face
Will it really get better?
If I cry and say it hurts, who will have a harder time?
Everyone will be fine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori   

Revenir en haut Aller en bas
 
I can't breath... I kill someone...Help me, please • Nori
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Born to kill all lives...
» Tell me would you kill to save a life. || Esprit d'Enfant.
» Who is Josh Groban? Kill yourself!
» Kill points
» Breath Lynas

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Prior Incanto ::  :: La pensine :: Les écrits terminés-
Sauter vers: