AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov   Dim 5 Fév - 19:19

Ain't it fun ?
Iliya & Olya
Cela faisait un bon moment qu'elle n'avait pas mis les pieds à une réunion de Sang-Pur. Car elle se moquait bien de ce que ces nobles de sang pouvaient se dire, c'était si loin d'elle et de son travail, de ses ambitieux, qu'elle n'y avait pas été depuis des années. Son père avait toute fois insisté pour qu'Olya et Narfis viennent, ne serait-ce que cette fois-ci, reprendre peu à peu goût à ce qu'il nommait "les responsabilités". Elle avait pris sur elle, elle avait laisser tomber pendant un temps ses études, car même si elle travaillait, elle estimait que son travail était quelque chose de constant et qu'il y avait toujours à lire et à apprendre. Mais elle avait posé ses livres, ses thèses, elle avait pris soin de s'habiller convenablement et se coiffer, elle avait même poussé à quelque chose qu'elle faisait rarement, mettre un peu de maquillage. Elle savait que si son père avait tant insisté, ce n'était pas anodin, il lui cherchait encore quelqu'un pour lui passer la bague au doigt, rendez-vous compte ; inadmissible qu'une femme de son âge préfère son travail à son réel devoir. Son frère avait fuit la pression familiale pour les même raisons, il était parti vivre chez Olya pour éviter les même ennuies, mais il avait tenu à la soutenir dans cette épreuve, sauf que lui, n'avait fait aucun effort particulier pour être présentable, sorte de pied de nez à leur mère.

Bras dessus bras dessous, frère et soeur s'étaient amenés dans cet immense manoir, sans savoir ce qui les attendrait sinon l'un de ces rendez-vous mondain dont avait coutume certaines familles de sang-pur. Encore aujourd'hui, l'intérêt de ces rendez-vous échappés à la Shafiq, qui pensait que les moeurs avaient évolués depuis ces histoires avec Voldemort. Il semblerait que non, de toute évidence, certains continuaient à perpétuer leurs habitudes.

« Vous voilà enfin. »

« Père. »


Une très brève accolade, puis la soeur entraînait avec elle son frère, Narfis. Si elle essayait de mettre les formes, de sourire, se montrer moins froide, peut-être même plus humaine si on pouvait pousser jusque là, son frère ne faisait toujours pas ces efforts.

Et même après une heure à saluer les personnes, le frère et la soeur, presque semblable à deux jumeaux, restaient dans leur coin.

« Tu devrais aller voir un peu de monde, petit frère. Ils ne vont pas te manger.»

« C'est pas ça, c'est juste qu'ils n'ont pas l'air intéressant, ça va encore être les même conversations habituelles. Ca me gonfle. Papa a l'air de s'amuser, si maman était capable de sourire je suis sûr qu'elle sourirait à s'en faire mal à la mâchoire. Ils sont dans leur élément, pas nous. »


C'était en persan qu'ils se parlaient, une langue qui tendait à disparaître, disait leur père, mais qui était encore là dans leur famille. Une langue qu'ils pouvaient parler, ils pouvaient se dire ce qu'ils avaient à l'esprit, qui comprendrait ? Il avait raison, ils n'étaient pas dans leur élément du tout.

« Papa pense qu'on peut se faire des contacts ici. Ca pourrait peut-être m'aider pour le travail, qui sait. Tu devrais essayer aussi, petit frère. Te trouver un travail, ça te changerait les idées, plutôt que rester enfermer à l'appartement. »


Il soupirait, levait les yeux au ciel et lâchait finalement le bras de sa soeur pour partir de son côté. Elle le regardait tout de même s'éloigner, il était rare qu'ils soient l'un sans l'autre, surtout depuis qu'il avait fini ses études à Durmstrang. En tournant la tête, s'accordant de détourner le regard et cesser de paraître pour la soeur invasive, elle voyait une autre personne. Qu'elle n'avait encore jamais rencontré, il lui semblait. Elle fronçait ses fins sourcils l'espace d'un instant, se demandant ce que cette personne faisait là, car les visages ici lui étaient la plupart du temps familiers, depuis le temps. Mais soit, peut-être ne fallait-il pas s'attarder, on disait que c'était inconvenant de dévisager quelqu'un. Elle cherchait alors son père du regard, ou bien quelconque personne qu'elle connaîtrait et qui ne lui serait pas possiblement hostile ou du moins, quelqu'un à qui elle pourrait discuter sans avoir à mettre toutes les formes de convenance qui s'imposaient, quelqu'un à qui elle pourrait parler de façon intellectuelle sans avoir à discuter du bébé de telle personne ou du mari de telle personne, car elle s'en fichait bien. Mais elle ne semblait pas voir ça. Ca allait être un long moment. Elle croisait les bras, se tenant droite, l'air plus froid et plus dur, presque fermée tandis qu'elle cherchait son père du regard.
Nymeria. ♕ avatar de killer from a gang & furiedheart. ♕ 0000 mots.
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov   Jeu 9 Fév - 10:54

Iliya n’était pas friand de ce genre de mondanités. En vérité, s’il avait été totalement honnête, il aurait dû dire qu’il avait un avis mitigé sur la chose. Souvent, elles étaient ennuyeuses, elles ne servaient qu’à donner le change, à montrer qu’on existait toujours et qu’il fallait composer avec cette existence dans la grande famille des sang-pur. Malgré tout, parfois, il y avait un petit scandale. Certaines servaient à déchoir l’un des leurs qui ne s’était pas montré à la hauteur de son sang. D’autres étaient intéressantes car il pouvait s’étancher sur la conception des baguettes et de leurs composants. Car si Iliya avait été brisé par l’enseignement de son père, il n’en appréciait pas moins son métier. Il aurait seulement préféré faire partie des explorateurs et non pas être coincé derrière son bureau dans des réunions interminables. L’Azarov Magicheskiye Komponenty était un peu mis à mal à cause de la réalisation de la première partie de la prophétie. Il était devenu plus dur de trouver des composants magiques efficaces et stables… mais ça faisait partie du côté excitant de son travail. Il était rare cependant qu’il rencontre des gens intéressés par la chose dans ces soirées. Souvent, les sang-purs se satisfaisaient d’avoir leur baguette en état de marche et se fichaient un peu de comment elles étaient fabriquées. Par défaut, Iliya avait décidé de ne guère s’étancher sur son travail quand il se rendait à ce genre d’événements. Tout au plus, il saluait, souriait, riait, faisait rire, buvait, et, surtout, essayait de trouver une jolie sang-pur qui serait prête à s’éclipser dans les hauteurs du manoir hébergeant les festivités pour quelque chose d’un peu plus exaltant.

Cette réunion-là ne différait pas des autres. Iliya se tenait dans un coin du vaste salon, un verre rempli de ce qui pourrait s’apparenter à du champagne dans une main, un petit four dans l’autre, il discutait avec une sorcière d’un certain âge. En fait, elle parlait et il feignait de l’écouter. Il ne savait pas vraiment ce qu’elle lui voulait, mais il était devenu maître en la manière d’écouter que d’une oreille, de feindre l’attention dévouée, et de réussir à donner le change quand on attendait de lui une réponse ou une réaction. Si bien qu’il afficha à un moment un sourire qui aurait pu se muer en rire, s’ils n’étaient pas dans la haute société magique. On ne riait pas à gorge déployée, voyons. Tout du moins pas chez les Russes.

Aujourd’hui, la mondanité était pourtant légèrement différente : il n’avait jamais mis les pieds dans ce manoir et c’était la première fois qu’il avait été invité par cet hôte. Il se devait de faire bonne impression, même si la mamie en face de lui commençait à le fatiguer. Son attention feinte se fêla légèrement alors qu’il laissa promener son regard sur les autres sorciers et sorcières présents. Il en reconnaissait quelques-uns, qui lui avaient été présentés à son arrivée à Londres, mais la plupart était des inconnus. Tous, en tout cas, ne lui étaient pas suffisamment familiers pour qu’il tente un appel à l’aide discret. Ses yeux orage captèrent ceux d’une demoiselle au teint olivâtre dans toutes ces pâleurs britanniques. Il la trouva ravissante, mais déjà elle détournait les yeux, comme si elle cherchait quelqu’un. Était-elle, elle aussi, en proie au désir de s’échapper un peu de toutes ces convenances ennuyantes ? Son esprit notant une pause dans le discours de son interlocutrice, il reporta son attention sur cette dernière et prit la parole avant qu’elle puisse enchaîner encore pendant des heures. Je suis sûr que vous allez faire une merveilleuse grand-mère, ne vous en faites pas. Car c’était bien de ça qu’elle lui parlait depuis tout à l’heure : sa fille était enceinte et elle se demandait si elle allait être à la hauteur. Il en aurait presque roulé les yeux vers le plafond. Et c’était avec lui qu’elle s’entretenait de la chose ? Lui qui papillonnait d’une fille à une autre encore plus vite qu’une abeille avec les fleurs qu’elle butinait ? C’en était presque risible. Il ajouta, après une très courte pause savamment mesurée pour qu’elle ne puisse pas reprendre la parole, une excuse pour s’échapper. Pardonnez-moi, je vois là-bas une demoiselle à laquelle je n’ai pas été présenté. Je me dois de pallier à la chose. Si vous voulez bien m’excuser. Iliya plia son corps finement musclé, une main dans le dos, l’autre s’empara de celle de son interlocutrice, pour y déposer un bref baiser avant de s’éloigner promptement.

Il traversa la foule jusqu’à la jeune sorcière qu’il avait remarquée quelques secondes plus tôt. Ses bras croisés, son regard dur et distant, tout semblait prouver qu’elle ne voulait pas de compagnie autre que celle qu’elle cherchait vainement du regard parmi les convives. Mais il en faudrait plus pour décourager Iliya. Il s’arrêta à côté de la jeune femme, ses chaussures claquant légèrement sur le pavé. Il réitéra la révérence qu’il avait offerte à la vieille sorcière, mais avec bien plus de sincérité cette fois, sans pour autant voler la paume de la charmante inconnue. Pas sans sa permission. Bonsoir mademoiselle. Il me semble que personne ne nous ai présentés. fit-il en se redressant. Je suis Iliya Azarov. Malgré sa parfaite maîtrise de l’anglais, il lui restait encore un léger accent russe, parfaitement audible, notamment quand il prononça son nom.
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov   Jeu 9 Fév - 23:26

Ain't it fun ?
Iliya & Olya
Les convenances l'ennuyaient, même si elle faisait de son mieux pour paraître respectable, elle ne voulait pas se forcer à sourire. Les relations sociales, ce n'était vraiment pas quelque chose pour elle. Sa mère ne l'y avait pas préparée non plus il fallait dire, pas comme toutes les autres petites filles sang-pur en tout cas. Elle avait été souvent écartée de ces choses et quand on l'y avait amenée, elle se cachait dans les jupons de son père ou bien avec les autres enfants. Trop perspicace, trop en avance, elle avait aussi eu du mal à se lier des amitiés avec d'autres enfants, ils n'avaient jamais eu les même centres d'intérêts. Cela avait fait d'elle une personne solitaire qui préférait se tenir à l'écart, même quand elle pensait qu'il serait dans son intérêt de trouver des personnes qu'elle connaissait, peut-être pour paraître plus normale et qu'on cesse de la fixer parce qu'elle était seule dans un coin. Ses seuls véritables amis étaient des livres et elle ne pouvait pas s'y réfugier.

Contre toute attente, le jeune homme qu'elle avait vu précédemment venait à elle. Elle ne l'avait pas vu ni entendu, sinon une fois qu'il fut près et se mettait à parler, provoquant un léger bond. Il s'inclinait poliment et elle manquait de rougir sans savoir comment répondre à cela.

« Bonsoir, en effet nous n'avons pas été présentés. »


L'accent du jeune homme la faisait sourire pendant un instant, de vagues souvenirs lui revenant.

« Enchantée, je suis Olya Shafiq. »


Il ne pouvait être qu'un sang pur, pensait-elle sur l'instant, pour oser venir vers elle, à moins qu'il ne connaisse pas les Shafiq qui étaient pourtant reconnaissable à ce teint sombre et leur réputation, réputation voulant que la pureté du sang primait sur bien des choses. Elle ne savait pas comment se présenter de façon plus convenable, alors elle ne fit pas de mouvement particulier, sinon offrir un léger sourire. Elle décroisait simplement ses bras et essayait, pour rester polie, de ne pas chercher sa famille du regard. Mais cela durait quelque secondes avant qu'elle ne cherche son petit frère du regard, pour finalement s'en rendre compte.

« Excusez-moi, mon petit frère est parti et ... Peu importe. Je suis ravie de vous rencontrer, il ne me semble pas vous avoir vu un jour en ces réunions. »


C'était surtout pour être polie qu'elle s'efforçait à parler, et peut-être aussi parce qu'elle était un peu angoissée et contrait par en parlant. Surtout pour être polie car elle ne venait que rarement à ces réunions, alors peut-être venait-il depuis un moment et qu'elle ne l'avait simplement pas vu, mais si on lui demandait sur l'instant, elle avouerait que ça lui était totalement égal. Car parmi toutes les rencontres faites ici, elle n'avait aucun lien réel. Peut-être était-elle fataliste, finalement ? Elle ne trouvait simplement pas ces personnes intéressantes, elles manquaient de savoir, de curiosité... Que devait-elle dire au jeune homme, déjà ? Comment faisait-on une conversation mondaine ? Elle ne savait pas, alors elle ne disait rien. Le nom de l'homme ne lui disait rien, peut-être le prendrait-il mal, même s'il ne devrait pas en soi, puisqu'elle ne connaissait les noms que des auteurs de livres, thèses, romans, documentaires et autres. Elle connaissait les familles de sang pur du Royaume Uni et c'était déjà bien assez, trouvait-elle du moins. Elle réfléchissait, essayant de défaire le blanc.

« Vous devez peut-être connaître mon père, Cyrus Shafiq. Il serait sans doute plus habile que moi pour vous faire la conversation. »


C'était direct et ce n'est qu'après avoir dis ces mots sur ce ton un peu trop sec qu'elle s'en rendait compte et rougissait à nouveau.

« Excusez-moi, à nouveau, je m'égare. J'ai plus de talent pour lire un livre que parler, il semblerait. Je ne vous en voudrai pas de vous en aller, si vous trouvez cela trop embêtant. »


Bravo Olya, super, se disait-elle. Seule personne de la soirée qui ne la connaissait pas et venait lui parler et elle manquait de l'envoyer paître. Sa mère la maudirait sûrement si elle l'avait entendu. Avait-elle été à nouveau embarrassante ou est-ce que ce qu'elle venait de dire, suggéré qu'il devrait partir ? Elle n'en avait pourtant pas spécialement envie, il semblait tout à fait charmant, cet homme, aurait-elle été moins coincée qu'elle aurait pu le trouver séduisant, sinon tout à fait à son goût. Elle essayait de réfléchir à ce qu'il fallait dire pour décoincer la situation mais elle ne trouvait pas et pour le coup, elle préférait ne rien dire, si c'était pour l'envoyer voler une troisième fois, ça n'était peut-être pas pertinent ou utile.
Nymeria. ♕ avatar de killer from a gang & furiedheart. ♕ 0000 mots.
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov   Sam 11 Fév - 14:41

Un sourire malicieux dansait sur ses lèvres alors qu’il se redressait et l’observait. Bonsoir, en effet nous n'avons pas été présentés. Elle lui rendit son sourire. Elle était vraiment ravissante. Elle serait une prise de choix, s’il parvenait à l’approcher de la bonne façon. Enchantée, je suis Olya Shafiq.Tout le plaisir est pour moi, Miss Shafiq. Il s’inclina une seconde fois, bien qu’un peu moins que la précédente. Il connaissait le nom. Il en avait entendu parler, durant des discussions de son père avec d’autres. Il nota son décroisement de bras, qu’il prit comme un pas dans la bonne direction. Souvent, cette position notait le besoin de se séparer du monde, de se préserver d’un interlocuteur agaçant. Ainsi, elle lui apparaissait un peu plus ouverte.

Seulement, la voilà qui laissait son regard s’échapper vers les autres convives. Iliya se retint de se replacer dans son champ de vision pour récupérer son attention. La brusquer ne servirait à rien. Excusez-moi, mon petit frère est parti et ... Peu importe. Je suis ravie de vous rencontrer, il ne me semble pas vous avoir vu un jour en ces réunions. Il ne se séparait pas de son sourire. Bien au contraire. Je vous comprends. J’ai moi-même une petite sœur. Elle n’est pas là aujourd’hui, cependant. Elle n’avait même jamais mis les pieds dans ce genre de soirées. Ou alors qu’une poignée de minutes, pour faire bonne allure et que les autres nobles russes ne soupçonnent rien. Je suis arrivé il y a peu en Angleterre. apporta-t-il comme réponse à sa remarque sur son absence aux précédentes réunions. Il était facile pour les sorciers de voyager, mais il avait eu beaucoup à faire en Russie, entre les propres soirées organisées là-bas et les maintes réunions de la société de son père.

Vous devez peut-être connaître mon père, Cyrus Shafiq. Il serait sans doute plus habile que moi pour vous faire la conversation. Il aimait bien l’observer. Tout dans sa position semblait vouloir se débarrasser de lui, l’envoyer à quelqu’un d’autre. Son regard fuyant, le rouge qui donnait une couleur cuivrée à ses joues, son ton un peu sec. Pourtant, Iliya continuait de sourire. Excusez-moi, à nouveau, je m'égare. J'ai plus de talent pour lire un livre que parler, il semblerait. Je ne vous en voudrai pas de vous en aller, si vous trouvez cela trop embêtant. S’il avait retenu l’humour feint qu’il avait adressé à sa précédente interlocutrice, cette fois-ci, Iliya rit franchement. Il s’attira quelques regards des convives, mais il n’en avait rien à faire. Pourquoi m’en irais-je chercher la conversation de quelqu’un d’autre alors que vous êtes la première à être un peu intéressante dans cette soirée assomante ? Son sourire se fit à nouveau malicieux. Et si vous me parliez de ces livres que vous aimez tant lire ? Qui sait, peut-être en avons-nous en commun ? Il lui adressa un rapide clin d’œil et se pencha un peu vers elle, d’un air conspirateur. Ne me forcez pas à retourner écouter la grand-mère en devenir. Si j’entends encore parler d’enfants ce soir, je vais perdre la tête. En parfait gentleman, il lui tendit son bras, dans l’idée de l’amener vers un recoin de la pièce où se trouvait des fauteuils et canapés. Ils y seraient plus à l’aise pour parler que debout, non ?
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov   Sam 11 Fév - 16:49

Ain't it fun ?
Iliya & Olya
Le jeune homme semblait de bonne humeur ; il en avait de la chance. Il s'inclinait, souriait, il semblait ... joyeux. Du moins, c'est l'impression qu'il dégageait et elle se demandait sur l'instant comment il pouvait se montrer si joyeux dans cette assemblée.

Elle apprenait toute fois un peu sur lui, le fait qu'il ait l'air si décontracté l'aidait à se défroisser un peu, il ne semblait pas si coincé que les autres personnes présentes et cela l'aidait donc à elle-même se décoincer, pour l'instant s'entend.

« Pour quelqu'un qui vient d'arriver en Angleterre, vous maîtrisez mieux la langue que certaines personnes. »


Une pensée pour ses anciens camarades de Durmstrang qui pour la plupart de bredouiller pas un mot d'anglais, même quand certains n'étaient pas si loin du Royaume-Uni ou de pays anglophone - quoi qu'elle aurait plutôt parié que ceux-ci ne voulaient faire aucun effort à l'époque juste pour embêter l'Anglaise. Les origines du jeune homme ne semblaient pas lui échapper, pour avoir rencontrer des Russes durant sa scolarité, des parents qui ne désiraient pour leur enfants que la fermeté de l'enseignement et si on ne l'avouerait pas directement, la magie noire. Ces même Russes qui lui avaient appris leur langage, rares personnes dont elle fût un temps soit peu proche d'ailleurs.

Elle eût presque un sursaut en l'entendant rire de bon coeur, elle en ouvrait même grand les yeux ; elle ne l'avait pas froissée à lui suggérer à plusieurs reprises de partir ? Il était étrange, cet homme, n'importe qui aurait repris sa route, cherchant une autre personne à qui parler, n'insistant pas avec quelqu'un de visiblement fermé à la discussion. Mais chaque fois qu'elle tournait le regard vers lui - n'osant pas le regarder trop longtemps - il souriait. Quand il lui disait qu'elle était intéressante, elle n'y répondait pas, songeant que c'était peut-être les mots de convenances qui lui faisaient dire cela.

Mais là où il attirait son réel intérêt, c'est lorsqu'il lui proposait de parler de ses livres. Un certain éclat dans son regard, un sourire plus sincère sur les lèvres.

« Il se pourrait, oui. »


Elle ne savait pas non plus comment réagir face au clin d'oeil, avait-il une poussière dans l'oeil ?

« Comme je vous comprends, cela fait longtemps que j'ai cessé d'aller vers ces personnes. Savoir qui est marié à qui, qui est à marier et qui va avoir son quatrième enfant, et ces ragots lassants et si peu important, tant de banalités dont on pourrait facilement se passer. Pourtant il faut sourire et rester là à écouter, priant presque que cela cesse vite, notre baguette nous démangeant pour mettre ces personnes sous silence ne serait-ce qu'un instant. »


Cela sortait de soi, cet agacement, même si elle l'avait dis sur le ton de la plaisanterie et que sa grande franchise pouvait se retourner contre elle. Elle s'entendrait peut-être bien avec cet homme, qui sait, il fallait bien passer le temps d'une façon ou d'une autre puisque de toute façon, elle n'avait pas ses livres. Peut-être était-il lui aussi un amateur de lecture ? Elle ne voyait qu'un seul moyen d'affirmer cela. Elle regardait le bras tendu et mettait quelque secondes -peut-être même trop- à comprendre ce qu'il voulait faire, et donc à réagir à saisir ce bras tendu et le prenait, hésitante. Pourquoi les relations humaines devaient-elles être toujours si compliquées, pourquoi devait-il y avoir toujours autant de formes et de manières ? Elle s'agaçait elle-même de cela, bien qu'essayant de garder pour elle cet agacement et de montrer juste son sourire. Mais elle n'était pas si douée que sa mère et son dernier frère pour contrôler son apparence.

« Ainsi, vous aimez lire ? Est-ce pour votre métier ? Ou est-ce une simple passion ? »


Il avait piqué sa curiosité sur ce sujet et elle se montrait un peu plus entreprenante et enjouée, à l'idée que quelqu'un puisse partager cette passion qu'elle avait, si rare trouvait-elle chez ces nobles de sang pour qui complot, pouvoir et apparence primaient sur le reste. Elle suivait ses pas, ne sachant pas s'il convenait de le regarder comme elle regarderait un collègue ou si elle devait éviter de le regarder trop longtemps. Pas moyen de se souvenir des mots de sa mère, pas sûre qu'elle l'ait un jour écoutée sur ce sujet d'ailleurs.

« Pardonnez ma question, elle tarde peut-être, mais viendriez-vous de Russie ? J'ai été à Durmstrang pour mes études et parmi les rares amis que j'y avais, certains étaient russes. Contrairement à vous, ils ne parlaient pas un mot d'anglais, d'ailleurs. »


Elle riait un peu et reprenait ;

« Mon russe doit être quelque peu rouillé, mais j'en garde quelque souvenirs. »


Cela n'était peut-être pas intéressant mais elle s'imaginait dans un pays reculé, avec une langue qu'elle parlait peu et elle s'imaginait avoir beaucoup de mal à saisir de ce qu'il se passait, alors comment cet homme se débrouillait-il ? Après tout, il l'avait bien voulu, cela n'empêchait pas pour autant les autres de mettre un peu d'eau dans leur vin et faire des efforts. Elle aurait aimé avoir ce courage, pour tout dire, quitter son pays natale et partir à l'aventure.

« Pourquoi êtes-vous en Angleterre ? Besoin de changement ? »


Etait-elle trop intrusive ou trop bavarde ? Elle continuait juste à lui sourire, timidement cette fois en se rendant compte qu'elle s'était peut-être encore emballée. Parmi tous les lieux de ce monde, elle se demandait juste pourquoi l'Angleterre, elle aurait pu essayer de le deviner d'elle-même mais parler pour parler, elle lui avait demandé avant d'y réfléchir, peut-être la joie de rencontrer quelqu'un d'à peu près - à ses yeux - normal...
Nymeria. ♕ avatar de killer from a gang & furiedheart. ♕ 0000 mots.
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov   Mar 18 Avr - 12:31

Pour quelqu'un qui vient d'arriver en Angleterre, vous maîtrisez mieux la langue que certaines personnes. Iliya eut un nouveau sourire. L’anglais était une langue primordiale à apprendre lorsqu’on était destiné à reprendre une société qui travaillait principalement à l’international. Tout comme dans le monde moldu, elle était la langue qui était le plus parlée, si on exceptait le chinois, bien entendu… La langue la plus parlée en dehors de son pays d’origine, dira-t-on. Mon père y a tenu. On ne fait pas des affaires avec le monde entier en russe, malheureusement. Non pas que ça ne l’aurait pas intéressé d’apprendre l’anglais en dehors de ses tâches au sein de la société de son paternel, mais bon, c’était une autre histoire qui ne verrait jamais le jour.

Surtout, ne pas avoir appris l’anglais l’aurait coupé de bien trop de livres à lire. S’il feignait souvent de ne pas s’intéresser à la littérature — ou du moins pas plus que ce qui était politiquement correct pour un sorcier sang-pur mâle — de nombreux ouvrages lui avaient permis de s’échapper pendant quelques temps, durant les nuits noires au fond de son lit à l’école, pour oublier que sa sœur était seule avec son père, loin, sans sa protection. Beaucoup avait changé depuis. Trop avait changé. Il avait pensé faire le bon choix en ne partant pas avec elle… mais visiblement elle le lui reprochait. Une chose en plus qu’il ne comprenait pas. Mais la soirée n’était pas à la mélancolie. Il avait devant lui une jeune femme ravissante, qui semblait plus cultivée que la plupart des petites idiotes qu’il rencontrait souvent dans ce genre de soirée. Oh, elle en serait sûrement que plus difficile à avoir, mais ça en faisait un défi de choix, une bonne distraction.

L’étonnement s’afficha sur ses traits alors qu’il riait de bon cœur. On ne se débarrassait pas aussi facilement de lui ! Comparée à d’autres avant elle, Olya était d’une politesse extrême. Certaines l’avaient envoyé bouler bien plus sèchement que ça. Il se pourrait, oui. Un éclat éclaira ses yeux sombres alors qu’il lui proposait de parler de livres. Ainsi, il avait choisi les bons mots. Avec le temps et l’expérience, il avait appris à déceler ce qu’on ne disait qu’à demi-mot, parfois plus avec le corps qu’avec les mots. Comme je vous comprends, cela fait longtemps que j'ai cessé d'aller vers ces personnes. Savoir qui est marié à qui, qui est à marier et qui va avoir son quatrième enfant, et ces ragots lassants et si peu important, tant de banalités dont on pourrait facilement se passer. Pourtant il faut sourire et rester là à écouter, priant presque que cela cesse vite, notre baguette nous démangeant pour mettre ces personnes sous silence ne serait-ce qu'un instant. Derrière le ton de la plaisanterie, Iliya pouvait aisément déceler l’agacement. Ou bien projetait-il le sien ? Peut-être bien. Toujours était-il qu’il en avait également assez de ces broutilles. Il savait que son père l’avait envoyé en Angleterre pour qu’il rencontre sa fiancée. Une demoiselle de sang-pur, parfaitement respectable, aux mêmes valeurs que les Azarov… du moins les mêmes valeurs que le paternel… qui étaient devenues, malgré Iliya, un peu les siennes aussi. Il avait perdu son âme en ne partant pas avec Alaska quand il en avait la possibilité.

La jeune femme hésita un instant avant de prendre son bras, comme si elle était peu familiarisée avec cette façon de faire. Iliya, lui, était friand de galanterie, même si, bien souvent, il l’utilisait pour arriver à ses fins et non pas de façon complètement désintéressée. La sorcière qui parviendrait à briser ses barrières et à faire naître de réels sentiments en lui n’avait pas encore croisé sa route… et il faudrait qu’elle parvienne à se faire une place dans son cœur, là où seule Alaska avait le droit de séjourner pour l’instant. La lutte serait compliquée et de longue haleine. Ainsi, vous aimez lire ? Est-ce pour votre métier ? Ou est-ce une simple passion ?Parfaitement. Un peu des deux, je dois dire. Les ouvrages concernant mon métier sont fascinants. Surtout en cette période troublée, les éplucher pour découvrir de nouvelles sources de magie afin d’aider les fabricants de baguettes représente un défi des plus haletants à relever. Mais il faut bien s’échapper également de temps en temps dans des mondes oniriques et imaginaires. Ça apaise l’âme pour un petit morceau d’éternité.

Le sorcier était ravi de voir que le sujet des livres avait piqué sa curiosité, suffisamment pour qu’elle s’ouvre un peu plus à lui. Et vous, est-ce plutôt pour le plaisir ou pour le travail ? la questionna-t-il avec un intérêt qu’à demi feint. Il s’arrêta finalement près d’un canapé et invita délicatement Olya à s’asseoir avant de prendre place à ses côtés. Ni trop près, ni trop loin. Pardonnez ma question, elle tarde peut-être, mais viendriez-vous de Russie ? J'ai été à Durmstrang pour mes études et parmi les rares amis que j'y avais, certains étaient russes. Contrairement à vous, ils ne parlaient pas un mot d'anglais, d'ailleurs. C’est qu’il parvint même à lui arracher un rire léger ! Que de progrès en si peu de temps ! Mon russe doit être quelque peu rouillé, mais j'en garde quelque souvenirs. Iliya hocha doucement la tête. Je viens en effet de Russie. J’y ai passé presque toute ma vie. Ce fut à son tour d’émettre un petit rire. Je suis sûr que vous vous débrouillez très bien ! Ce n’est pas la plus facile des langues à apprendre.

Maintenant qu’Olya se décoinçait un peu, il ne la trouvait que plus belle. Comme quoi, un sourire était le plus beau des maquillages. Pourquoi êtes-vous en Angleterre ? Besoin de changement ? Iliya esquissa une petite moue. C’est mon père qui m’a envoyé ici, tant pour des raisons professionnelles que personnelles. J’avoue que j’aurais préféré que ça ne concerne que le travail… malheureusement, on ne peut pas toujours choisir notre destin. Certains s’amusent à le tracer à notre place. Dire que Nikolaï Azarov aimait à jouer à Dieu n’était presque pas un euphémisme. Malgré tout, il arrivait qu’Iliya se rappelle cet homme qu’il avait été avant que son épouse ne meure en donnant naissance à Alaska… Il était différent à cette époque. Autre. Mais aujourd’hui, plus rien n’était pareil et Iliya ne pensait pas pouvoir réparer les morceaux. Avez-vous eu l’occasion de parcourir le monde ou êtes-vous restée en Angleterre ?
Revenir en haut Aller en bas

avatar

Invité

Invité


MessageSujet: Re: Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov   Mer 26 Avr - 17:00

Ain't it fun ?
Iliya & Olya
Si Olya pouvait éviter les contacts physiques, elle le faisait. Rester à distance la mettait plus à l'aise. Et de toute façon, pourquoi ce besoin de proximité ? Mais elle acceptait tout de même de prendre le bras du jeune homme.

Elle admettrait tout de même que la présence de ce sorcier était plus agréable que les regards des autres, la jugeant sûrement de rester debout, plantée là, à ne rien faire. Il parvenait à la mettre à l'aise assez vite et intérieurement, elle soupirait : enfin. Peut-être que ces réunions seraient un peu moins oppressante ainsi, si on avait la bonne personne avec qui parler. Elle acquiesçait lorsqu'il parlait des livres. C'était vrai que cela pouvait apaiser l'âme parfois, quand on se posait trop de questions ou que la vie devenait un peu trop dur. S'enfuir dans un livre, rêver de pouvoir entrer dedans, mais elle ne connaissait encore aucun sortilège permettant de faire ceci.

« Les deux aussi. Il faut dire que c'est très utile dans ma branche, pour en savoir plus sur les créatures magique, comment les appréhender. Où ils vivent, leur capacités. Et j'en ai fais mon métier, alors... »


Alors autant continuer à se renseigner. Elle savait que peu pouvaient faire le métier de leur rêve, son père n'avait sûrement jamais aspiré au sien et sa mère n'avait sûrement jamais aspiré à rester femme au foyer, et pourtant. Son métier la passionnait et elle aurait pu passer des heures à en parler, mais elle préférait s'asseoir suite à l'invitation de l'homme et elle préférait se faire discrète sur l'instant.

Des barrières étaient entre eux, barrières normales, mais qui semblaient tomber peu à peu. Ils commençaient à rire, à se parler un peu plus librement et la jeune fille commençait à baisser sa garde ; après tout, pourquoi ferait-il tout ça, si c'était juste pour se moquer ?

Il venait de Russie, elle n'aurait pas du être aussi étonnée. Non pas que c'était marqué sur son front non plus. Avait-elle dépassée une limite alors qu'il semblait un peu plus réticent avant de parler de son père et de son métier ?

Elle ne comprenait pas exactement où il voulait en venir, ou bien elle ne voulait pas le voir. Toujours ces même barrières, ces même choses que les parents imposaient à leur enfants, les sangs purs. Toujours ces obligations, la principale était de continuer à garder cette pureté du sang qu'elle ne comprenait pas. Ou ne voulait pas comprendre. Son père avait encore été relativement gentil en la laissant choisir son métier, elle en avait conscience. Elle ne savait pas vraiment quoi répondre, elle jugeait alors que le silence serait plus approprié alors qu'elle agitait ses doigts sur un pli de sa robe, réflexe qu'elle avait souvent.

« Je ne suis jamais vraiment sortie, hormis pour aller à Durmstrang. C'est un rêve que j'aurais, pourtant. Disons que... Je n'ai pas encore trouvé les moyens de le faire. »


Les moyens, le courage. Le monde était vaste, effrayant si on ne connaissait pas. Des moldus partout, des habitudes à prendre. Et elle savait que sa mère n'aurait pas toléré que sa fille quitte ainsi l'Angleterre pour aller vadrouiller. Pourtant, Olya attendait chaque jour une mission qui l'emmènerait loin. Un travail à accomplir à l'autre bout du monde. Elle se sentait bien bête, lui qui avait sans doute bien voyager, qui avait quitté son pays natal pour venir ici.

Un jour elle le ferait, oui. Un jour. Quand, elle ne savait pas, juste que ce jour arriverait où elle prendrait ses chaussures, un sac sans fond et sa baguette.

Olya relevait toute fois le regard, cherchant, par habitude, son frère du regard. Où s'était-il encore fourré ? Elle ne le trouvait pas. Elle soupirait, pour elle surtout, puis portait à nouveau son regard sur l'homme assit à côté d'elle.

« Je suppose que lorsque l'on a une bonne situation, un bon nom, on ne peut pas échapper à ces choses là. »


Elle répondait peut-être tard à la réflexion sur le destin imposé. Encore qu'on ne lui avait imposé, pour l'heure, aucun fiancé et qu'elle espérait que cela continuerait ainsi. Elle n'y échapperait pas bien longtemps, et son père finirait sans doute par lui imposer d'autres choses, en plus de ces réunions. Elle aurait aimé pouvoir relancer la conversation, mais elle n'était pas habile avec les mots ni avec les gens, elle se contentait de rester là, silencieuse, sans savoir quoi dire exactement, à torturer ce pauvre bout de tissu, ce pauvre petit pli. Elle était tout de même moins nerveuse qu'au départ, au contraire, il était sympathique, sa présence était plaisante. Pour autant, le fait de ne pas savoir ce qu'il convenait de dire l'embarrassait.
hela. ♕ avatar de killer from a gang & furiedheart. ♕ 0000 mots.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov   

Revenir en haut Aller en bas
 
Ain't it fun ? ft. Iliya A. Azarov
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» (M) Aaron Taylor-Johnson - Iliya A. Azarov (Grand frère)
» Luka Azarov [petit russe perdu en Ecosse]
» Me, myself & I - Natasha Azarov
» Elena Azarov • Maybe I like you, maybe I don't !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Prior Incanto ::  :: La pensine :: Les écrits abandonnés-
Sauter vers: