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 Forgive me, for all I did | my love

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MessageSujet: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 12:28

Que peuvent éprouver les monstres après avoir tout perdu, tout envoyer voler dans un océan d'horreur et de douleur ? Que peuvent éprouver les demons après avoir prouvé ce qu'ils sont dans le plus profond de leur coeur aussi noirs que les prunelles qu'ils arborent ? Les mains d'Azraël tremblaient encore alors qu'il jetait un dernier sort, alors qu'il entendait les cris raisonner dans son esprit. Son visage était masqué. Ses mains gantées. Et du sang avait déjà coulé sur sa chemise trop blanche, le sang de celui qui se traînait maintenant à ses pieds comme le faible qu'il était. Le protecteur n'avait plus figure humaine. Son visage n'était que la face sanglante d'un homme qui n'en méritait pas le titre. Il suppliait, dans un gargouillis incompréhensible. Il suppliait qu'on l'achève. Où était toute sa fierté ? Où était toute sa force ? Pour frapper une femme, pour être beau du bon côté du bureau il était parfait. Mais alors que le premier éclair rouge s'était abattu sur lui, il avait arrêté de fanfaronner. Les coups avaient suivit, mêlés à une bien trop sombre magie qui faisait briller la marque sur l'avant bras de l'auror. Il avait envie de tuer. Le goût du sang montait à sa gorge, emplissant de cuivre son palais. Il ne tuerait pas. Non, la souffrance seule devait emplir le corps.

Le sang goûtait alors qu'Azraël ne bougeait plus. Eliott hurlait mais le carmin qui s'échappait de ses lèvres tuait le son dans l'oeuf. Il lui manquait des dents. Il lui manquait son esprit. Les yeux gris du protecteur roulaient dans leurs orbites, incapables de se fixer sur quelque chose. L'auror avait vu bien des hommes tomber dans les bras accueillant de la folie, forme d'inconscience qui ne faisait souffrir que les autres. Il avait attaqué, encore et encore. Chaque sort sortaient de sa baguette avec plus de fureur que le précédant. En nage, le sorcier avait fini par arrêter et observer l'oeuvre qu'il avait crée. Bientôt, les urgentistes de Saint Mangouste seraient là, posant sur un brancard le corps. On accusera l'un des deux clans. Il y aurait une enquête. Qui ne mènerait à rien. Aucunes preuves. Eliott n'avait pas même eu le temps de se défendre quand Azraël lui était tombé dessus. Seul un cri s'était échappé des lèvres du jeune homme. Puis l'enfer s'était déchaîné, faisant briller d'une lueur sauvage les yeux de l'ancien mangemort.

Il rentra chez lui. Jetant sa chemise et son masque couverts de sang dans une poubelle, il y mit le feu, ne laissant aucune preuve. Il se glissa sous la douche, lavant ses cheveux avec une application maladive. L'eau se teinta de carmin mais le sorcier ne sourcilla pas. Il avait l'impression de retourner des années en arrière. C'était bien trop souvent que l'eau se teintait d'écarlate lorsqu'il était encore mangemort. Maintenant, il n'agissait que dans l'ombre. Mais au moins, il avait extériorisé la rage qui le consumait de plus en plus. Il tenta, une nouvelle fois, de faire venir à lui la serviette blanche qui l'attendait à l'aide de ses mains. La magie ne lui répondit pas, restant insensible à sa demande. La magie se mourrait et il était une de ses premières victimes.

Il enfila un polo, un jean sombre et une veste de costume. L'impression d'être jeune, durant une seconde. Aucun rire ne vient éclairer son regard. Il ne l'était plus depuis longtemps. Aujourd'hui, il agissait comme toujours. Prenant avec un rien d'angoisse des responsabilités qu'il aurait dû accepter depuis longtemps. Il voulait voir Thémis. Parler, encore et encore. Laisser tous les mots coincés dans sa gorge sortir, glisser jusqu'à la sorcière. La caresser, l'embrasser. Il l'avait brisé, sans le moindre scrupule. Il l'avait vendu pour que Ilya sorte du ministère, pour qu'il y ait un coupable, pour détourner l'attention des aurors et des protecteurs au moins quelques secondes. Il soupira, jetant un regard dans le miroir en passant une main dans ses cheveux. Les mèches sombres suivaient le tracé de ses doigts, comme toujours, glissant sur l'arrière de son crâne. Son coeur tambourinait trop vite dans sa poitrine.

Il transplana. Aisha n'était pas là. Il n'y aurait personne pour l'arrêter dans ses mots, personne d'autre que Thémis. Son coeur battait encore plus fort alors qu'il arriva à la porte du manoir, arrêtant son poing une seconde avant qu'il ne frappe contre le bois sombre. Il réajusta sa veste de costume, ferma un instant les yeux, essayant de laisser l'air rassurer les battements désordonnés de son coeur. C'était impossible. Payer le prix de ses actes étaient toujours difficile. Mais face à Thémis, il ne pouvait plus mentir. Il ne pouvait plus la voir ainsi, sentir les larmes qui avaient glissés sur ses joues à bien trop de reprise. Il devait la protéger. Elle était seule face à un monde qu'on lui avait toujours interdit de côtoyer. Seule face à la rage de ceux qui lui feraient payer de porter le nom des Nott. Seule face à ceux qui l’estimait toujours coupable, malgré le torchon de cette petite garce de Spike. Elle était libre mais enfermée dans le carcan d'obligation qu'elle avait pu fuir en épousant un sang pur, s'assurant pour l'éternité une "paix" provisoire. Filius ne lui avait jamais apportée. Filius n'avait rien fait comme il le devait.

Azraël fini par frapper. Le majordome vient lui ouvrir et la surprise se lut un instant dans les yeux de l'homme. Il l'annonça et le cœur de l'auror tambourina encore plus vite. Il fut envoyé dans le salon, pour attendre. Il ne s'assit pas. Faisant les cent pas comme un loup en cage, incapable de calmer ses mains qui tremblaient. Il avait envie de la voir. Envie de la serrer dans ses bras. Envie de lui demander pardon. Comme si toute la fierté qui l'avait si longtemps possédée s'était brutalement envolée, avait fondu devant ses si beaux yeux verts. Comme si un autre homme s'était emparé du coeur du sorcier. Pour le faire parler et souffler des mots qu'il n'avait jamais prononcé.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 14:57

J’étais sortie tard du ministère hier soir, afin d’éviter les journalistes qui campaient devant chaque sortie. On m’avait fait sortir par une porte dérobée. Aisha était venu me retrouver tard dans la soirée et elle m’avait aidé à transplaner jusqu’à ce manoir qui serait désormais vide d’une présence violente. L’immense manoir se dressait devant nous, sombre et austère. Malgré l’absence de Filius, la peur revint me hanter avec les souvenirs qui allaient avec. Ce fut avec le soutien de mon enfant que je pus rentrer dans la bâtisse. Le majordome qui n’était pas encore partie, semblait soulagé de me revoir. L’elfe quant à lui eu cet air renfrognée qui ne me plaisait pas et ma première action en arrivant dans ce manoir fut de lui offrir un vêtement. Ma fille ne comprit pas sur le coup, elle comprendrait plus tard. Mais l’elfe ne serait plus source de mon malheur.

Je passais la nuit avec ma fille, la serrant contre moi soulagée de la retrouver saine et sauve. Soulagée de m’en être sortie malgré le déshonneur qui allait tomber sur moi car j’avais balancé bon nombre d’ancien mangemort sauf un. Sauf Azraël, sauf l’homme qui m’effrayait, qui m’avait détruite mais que j’aimais malgré tout et qui possédait encore la seule chose qu’il pourrait toujours avoir : ma loyauté. Aisha finit par s’endormir dans mes bras et je ne tardais pas à la suivre. Cela faisait presqu’une semaine que je dormais moins de quatre heures par nuit. Et à l’abri de la violence et de la peur, mon esprit trouva la paix et pour la première fois depuis de nombreux jours, je pus dormir d’un sommeil paisible, loin des cauchemars et de la peur.

Ce fut Aisha qui me réveilla lorsqu’elle se leva pour aller travailler au ministère. Je restais cependant allongée plus longtemps, laissant le sommeil quitter mon corps petit à petit. J’avais encore mal à de nombreux endroits mais je me sentais plus reposer, plus sereine malgré la douleur qui saignait mon cœur avec force. Je finis par me lever en grimaçant devant la protestation de certains de mes muscles. Je me dirigeais vers la salle d’eau et je contemplais le reflet qui me faisait face. Mon ton était pâle, les cernes étaient moins violacé et mes hématomes commençait à tourner jaunes. Je me glissais sous le jet d’eau brûlante, laissant l’eau imbiber ma tignasse brune. Je restais de longues minutes, les yeux fermés, laissant la chaleur de l’eau détendre mes contractures. Je sortais du confort de la chaleur pour m’habiller rapidement et aller chercher des potions contre la douleur et un baume de cicatrisation pour mes hématomes.

Je passais le début de ma matinée à me reposer, cherchant à récupérer quelques forces car l’après-midi seraient surement chargé en émotion encore une fois. Un hibou était arrivé pour m’annoncer l’ouverture du testament de Filius. Je n’étais absolument pas rassurée par cet évènement, de quoi avait été capable mon époux ? Je n’en savais rien. J’en avais aucune idée, j’espérais juste qu’Aisha s’en sortirait et que son statut d’héritière resterait intact, qu’il n’avait pas soupçonné sa paternité. Mais Filius était un Serpentard, fourbe et manipulateur. J’ignorais ce qu’il avait bien pu marquer sur ce papier.

Quelqu’un frappa à la porte de ma chambre, le majordome entra pour m’annoncer qu’Azraël souhaitait me voir et qu’il l’avait fait patienter dans le salon. La peur revint, violente et me donnant de nouvelles nausées. Mon cœur se mit à battre d’une force dont je ne le soupçonnais guère. Et une larme coula le long de ma joue, une unique larme. Je pris une profonde inspiration.
« Renvoie-le s’il te plait. Je ne suis pas disposée à le voir…trouve une excuse, n’importe quoi mais je ne veux pas le voir… »

L’homme s’inclina rapidement et referma la porte, laissant la veuve tranquille. Il redescendit dans le salon où attendait l’auror.
« Pardonnez-moi Monsieur Rosier, mais Madame Nott ne sent pas bien, elle n’est pas en état de recevoir du monde. Peut-être pourriez-vous repasser plus tard ? »




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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 17:03

Il tournait, encore et encore. Il tournait comme un animal retenu prisonnier alors qu'il aurait pu fuir depuis des heures. Il tournait sans parvenir à arrêter les mouvements de ses jambes et le tremblement de ses mains. Le majordome revient et son visage voulait tout dire avant même qu'il ne s'exprime. Thémis ne voulait pas le voir. Elle pouvait parfaitement, l'image était suffisamment claire dans l'esprit d'Azraël. Mais elle refusait sa présence. Elle refusait de le voir. Les sourcils de l'auror se froncèrent et son coeur se serra. Il ne laissait pas le temps au majordome de le retenir. Ce dernier essaya mais le regard noir de l'ancien mangemort voulait tout dire. Qu'il ne s'approche pas. Il y avait encore le reste de l'horreur qui flottait dans les prunelles du brun.

Il grimpa les escaliers quatre à quatre, le visage grave. Il connaissait le manoir, se servant de souvenirs d'avances. Certains réunions des sangs purs se déroulaient chez les Nott et, alors qu'ils n'étaient encore que des enfants un peu trop boujon, Azraël et Filius s'étaient souvent échappés pour courir dans les couloirs qui leur semblaient à l'époque si grands. Le manoir avait des airs de terrain de jeu dont on ne pouvait trouver la fin. Aujourd'hui, il était couvert d'un sang qu'Azraël voyait lézarder sur les murs et courir sur le sol. Les souvenirs venaient flotter derrière les yeux de l'auror. Ils avaient rit à l'époque. Si loin de ce qu'ils étaient devenus, si loin de la noirceur qui leur avait bouffé le coeur. Maintenant, il venait supplier dans ce même manoir, supplier la femme de celui qu'il avait tué. De cet ami qui avait perdu son rang à l'instant même où Azraël avait vu dans ses pensées l'horreur de ses coups.

Thémis ! hurla-t-il alors qu'il frappait contre la porte.

Il savait que derrière le lourd panneau de bois, il venait de la faire sursauter. Il savait qu'elle ne voulait pas le voir et pourtant, il s’entêtait.

Thémis ouvre moi cette porte où je la fais exploser ! Laisse moi te parler s'il te plaît ! Laisse moi t'expliquer.

Il y avait dans sa voix une détresse sans faille qui transparaissait mieux que jamais. Il voulait la voir. Il ne voulait pas qu'elle est peur de lui. Pas encore, pas déjà. Il n'était pas Filius. Il n'avait rien à voir avec le monstre qu'avait abrité le manoir pendant tant d'années. Il n'était pas Filius ! Elle ne pouvait le voir à travers les coups qu'il frappait contre la porte. Ses yeux étaient emplies d'angoisses. Ceux de Filius ne l'avaient jamais été. Pas même lorsqu'il avait comprit. Pas même lorsque la mort était venue le toucher. Finalement, dans ce jeu cruel qu'ils avaient mené, Filius avait gagné. Lui n'avait jamais donné son coeur.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 18:06

Le hurlement qui retentit dans le manoir des Nott me fit violemment sursauter. Mon cœur s’affola complètement, que faisait-il ? La peur m’envahit, mes yeux verts hurlèrent la terreur. Mes mains se crispèrent d’elle-même, ma respiration s’accéléra. Le pauvre majordome avait dû récolter un des regards noirs de l’auror qui l’avait dissuadé de monter me voir. Je ne voulais pas le voir, j’avais encore trop en tête mon interrogatoire, je voyais encore sa main m’attraper et serrer ma mâchoire et ce regard qui m’avait fait plus que trembler. J’avais vu le monstre, l’ancien mangemort derrière l’homme que j’avais toujours connu. Je l’avais vu sous un autre visage et se visage me rappelait trop Filius et il me terrorisait.

Sa voix derrière la porte était toujours aussi forte et la menace de la faire exploser me fit trembler. Il ne reculerait devant rien pour me parler, pour me voir. Mon corps tout entier tremblait. Mais sa menace était réelle, il était véritablement capable de faire sauter la porte de ma chambre. Je me levais tremblante, je tentais de contrôler ma respiration mais la peur me tordait les entrailles. Mais je restais immobile devant la porte. Le bois était la dernière frontière qui nous séparait. Je posais mon front sur la porte, luttant contre la peur. Elle était terrorisée, l’idée même de croiser ses prunelles si sombres qui pouvaient avoir tant d’emprise me terroriser.

Je pris une profonde inspiration et j’usais tout mon courage pour poser ma main sur la poignée et l’abaisser. J’entrouvrais la porte pour croiser le regard d’Azraël. Je baissais immédiatement les yeux, refusant de me perdre dans ce regard si sombre dans lequel je n’y ressortirais pas. Je ne voulais pas le voir, je ne voulais pas souffrir davantage. J’avais eu ma dose, je voulais me reposer avec cet après-midi car je savais qu’une fois de plus cela ne serait pas de tout repos et que j’allais souffrir de ce testament qui irait surement contre moi. En une semaine, Filius avait eu le temps de le modifier avec les révélations de cet elfe de malheur.
« Va-t-en…Sors de chez moi… »

Ce n’était qu’un souffle qui s’échapper de ma bouche car prononcer ces mots n’avaient pas été simple, cela m’était horriblement dure. J’avais mal, terriblement mal de vouloir le chasser de chez moi. Mais je ne voulais pas le voir, je ne voulais pas souffrir encore. Je voulais souffler un peu, avoir un peu de repos. Mais visiblement ce n’était pas possible.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 19:52

Devant lui. Elle était là, comme un fantôme. Elle était là sans être là, présente sans réellement le faire. Elle n'avait aucune envie de le voir. Il le voyait de le moindre de ses muscles contractés, dans le moindre de ses mouvements. Elle n'avait pas envie de le voir. Elle tremblait encore. Il l'avait effrayé, comme il était sur de le faire. Il n'avait pourtant pas le choix. Son visage était marbré par la tristesse, par la haine qu'il éprouvait envers lui-même. Où était le flamboyant auror dans cet homme qui essayait tant bien que mal de croiser son regard. Il voulait la toucher. La serrer contre lui. Il se heurtait à un mur. Il se vit, dans les pensées de Thémis. Il se vit si violent et si dangereux, prêt à frapper et à mordre, comme le serpent qui sortait de la tête de mort sur son avant bras. Il voyait son visage se mêler à celui de Filius. Il ne l'acceptait pas ! Jamais il ne serait comparé à ce monstre ! Jamais il n'aurait fait un tier de ce qu'avait fait le Nott a son épouse. Non. Azraël avait fait bien pire. Il avait gagné sa confiance. Pour mieux la bafouer et la traîner dans la boue. Il l'avait trahit. Une première fois. Puis en viendrait une autre. Et encore une autre. Jusqu'à l'abandon total. Tout ce qui pouvait naitre entre eux était voué à l'échec. Car tout ce que touchait Azraël se transformait en cendre. Il ne savait donner sans prendre. Jamais. Même à Emily. Il détruisait tout de l'aura démoniaque qui l'entourait.

Il voulait pourtant lutter. Dans un espoir égoïste il voulait la forcer à le regarder encore dans les yeux. Il ne repondit pas à sa demande. Il ne bougea pas d'un centimètre. Les mots étaient soufflés dans le vide, s'envolant trop loin. Il ne partirait pas. Pas avant de lui avoir parlé. Pas avant de lui avoir dit tout ce qu'il voulait murmurer à son oreille. Pas avant de l'avoir touchée, juste une fois. Juste une dernière fois avant de dire adieu. Il ne resterait pas. Elle avait peur de lui. Les morceaux de ce qu'ils auraient pu construire s'étaient dispersés dans cette salle trop sombre où il l'avait interrogée. Et Azraël avait marché dessus sans la moindre pitié.

Écoute moi. murmura-t-il. Elle était loin, si loin. Elle voulait fuir. Elle voulait qu'il parte. Il ne le ferait pas. Écoute moi ! L'ordre claqua. La voix d'Azraël raisonnait bien trop fort. Il n'avait pas l'habitude de perdre le contrôle. Mais il l'offrait à ce coeur qu'il avait menotté pendant trop longtemps. S'il te plait... Accorde moi juste quelques minutes... S'il te plait Thémis...

Il suppliait. Pour la première fois, il la suppliait. Et il réalisait avec horreur le pouvoir qu'elle possédait déjà sur lui. Il n'y avait rien. Rien que du néant entre eux. Mais il s’inclinait, de la peur brûlant en plus profond de ses iris. Peur qu'elle le rejette. Peur que le monde qui pouvait exister entre eux ne soit qu'un mythe. Que tout soit mort. Pour toujours.

Je suis désolé... Je n'avais pas le choix. Je suis tellement désolé Thémis...

Azraël paraissait soudainement bien moins impressionnant. Il faisait son âge. Les épaules voûtées, il essayait de trouver son regard pour se donner du courage. Pour espérer y lire une bride de sentiments qu'il volait. Pour espérer y trouver quelque chose d'immense et de grandiose. Il n'avait aucune confiance en les mots qui rêvaient de se frayer un chemin à travers ses lèvres. Il ne pouvait tout lui jeter de la sorte. Il lui fallait juste un regard. Juste un soutient. Juste un sourire.

Laisse moi te parler s'il te plaît Thémis... Laisse moi juste te parler.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 21:38

Je fermais les yeux face à son murmure. Je ne devais pas laisser mes sentiments prendre le dessus car je savais très bien que je souffrirais. La peur aidait à résister, mais une véritable tempête régnait dans mon cœur. J’étais perdue entre l’amour que je le portais qui était resté intact malgré tout ce que j’avais subie et la peur qui me tordait le ventre. Je ne voulais pas souffrir, je n’en pouvais plus de souffrir, je n’en pouvais de tout cela. De toute cette douleur que mon corps encaisser depuis des jours. J’étais fatiguée, terriblement fatigué de tout cela. Je voulais un peu de répit, un peu de calme, un peu de repos. Le sentir si proche me faisait hurler intérieur, mon cœur saignait à chaque battement. C’était une affreuse danse macabre qui se jouait et je me devais de lutter. Je devais me protéger, je ne pouvais continuer de m’enfoncer là-dedans.

Sa voix fut sèche et claquante, me faisant encore sursauter, laissant mon cœur faire une brusque embarquer. J’en avais marre aussi de sursauter face à lui. Je ne devrais pas sursauter face à lui. Je ne devrais pas ressentir tout ce que je ressentais, toute cette peur, toute cette terreur qui me tordait les tripes et qui m’empêchait d’ouvrir complètement la porte et de lever les yeux vers lui. Je ne voulais plus m’infliger cela. Je devais me protéger, protéger mon cœur qui avait déjà trop souffert. Mais ce que je ressentais pour cet homme était inhumain, au-delà de ce qu’on pourrait imaginer. Comme si la magie était à l’œuvre. Et personne ne pouvait lutter contre la magie. Mais je devais résister, je devais me protéger, je ne devais pas sombrer. J’étais à deux doigts de de toucher le fond.

Il me supplia. Azraël me suppliait de l’écouter, de le laisser me parler. Jamais il ne suppliait. Ce n’était pas lui. Ce n’était pas l’homme que je connaissais, ce n’était pas lui. Et pourtant une part de moi se brisa face à cela. Je ne pouvais réellement lutter face à lui, comment pouvais-je résister ? Je collais mon front contre le bord de la tête, je devais résister car je savais très bien comment cela finirait, comment j’en sortirais. Encore une fois je serais brisée. Et j’ignore si cette fois-là, si je serais capable de me relever. Si je serais capable de reprendre ma vie et de continuer d’avancer. J’avais peur de ne pas pouvoir me relever, j’avais peur de rester à terre cette fois ci. Je doutais de mes forces, j’avais trop mal. Trop mal pour continuer ainsi. C’était trop dur.

Cependant ses supplications étaient bien trop puissantes sur mon cœur. Je me mordis la lèvre inférieur, regrettant d’avance ce que j’allais faire, regrettant car la peur me hurlait de ne pas le faire, cette peur aurait dû me protéger si je l’avais écouté. Mais j’étais incapable d’un acte égoïste. Je levais mes iris vertes remplis de désespoir, rempli de fatigue et de peur vers celle désemparé d’Azraël. Une larme coula, créant un nouveau sillon salé sur ma peau trop blanche. Je le regrettais immédiatement, je ne pouvais lui résister plus longtemps.
« On a toujours le choix….Jusqu’où tu me détruiras ? Au prochain coup je ne me relèverais pas Azraël…»

Je le regardais, le cœur hurlant, le cœur hurlant ma douleur. Mais je l’écouterais. Car si je n’avais pas la force pour me relevais, je ne l’avais pas non plus pour le chasser vraiment.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 22:08

Elle ne pouvait comprendre. Il soutenait son regard, la peur brillant au plus profond de ses yeux. Il ne la dévorait pas de son regard normalement si charmeur. Non, il la regardait, pour la première fois depuis longtemps. Il se perdait dans ses yeux, il se perdait dans son esprit, il se perdait dans ce quelle était. Il tentait de comprendre et échouait. Comme il échouait à la maintenir en vie, à la maintenir à ses côtés, à la maintenir debout. Il se démenait contre quelque chose de bien plus fort que lui. Pire encore. Il se démenait contre lui-même. Il se démenait contre son esprit qui lui interdisait formellement de s'approcher de cette femme bien trop dangereuse. Car son coeur lui-même sombrait, car son âme elle-même s'enfonçait dans tout ce qu'il imaginait à ses côtés. Il n'était pas fait pour être parfait. Pour être celui qu'elle aurait dû rêver. Il ressemblait trop à Filius. Il ressemblait trop à l'horreur. Il ressemblait trop au monstre qui avait enfoncé son venin plus profondément que personne ne le pourrait dans le corps de Thémis.

Azraël s'accrochait à ses yeux. Il s'accrochait à son regard pour chercher quelque part le courage de ne pas partir, de ne pas lui enfoncer à nouveau dans le coeur une lame pleine du poison de la trahison. Il s'accrochait à elle pour trouver un courage qu'il ne posèdait pas. Il avait tenu tête à bien des héros. Il avait sut se sauver d'une prison sombre. Il avait sut rester si haut dans un monde qui s'écroulait. Il avait sut tout cela pour ne pas savoir comment faire devant la femme qui lui faisait face. Il ne trouvait ses mots alors qu'ils étaient pourtant si simple. Son monde se fissurait et il voyait derrière chaque lézarde le sourire goguenard de l'homme qui avait tout détruit avant de disparaitre. Il n'y avait pourtant pas la moindre place pour la colère dans le coeur du sorcier. Juste de la peur, juste de la tristesse. Ses iris si noirs étaient rempli d'une lueur brillante, remplit du reflet de son masque qui s'était depuis longtemps fissuré. C'était des larmes qui faisaient ressortir le noir. De simples larmes qui n'attendaient qu'une battement de paupière pour couler.

Ses mots lui faisaient mal. Sa présence lui faisait mal. Leur monde lui faisait mal. Son coeur hurlait, trop fort, trop vite. Il avait envie de hurler comme il avait envie de se blottir loin, très loin de celle qui pouvait voir la faiblesse en lui. Il n'était pas faible ! Il ne devait pas être faible ! Il s'était trahit lui-même en venant ici. Comme à chaque fois qu'il avait franchit la porte du manoir des Nott pour retrouver cette femme qu'il devait fuir.

Il déglutit, les mots ne parvenant à sortir. Le silence était profond, dérangeant, douloureux. Azraël sentait l'odeur de cette femme qui l’entêtait déjà. Comment étaient-ils arrivé là ? Thémis pleurait déjà. Il aurait voulu essuyer cette larme qui le dérangeait alors que c'était lui qui l'avait fait naitre. Comme toutes les fois où il la faisait pleurer. Une preuve de plus qu'il devait partir. Une preuve de plus qu'il resterait dans cet égoïsme qu'il avait toujours possédé.

Tu n'y connais rien Thémis. souffla-t-il avec un sourire qui même à lui semblait faux. Un sourire plein de tristesse, plein de désolation. Mais oui... J'ai fais un choix... J'ai fais un choix il y a longtemps. Trop longtemps. J'ai choisi de me protéger. Au détriment de n'importe qui. Et je me suis mis en danger en tuant Filius. Je l'ai fais pour toi Thémis. Pour toi et pour Aisha. Pour cette famille qui n'est pas la mienne. Il inspira, difficilement,sentant sa gorge se nouer. Qui ne le sera jamais.

Il devait bouger. L'immobilité le rendait faible. Il devait marcher. Marcher pour parler. Ne pas rester immobile. Marcher. Marcher pour parler. Surtout ne pas arrêter de bouger. Ses jambes se mirent d'elles-mêmes en mouvement, l'éloignant de la tentation, l'éloignant de Thémis. Ses yeux se perdirent dans le vent. Il lui tournait le dos en marchant. Il sentait déjà qu'il pleurait.

Tu te relèveras. On se relève toujours de tout. On se releve de la mort de proche, on se relève de la mort de monstre. On subit, on pleure. On hurle. Mais on se relève toujours. Tu te relèveras de mon passage, je te l'assure. Sa voix se brisa. Les larmes coulaient trop abondamment sur son visage. Elle ne devait les voir. Pas même les imaginer. Je l'ai tué avec plaisir tu sais... Avec plaisir.... Et je le referais, encore et encore. T'envoyer en prison.... Le tuer.... Il ne pouvait y avoir l'un sans l'autre.... Je... je me mettais en danger... Je ne pouvais pas...



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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 22:42

Je savais que je n’aurais pas dû, je savais parfaitement que chacun des mots qui franchirait ses lèvres seraient plus pénible que le précédent. Chaque mot était un coup de poignard dans ma poitrine. Chaque mot faisait perlait une goutte de sang, mon cœur saignait, la plaie devenait de plus en plus béante. Mes doigts se crispaient d’avantage sur la porte, enfonçant mes ongles dans le bois vernis. Mes yeux clos, retenant mes larmes qui montaient toujours plus. Je mordais trop furieusement ma lèvre inférieure. Je contenais tout, je refusais de laisser mes émotions reprendre le dessus, mais je sentais que chaque mot me détruisait un peu plus à chaque syllabe. Je luttais contre les sanglots qui voulaient s’emparer de moi. Il avait tenu sa promesse, il avait tué Filius et j’en avais subi les conséquences. Comment avait-il camouflé le meurtre ? Je n’en savais rien et je ne voulais pas vraiment le savoir. Tout était passé. Il était mort et c’était ce qui importait. Cependant j’étais en train de me demander s’il n’avait pas fallu qu’ils vivent. Au moins ma mort serait venu plus douce, je ne souffrirais plus, car il m’aurait tué. Et je serais en paix, loin de la peine et la douleur.

Se relever, comment se relever après tout ça. Je n’avais pas le courage d’un Gryffondor, je n’avais pas la force d’Aisha, je n’avais pas la force d’Azraël. Si je l’avais été, c’était il y a bien longtemps et Filius avait pris soin de tout détruire, jusqu’à la dernière parcelle de force. Mon aventure, n’avait été qu’une illusion, l’illusion de pouvoir remonter une pente sur laquelle je chutais depuis dix-huit années. Et aujourd’hui, je voyais le fond. Je pouvais presque le toucher. Il semblait attirant, comme un vieil ami qui m’attendait depuis si longtemps. Et Azraël m’y envoyait davantage à chacun de ses mots, m’enfonçant avec force. Je suffoquais dans ma résistance. Je n’étais pas capable de résister à tout ceci, je n’étais pas capable de me relever. Je n’étais pas capable de remonter cette pente. Et espérait, espérer me relever était une illusion à laquelle je ne croyais désormais plus. Je ne voulais plus me battre avec cet espoir que je ne pouvais toucher du bout des doigts.

Je sentais mon souffle quitter ma poitrine de manière trop saccadé. Je quittais la porte, m’appuyant contre le mur à côté, je me laissais glisser à terre. Cédant aux larmes leur droit de passage, mon corps secoué de sanglot silencieux. Je ne pouvais pas vivre dans ce monde fou, je ne voulais plus y vivre, je voulais plus me battre pour les autres. Je ne voulais plus souffrir ainsi pour les autres. Je ne voulais plus. Je n’en avais plus la force, j’étais fatiguée de cette lutte qui durait depuis si longtemps. Je ne voulais pas me relever, si je chutais je resterais au sol cette fois. Je ne pouvais pas supporter davantage de souffrance, je ne pouvais plus encaisser, chaque être humain avait ses limites. Je les avais déjà repoussées beaucoup trop. Je ne pouvais plus les repousser. Je n’y arrivais plus.

Ses derniers mots furent de trop. Je tendis le bras et je fermais la porte et la verrouillait. J’en avais suffisamment entendu, j’en avais trop entendu. Mon cœur hurlait sa peine, la peur s’était envolée laissant la place à la peine et à la souffrance. Laissant chaque parcelle de mon être souffrir. Je ne pouvais plus continuer de vivre ainsi. Je ne voulais plus vivre ainsi. Mais je ne pouvais rien changer. Prisonnière d’un nom en déchéance, prisonnière d’un monde qui ne me voulait plus. Prisonnière. Je devais me libérer, je voulais m’envoler autre part. Je voulais en finir avec cette vie. Je ne voulais plus vivre ainsi. Et même le visage de ma fille, son visage rempli de larme n’arrivait pas à me redonner de force, d’espoir. Mes doigts se refermèrent sur ma baguette salvatrice. Elle seule pouvait mettre fin à tout ça.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 22:57

Et ils étaient là. Deux adultes qui sombraient, deux forces qui se laissaient lentement happer par autres choses. Deux créatures qui voyaient leur monde éclater. Azraël piétinait en toute conscience les derniers morceaux qui les raccrochaient au monde réel. Il envoyait voler tout ce qui aurait pu les sortir de ce jeu cruel qu'il leur infligeait. Comme s'il prenait plaisir à souffrir, à la voir souffrir. A voir les larmes couler sur sa peau si pale, à voir la douleur emplir son coeur. A sentir jusqu'à l'odeur de sa douleur. Il était un monstre. Et les larmes coulaient sur ses propres joues comme autant de perles acceptant cette vérité qu'il n'avait jamais cachée. Thémis était tombée. Et lui la poussait encore plus loin dans cette noirceur qui n'avait rien d'attirante et qui pourtant le faisait, chaque jour, se rapprocher un peu plus. Il sentait le sang pulser dans son coeur. Il sentait le reste de carmin sur ses mains, il sentait la vie quitter de trop nombreuses gorges alors qu'il tuait. Le rapprochant plus encore du fond. Il poussait Thémis devant lui. La faire toucher avant ce vide. Pour voir si elle se relèverait. Elle se trompait dans ses pensée. Elle n'était pas moins forte qu'Azraël. Bien au contraire. Elle avait survécu à Filius pendant dix huit longues années. Elle avait survécu aux horreurs qu'il avait rencontré. Elle avait survécu à Azraël.

Il était loin, perdu dans ses pensées alors que la porte se referma et qu'il entendit le cliquetis de la serrure. Non... Son murmure raisonna dans son esprit alors qu'il captait les dernières brides de pensées de la sorcière. Non ! Elle n'avait pas le droit de faire ça ! Pas le droit de faire ça à sa fille ! Pas le droit de LUI faire ça ! Il se retourna, la peur emplissant son regard, écarquillant ses yeux. Elle ne pouvait faire ça ! Pas déjà, pas maintenant ! Pas alors qu'il allait souffrir des mots qu'il ne parvenait à retenir ! Elle ne pouvait pas faire ça !

THEMIS ! Son cri hurlait le désespoir. Sa voix était rauque, apeurée. Il s’écrasa contre la porte de tout son poids alors qu'il tentait de l'enfoncer.  THEMIS PUTAIN ! JOUE PAS A LA CONNE ! THEMIS ! Ses hurlements retentissaient alors qu'il jurait, encore et encore. Il sentit son épaule lâcher sous les coups qu'il envoyait contre le panneau de bois. Jusqu'à ce que les gongs craquent et que la porte s'écrase au sol, entraînant Azraël dans sa chute. Il ne perdit pas une seconde pour se remettre sur ses pieds, accroupie. Il bondit sur la sorcière et lui arracha sa baguette, l'envoyant voler trop loin dans la pièce.

Il lui releva brusquement le visage, posant ses mains de chaque côté de ses joues, l'obligeant à le regarder droit dans les yeux, l'obligeant à voir les larmes qui glissaient encore sur ses joues. La peur hurlait dans ses prunelles. Avec une force que personne n'avait jamais vu.

Jamais ! Fait jamais ça putain ! Tu peux pas me faire ça ! T'as pas le droit ! Je t'aime ! Je t'aime putain ! T'as pas le droit de faire ça !


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 23 Fév - 23:33

Son hurlement, il ne me fit pas frémir. Pas une seule seconde. Je ne tremblais pas, mon regard se vidait seconde après seconde. Il pouvait hurler autant qu’il voulait derrière cette porte, il pouvait s’écraser dessus autant de fois qu’il le pouvait, c’était trop tard. J’avais touché le fond, et il m’accueillait les bras ouvert, pourquoi résister alors que la douceur se trouvait au bout du chemin ? Cela ne servait à rien de résister, j’avais résisté trop longtemps usant de mes dernières forces pour tenter de lui résister, pour tenter de ne pas le laisser m’atteindre. Mais j’étais l’épouse de Filius Nott, j’avais eu un rêve naïf. Et il valait mieux que je reste ainsi, l’épouse de Filius, celle qui avait mis fin à la lignée maudite des Nott. La fin serait peut-être plus douce que lorsque cela avait commencé.

La porte céda pourtant, s’écrasant dans un fracas sourd. Mais je n’eus aucune réaction ; aucune réaction jusqu’à ce qu’il m’arrache ma baguette des mains, l’envoyant voler à travers la pièce, suffisamment loin pour que je ne puisse l’attraper même en me débattant. Il attrapa mon visage me forçant à le regardait droit dans les yeux. Ses yeux noirs empli de larmes, emplis de larme qui coulait sur ses joues. Ces larmes que j’avais vu couler dix-neuf années plus tôt dans d’autres circonstances et face à une femme différente. Une femme si différente, qui était si loin d’ici désormais. Qui avait disparu le jour où l’anneau d’or blanc, qui ornait encore son annulaire gauche était venue se glisser sournoisement sur son doigt. Ce jour-là, elle avait disparu.

Ses mots me remontèrent. Ses mots firent hurler mon cœur, mes yeux vides retrouvèrent un brin de vie. Je ne savais plus où j’étais, je me sentais tiraillé de tous les côtés. Chacun cherchant à m’emmener de son côté. Azraël me tenant avec force, il sentait la peur, la déstresse. Je pouvais la lire dans son regard, il avait peur de me perdre, ses mots n’étaient pas un tissu de mensonge qu’il pouvait faire miroité, ses mots étaient hurlants d’une vérité qui l’effrayait. Il avait peur de me perdre, il se protégerait toujours mais en ayant cette crainte, en ayant cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Mais ses mots étaient emplis de cette terrible vérité qu’il venait de m’avouer et de s’avouer à lui-même.

Le soulagement ne vint pas étreindre mon cœur. Mon cœur saignait encore et toujours. Comme si l’hémorragie ne cesserait jamais. Mais la magie régnait dans la pièce trop forte. Une force trop puissante qui me poussait à revenir vers la lumière, qui me poussait à attraper ses avants bras. Mes doigts s’y refermèrent et si accrochèrent violemment. Je luttais entre deux mondes qui me voulaient.

« Ne me laisse pas partir…sauve moi…je…j’y arrive pas… »


J’avais terriblement envie d’embrasser ces ténèbres qui m’entouraient de plus en plus, sonnant doucement et chaleureusement, promesse d’absence de douleur, promesse de mort. Mais de l’autre je l’avais lui, avec la promesse de la souffrance, de la vie et d’une force inconnue qui faisait battre nos cœurs à l’unisson. Je luttais mais chaque seconde épuisait mes forces. Je n’arrivais plus à encaisser, j’arrivais tout juste à respirer.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Ven 24 Fév - 11:03

Il la voyait se perdre, il voyait les doigts langoureux de la mort tenter de l'attraper, de la faire se rapprocher, sombrer dans un monde où seuls les fantômes viendraient la chercher. Dans un monde où elle serait seule, encore plus seule. Mais où elle serait heureuse, loin du danger perpétuel dans lequel elle évoluait. Et lui était là, à la tenir contre lui, à sentir les larmes qui ne se tarissaient pas et que venaient couler jusqu'au sol. Il était faible. Proscrit, à essayer de la faire remonter, quitte à plonger et rester au fond de cette horreur qu'elle lui faisait toujours des doigts. Il avait peur de la perdre alors qu'il ne l'avait pas même retrouvée. Il avait peur de la voir disparaître, comme de la fumée entre ses mains, comme si tout ce qu'ils avaient voulu construire n'était plus qu'un rêve.

Reste avec moi... murmura-t-il, son souffle venant caresser la peau de la sorcière.

Il sentit ses ongles s'enfoncer dans sa chair. Il ne bougea pas, même lorsque ses derniers touchèrent la marque qui le brûlait encore, comme à chaque fois qu'il utilisait la magie noire. Il n'avait pu compter le nombre de sortilèges impardonnables qui avaient filé de sa baguette dans la nuit. Il avait filé jusqu'au corps hurlant du protecteur, encore en encore. Alors qu'Azraël déversait toute une rage qu'il aurait voulu réveiller à l'instant présent. Il n'était plus rien. Il se contentait d'essayer de lui sortir la tête de l'eau, d'essayer de la faire respirer. En enfonçant à chacune de ses paroles un nouveau couteau dans son coeur.

Reste avec moi Thémis. Je ne te laisserai plus jamais... Reste avec moi.

Sa gorge était nouée. Ses larmes arrêtaient de couler lentement. Il l'embrassa, avec une douceur peu commune. Ses lèvres étaient caresses de plumes sur celles de la sorcière alors qu'il murmurait de nouvelles promesses, lui jurant une éternité en sachant parfaitement qu'il s’enchaînait. Elle était si fragile. Une poupée de cristal qui se brisait lentement entre ses mains trop fortes. Une poupée de cristal qu'il ferait tomber, encore et encore. Il savait qu'ils se promettaient un monde qui ne pourrait jamais exister. Il voulait essayer. Tenter le diable, jouer avec lui pour mieux le sourire lorsqu'il se tiendrait devant lui. Il avait méticuleusement détruit tout les obstacles qui le séparaient encore de celle devant lui. Tout sauf le plus dangereux. Celui de son esprit, celui de sa peau, celui de ses larmes. Celui d'un coeur qu'il savait battre pour lui. Il avait eu peur la dernière fois qu'elle lui avait dévoilé ses sentiments. Alors que le premier "je t'aime" avait retentit. Et qu'il s'était éloigné pour la première fois. Aujourd'hui, c'était lui qui murmurait ses mots tant honni. C'était lui qui soufflait ses sentiments qu'il en parvenait à contrôler.

Je suis là d'accord... Je suis là. Reste avec moi. Je suis là.

Les images de leur dernière rencontre revenait dans son esprit. La dernière fois qu'ils s'étaient trouvé seuls dans ce manoir. Avant que le monde n'explose, avant qu'ils ne perdent tout deux le contrôle de ce qu'ils avaient été. Alors que Thémis était encore madame Nott et qu'il lui avait soufflé qu'il lui ferait du mal. Toujours. Pour l'éternité qu'il était pourtant prêt aujourd'hui à lui offrir.

Tu te souviens Thémis ? Tu m'avais dit que je te ferais du mal mais que je te permettrai de te relever. Laisse moi le faire aujourd'hui. Pardonne moi... Je serais là... Je ne te laisserais plus.

Pour combien de temps avant qu'il ne la remette en danger ? Leur relation était vouée à l'échec. Mais il voulait se battre. Ne pas subir. Agir. Toujours.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Ven 24 Fév - 13:02

J’étais au milieu d’une guerre qui faisait rage. Une guerre entre les ténèbres et la magie. Azraël me suppliait de rester, il me suppliait de rester avec lui, à ses côtés. J’étais partagée, partager entre l’amour qui me faisait souffrir et la douceur de l’ange de la mort qui m’appelait. Je ne savais où aller pour qui lutter encore un peu. A qui devais-je donner mes dernières forces ? Mon cœur hurlait, tambourinait comme un diable pour se défaire de la douleur, pour se défaire de cette souffrance destructrice. Mais elle revenait sans cesse le frapper de plein fouet à chacun de ses battements, tandis que mes poumons cherchaient désespérément cet air qui me maintenait en vie. Le reste de mon corps commençait déjà à abandonner la lutte. Une partie avait déjà choisi. Ma volonté cherchait à se faire une raison, à chercher le plus raisonnable, mais il n’y avait rien de raisonnable dans les deux choix qui s’offrait à moi. Rien, juste la mort ou la souffrance de l’amour. Et je devais choisir entre les deux.

Je sentis les lèvres d’Azraël se poser sur les miennes avec une douceur qui n’avait qu’un seul but, me ramener à ses côtés. Je les sentais si douce, si suppliante. Sentant sa douleur à travers le doux contact. Ce fut violent, bien trop violent. Mon cœur hurla davantage, il se battait avec beaucoup trop de vigueur. Il avait enfin choisi son camps, il voulait vivre malgré la douleur car il voulait battre encore une seconde de plus, il voulait battre pour lui, il voulait battre pour se sentir parfois vivant. Et lorsque le contact fut rompu, une bouffée d’air s’engouffra dans mes poumons, apportant un air soudain salvateur. Mes tremblements reprirent, ma poitrine se soulevait trop vite. Il était face à moi, à me chercher, à vouloir me ramener vers lui. Reste. Cela résonnait dans ma tête. Reste. Un murmure suppliant d’un homme qui m’avait détruite et qui voulait me sauver de moi-même.

Les souvenirs…se souvenir. Mes yeux cherchaient dans les limbes de ma mémoire qui ne voulaient pas se souvenir, qui refusait de suivre ce chemin. Mais je nous revoyais dans ce salon, à se promettre des choses impossibles, à ce promettre la mort d’un monstre. Je me souvenais de mes paroles, elles se mirent à résonner avec force. Il pouvait me ramener si je le laissais faire. Il pouvait me faire remonter cette pente, il pouvait le faire si moi je ne trouvais pas la force de le faire, il l’avait pour moi. C’était ce qui le rendait si différent du monstre qu’il avait abattu sans le moindre scrupule.

Un brin de vie passa dans mes iris, une lueur de détermination qui régnait toujours malgré la douleur et la souffrance. Mes doigts se crispèrent d’avantage sur ses bras, m’accrochant à lui comme une bouée de sauvetage, comme une ancre. Je devais faire mon choix. Je devais choisir entre m’accrocher davantage à lui ou lâcher prise. Je devais faire mon choix mais ce choix serait définitif. Il ne pourrait pas y avoir de retour en arrière possible. Je devrais assumer ce choix. Je devais choisir.

L’air s’engouffra une nouvelle fois dans mes poumons et la douleur revint sourde, hurlante. Comme la première respiration d’un nouveau-né. Mon corps se remit à fonctionner, les sanglots me secouèrent et les larmes coulèrent de plus belle sur mes joues. La douleur revenait me poignardant de part en part. Je me laissais tomber contre lui, je me laissais aller contre sa poitrine, m’accrochant à lui de façon désespérer. J’étais perdue, j’étais fatiguée et j’avais mon choix. Je le laisserais me relever et le temps ferait son œuvre comme toujours. Mais je n’y arriverais qu’avec lui. Il était le seul à pouvoir me reconstruire.
« Je suis tellement désolée… »

Ce n’était qu’un souffle, un souffle expulsé entre deux sanglots qui secouaient mon corps trop fragile, qui secouait mon corps brisé par les coups d’un homme qui était désormais mort. Mais désormais, mon corps ne subirait plus ses assauts violents.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Sam 25 Fév - 10:11

Ses ongles s’enfoncèrent à nouveau dans sa peau. Il ne broncha pas. Il ne murmura pas. Il ne glissa aucun mot, se contentant de se perdre dans les yeux verts, d’oublier ce qu’il avait juré. Il ne devait pas tomber amoureux. Et pourtant, voilà qu’il s’offrait avec tant de facilité. Voilà qu’il acceptait ce qu’il avait juré de ne jamais voir. Voilà qu’il offrait son cœur, qu’il devenait un jouet docile. Il lui avait dit « je t’aime ». Trois petits mots avec une signification si douloureuse. Trois petits mots qui voulaient en dire bien plus, qui ordonnait des chaînes qu’il ne pourrait jamais porter. Qui obligeait une réalité qu’il n’avait envie de connaître. Et pourtant, ses lèvres et ses mots faisaient s’éloigner Thémis du gouffre dans lequel elle commençait lentement à tomber. Il la soulevait. En sombrant. En laissant son cœur battre, trop vite. En laissant son âme s’offrir à une autre. Une femme qui ne portait pas son nom et dont le sang était si différent du sien.

Leurs larmes se mêlaient. Elle revenait à lui. Elle pleurait. A nouveau. Une fois de plus, une fois de trop. Il retrouvait la Thémis qu’il connaissait, si différente de cette poupée de chiffon sans vie qu’il avait eu entre les mains. Elle éprouvait. Tentait. Elle souffrait. Mais cette souffrance la rendait vivante. Elle redevenait celle qu’il ne connaissait que trop bien. Avec toute la peine et la douleur. Sans aucune marque de rage. Sans aucune marque de haine. Entière dans l’amour qu’elle pouvait offrir au monde. Entière. Tout simplement comme celle dont il était tombé amoureux bien contre son grès. Mais il ne pouvait mentir sur les battements frénétiques qui agitaient son cœur. Il n’avait pas le droit de se mentir une fois de plus. Il devait assumer les mots qu’il avait glissé. Mentir ne servirait à rien. Il avait enlevé le masque, il avait laissé ses larmes couler. Il ne pourrait revenir en arrière.

Un sourire étira ses lèvres lorsqu’elle s’excusa. Il la retrouvait trop bien. Comme s’il ne l’avait jamais quitté. Azraël savait pourtant que tout n’était pas gagné. Qu’il devrait se battre, se battre contre la vie qui voulait faire de Thémis une martyre. Se battre contre tous ceux qui cracheraient sur son passage et sur le nom qu’elle serait obligée de porter pour l’éternité. Il ne rendrait jamais les armes.

Tu n’as pas à t’excuser. Tu n’as rien fait.

Il la serra un peu plus dans ses bras, sentant les larmes couler contre son épaule et glisser sur sa veste. Il la serra plus fort, respirant son odeur. Il ne pouvait s’empêcher de sentir qu’elle lui avait manqué. Que tout ce qui la faisait lui avait manqué. Il avait tant eu envie de la voir. Il n’avait pu que la regarder pleurer durant un interrogatoire où il n’avait rien fait pour la protéger. Il avait gardé le silence plutôt que de bondir comme à son habitude. Il s’était contenté du plus glacial des silences et de ses plus noirs regards alors qu’il la traitait de faible dans son esprit. Elle ne l’était pas. Elle était bien plus forte que tout ceux qu’il connaissait. Presque plus fort que lui. Elle endurait. Sans jamais sombrer. Elle n’aurait pas sombré s’il n’avait pas été là ; Elle aurait continué à garder la tête haute pour sa fille. Pas pour une quelconque fierté. Pas pour un nom. Mais bien pour l’amour qu’elle portait à ceux qui l’entourait. Pour l’amour qu’elle offrait à la chair de sa chair. Il n’était qu’un imbécile trop égoïste. Et elle était si forte.

Ne pleure plus. Je suis là d’accord. Tout va bien se passer.

Voilà qu’il mentait à nouveau. Rien ne se passerait bien. Rien ne pourrait changer la machine infernale qu’il avait enclenchée. Le monde allait s’effondrer sur lui-même. Il réussirait. Ils réussiraient tous. Et les femmes comme Thémis n’avait pas leur place à l’intérieur de cette horreur qu’ils offriraient aux civiles.

Je suis là d’accord.

Il voulait la calmer. La faire se relever. Oublier les idées folles qui l’avaient transpercée de part en part, qui lui avaient arraché le cœur. Elle restait avec lui. Il ne pouvait se permettre de la perdre. Pas maintenant qu’il lui avait tout donné. Pas maintenant qu’il ne pouvait se permettre de la laisser partir. Pas maintenant alors qu’il était si prêt de la faire sienne, de s’offrir un cœur qu’il ne méritait pas. Il n’était qu’un monstre. Il le savait, il le vivait. Et pourtant, il se souvenait des mots qu’elle lui avait soufflé. Il serait toujours moins pire que Filius. Lui ne la frapperait pas. Elle ne pouvait imaginer de quoi il était capable. Elle ne pouvait pas même voir les ombres terrifiantes qui s’étaient appropriées son cœur. Elle ne savait rien de lui et pourtant elle s’offrait. Pour un simple « je t’aime » qui voulait en dire bien trop. Pour trois simples mots soufflés au creux d’une oreille attentive. Pour lui éviter de toucher le fond sans une épaule sur laquelle s’appuyer. Elle était ici à cause de lui. Elle serait traînée dans la boue à cause de lui. Il n’était qu’une grande partie des maux qui touchaient la sorcière. Et pourtant elle voulait encore de lui. Elle se donnait. Elle l’aimait. Et les battements de leur cœur se mirent à battre ensemble.

Je ne te laisserais plus seule.

Jamais.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Sam 25 Fév - 16:54

Je n’avais rien fait. Si. J’avais osé penser une chose horrible, j’avais pensé à commettre un acte ignoble qui aurait anéanti plusieurs personnes. J’avais failli agir égoïstement. J’avais été aveuglé par cette souffrance qui me rongeait, cette souffrance que je ne voulais plus ressentir et qui me poussait sans cesse vers le fond. J’avais eu des pensées horribles et je n’avais pas le droit, pas le droit de leur faire ça. Pas le droit de faire ça à ma fille, pas le droit de faire ça à mon frère et pas le droit de lui faire ça à lui. Mais parfois la douleur et la peur vous font agir d’une façon étrange, qui ne vous ressemble pas. Je ne devais plus me laisser aller, je ne devais plus rechuter comme je venais de le faire…Car il ne sera pas toujours là pour me rattraper, pour me ramener à ses côtés, pour me ramener dans ce monde. Je me sentais affreusement faible, affreusement vulnérable. Filius m’avait rendu vulnérable, il avait presque réussi son coup. Me faire mourir, me faire souffrir au point que je ne puisse plus me relever.

Mes larmes coulaient contre mes joues et allaient mourir contre la veste de l’auror qui me serrait dans ses bras. La douleur et la peur s’échappaient par ses perles salines qui dévalaient ma peau déjà bien trop humide. Je m’accrochais à lui, à son odeur, à ce contact qui me maintenait auprès de lui. Il me maintenait en vie, vivant, loin des limbes si attrayants qui commençaient à s’éloigner de moi. Contre lui, je pouvais entendre son cœur, un cœur qui battait comme jamais. Il avait eu peur, ses battements étaient rapides, puissants et la culpabilité s’immisça davantage dans mes veines. Comment j’avais pu lui faire subir cela, le souvenir de mon défunt époux avait encore bien trop d’emprise sur moi, il était encore imprégné en moi. Je n’arrivais à m’en défaire. Il était toujours là, rodant et frappant dès qu’il le pouvait. Il venait de le faire.

Petit à petit mon corps se calma, mes tremblements cessèrent et mes glandes lacrymales se séchèrent, vider de tout ce liquide salin qui s’était déversés sur mes joues. Je me calmais doucement contre lui, les yeux brûlants, la respiration courte cherchant lentement à redevenir paisible. Mon cœur ralentissait lentement des émotions. La voix grave de l’homme qui me tenait dans ses bras aidait grandement à cela. Sans lui, je n’aurais surement pas réussi à me calmer. Les prochains jours seraient difficiles, compliqués. Revenir à une vie normale serait surement impossible et seule, dans ce manoir, je n’y arriverais pas. Même avec la présence d’Aisha et du majordome qui souhaitait rester à mon service. Je ne pourrais tenir les prochains jours sans lui.

Je me redressais doucement, quittant la chaleur de son torse presque à contre cœur. J’aurais pu rester contre lui pendant des heures. Mais je n’avais pas toutes ses heures car dans l’après-midi, le pire m’attendait. Et dans mon état, cela serait compliqué, difficile. Aisha poserait des questions pour savoir pourquoi j’aurais les yeux bouffis et je ne pourrais lui répondre, je ne pourrais lui avouer ce que j’avais failli faire et pourquoi. Et j’avais peur d’ouvrir ce testament, peur de savoir ce qui allait se trouver dedans.
« Emmène-moi avec toi…je ne veux pas rester ici…trop de souvenir…trop…de… »

Les mots restèrent coincés dans ma gorge, tandis que je luttais contre ses souvenirs violents et douloureux qui affluaient dans mon esprit. Je devais me calmer envers l’après-midi sinon je ne pourrais m’y rendre, il fallait que j’ai la force de m’y rendre. Aisha aurait surement besoin de soutien. Je plongeais mon regard vert rougis par les larmes dans les prunelles sombres du sorcier, cela me rassurait, me calmait, m’apaisait.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 2 Mar - 12:07

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Elle s’agrippait à lui, comme une enfant perdue, comme redevenant brutalement à la vie sans comprendre ce qu'il se passait. Sans comprendre que le monde s'écroulait. Elle était là, tout contre lui. A écouter avec espoir les mots rempli de mensonges qu'il lui soufflait. A entendre de nouveaux mensonges. Rien ne pourrait la faire remonter à la surface. Filius continuerait à détruire sa vie, même une fois mort. Il était de ceux qui continuent à hanter les cadavres qu'il avait vu vivre. Il avait toujours vingt coups d'avance sur les autres, même sur Azraël. Filius était un calculateur, un jouer d'échec professionnel qui analysait chaque homme comme une nouvelle pièce à déplacer. Il n'était mort qu'hier et voilà que déjà Thémis s'échappait dans les landes démoniaques de l'abandon. Voilà qu'elle tentait déjà de se laisser happer par la noirceur et l'inconscience. Azraël ne la laisserait pas faire. Il la soulèverait, quitte à tomber au plus profond de ce gouffre où elle se perdait. Il ne la laisserait pas s'enfoncer dans les ténèbres. Ses yeux de chat ne voyaient pas au milieu des corps qui appelaient. Et son coeur était bien trop bon pour parvenir à leur tourner le dos sans se retourner. Comme Orphée revenant des enfers, Thémis aurait regardé. Et elle aurait perdu pour de bon.

Je viendrais te chercher d'accord ? Tu ne rentreras pas ici après, ou alors simplement pour récupérer des vêtements.

Il reprenait le contrôle. Il se tenait droit alors que Thémis s'était éloignée de lui, droit comme un i, aussi puissant qu'à son habitude. Elle pourrait lui apprendre. Elle pourrait l'aider. Azraël était perdu dans ce monde qui se dessinait sous ses yeux. Et, sans même le vouloir, il voyait déjà à quel point il pourrait se servir d'elle. Le journal était sorti le matin même. Il l'avait lu. Il avait vu la petite Spike prendre la défense de la femme qui se trouvait devant lui. Et il avait sut. Thémis serait une martyre, une victime d'un époux trop violent. Alexiane pourrait lui servir, tout comme la femme qu'il aimait. Il n'aurait pas du. Et pourtant son esprit calculateur de serpent reprenait le dessus sur la moindre autre pensée.

Il y a bien assez de place pour deux chez moi. Tu y serais en paix.

Et Aisha ? Il n'avait pensé à la jeune sorcière depuis la veille. Thémis ne laisserait jamais sa fille seule. Elle n'imaginait pas où la jeune femme pourrait se réfugier. Les NOE la prendrait sous leur aile, comme toujours. Il déglutit. Azraël avait besoin de temps. Besoin de réfléchir. Besoin de ne voir personne, de s'enfermer dans l'immense manoir des Rosier maintenant à l'abandon. Pour laisser sa magie loin de lui. Pour se poser devant un piano et laisser ses doigts courir sur les touches. Pour oublier, durant une demi journée, le monde qu'il avait fait exploser. Et pour réfléchir. Pour planifier.

Il lui accorda un sourire avant de la regarder. Elle était belle, même avec ses yeux rougis par les larmes, même avec la peur qui brillait toujours au fond de ses prunelles. Aujourd'hui, elle était sienne. Plus rien ne se mettrait en travers de leur route. Plus rien d'autre que lui-même. Car il se savait incapable d'être l'homme dont elle avait besoin. Il n'était que ténèbre. Et elle qu'une infinité de lumière.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Jeu 2 Mar - 16:40

Sa voix reprenait des intonations familières, calmes et posée. Il redevenait l’homme que j’avais toujours connu, le sorcier qui contrôlait bien des situations. Ce calme, cette force qui émanait de lui, je devais la prendre et m’en servir pour remonter la pente, pour tenir bon. Je ne pouvais pas flancher encore une fois, je ne pouvais pas rechuter. Je devais me battre pour ma fille, pour ceux qui me restait. Je ne pouvais plus penser de façon égoïste, je n’avais pas le droit de leur faire cela. Je me sentais ridicule, faible et incapable de tenir face à l’adversité. Pourtant ce cauchemar n’était pas fini, il avait tout juste commencé et il ne se terminerait pas si rapidement. J’avais ce mauvais pressentiment que tout allait s’empirer. Et que je ne pourrais être que triste spectatrice des conséquences de mes erreurs. J’avais ce mauvais pressentiment qui m’effrayait, j’avais peur de tous les perdre.

J’acquiesçais comme une enfant aux paroles de l’homme qui se tenait en face de moi. Que pouvais-je dire ou faire de plus ? Même si sa voix ne claquait pas comme un ordre, je savais pertinemment qu’il ne me laisserait pas le choix. Et de toute manière, je préférais que cela en soit ainsi. J’avais peur de rechuter, de retourner caresser les ténèbres et de jouer avec ma vie comme j’avais failli le faire. Rester seule dans mon état n’était surement pas conseillé. Et je ne voulais pas rester seule avec mes démons, avec mes peurs et mes souvenirs. Je voyais bien trop le visage de ce monstre encore et encore, comme s’il refusait de partir, de me quitter. Il semblait être là, à vouloir me hanter jusqu’à la fin de mes jours alors que notre serment magique avait été rompu par la mort elle-même. Cela n’avait pas vraiment de sens et beaucoup me prendrait pour une folle mais je sentais encore sa présence, dangereuse. Mais à l’inverse d’avant, la douleur physique ne venait pas. Juste cette présence qui me torturait l’esprit encore et encore.

Qu’allions nous devenir ? Que deviendrait ma fille ? Elle se débrouillait surement mais la laisser seule, ici ne me disait rien qui vaille. Mon instinct maternel se réveillait bien trop violemment. Je ne pouvais partir si je ne savais pas si ma fille irait parfaitement bien, je ne pouvais pas faire ça, je ne pouvais pas lui faire ça. Elle souffrait plus qu’elle ne voulait l’admettre, elle était jeune bien trop jeune. Affronter tout ce chaos a seulement dix-huit ans n’était pas normal, et je m’inquiétais pour elle, peut-être un peu trop mais je l’avais toujours été.
« Je veux m’assurer qu’elle aille bien avant…Je ne peux pas l’abandonner. »

J’ignorais où il en était tous les deux. Je savais qu’Aisha avait eu de nombreux soupçons que j’avais tenté d’endiguer pour nous protéger mais aujourd’hui ? Après tout ça. Que savait-elle ? L’accepterait-elle ? Je n’en savais rien. Mais son bonheur et son bien être devait passer avant le mien, c’était la seule certitude que je pouvais avoir. Elle passait avant tout le reste.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Ven 3 Mar - 15:35

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Il sentait sa peur sortir de revenir, faire des allers retours qui lui arrachaient l'esprit. Il la sentait tenter de se maintenir. Il avait peur lui aussi. Car il savait bien que l'un des visages qui flottaient devant elle était le sien. Il savait bien que si elle se maintenait à la surface, s'était en le sachant à ses côtés. Elle n'aurait pas dû. Il ne pourrait rien lui offrir de mieux que l'enfer dans lequel elle se débattait. Il ne pouvait rien faire pour elle. Rien de beau, rien de grandiose. Rien que la noirceur qui possédait l'intégralité de son coeur. Rien que la noirceur qui possédait son avant bras de cette marque qu'il n'avait jamais arraché et qu'il avait affiché avec tellement de bonheur il y a si longtemps. Son coeur ne l'avait pas encore trahit et il était toujours maître d'un monde qu'il contrôlait à merveille. Maintenant... Il y avait Thémis. Pire encore. Il y avait Aisha. Il ne pouvait dire l'inverse, il ne pouvait mentir sur la haine qui le prenait quand quelqu'un s'en prenait à la sorcière.  Il voulait la protéger. Car la sorcière était de son sang et lui ressemblait bien trop. Le sang des Rosier avait été d'une puissance remarquable.

Il croisa le regard de Thémis qu'il accrocha au sien, sans lui laisser aucune chance de le lâcher. Les mots étaient difficiles. Il sentait encore la brûlure sur sa main alors qu'il l'avait giflé avec violence devant les mots empli de poison qu'elle lui avait jeté. Les mêmes mots qui auraient parfaitement pu sortir de ses propres lèvres. Elle lui ressemblait tant alors qu'il ne l'avait pas elevé. Alors qu'il ne l'avait jamais approché avant... un mois. Tout était allez bien trop vite en une aussi petite période.

Quoi qu'est fait Filius Thémis... Je ne l'oublierais pas d'accord ? Elle sait... De toute manière elle sait que je suis son père.

Il baissa la tête. Il s'était laissé emporter. Il avait perdu son trop respectable contrôle devant une simple insulte jetée avec trop de rage. Il avait été un idiot. Aisha n'avait que 18 ans. Elle n'était qu'une enfant découvrant un monde qui ne pouvait que l'horrifier. Elle découvrait l'horreur de sa vie et le mensonge qui l'avait depuis toujours entouré. Elle découvrait ses racines. Et lui, le seul pilier qui aurait pu lui rester s'était détourné d'elle.

Ne t'inquiète pas Thémis d'accord. Il ne pourra plus rien te faire. Plus jamais.

Filius était mort. Et si l'horreur qui l'entourait existerait encore, elle finirait par mourir. Mais Azraël se méfiait. L'ancien mangemort était capable de tout, même par delà la mort. Il devait protéger les deux femmes. Sa soeur saurait se relever de l'emprisonnement de son époux. Les deux Nott en seraient incapables. Aisha tenait de sa mère une douceur qu'elle cachait mais qu'Azraël avait pu voir. Elles étaient fortes mais si fragiles qu'elles réveillaient un instinct protecteur qu'il ne savait posséder.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Ven 3 Mar - 19:47

Ma fille savait et visiblement il avait dû en parler vu qu’il était au courant qu’elle était au courant. Je ne savais pas vraiment ce qu’il s’était passé, comment elle avait fait pour savoir la vérité. Mais je n’étais pas sur de vouloir connaître les détails maintenant. Je me doutais bien qu’elle n’avait pas spécialement du bien le prendre. Et au vu de leur caractère semblable, cela avait dû être explosif. Cependant, il savait encore une fois trouver les bons mots pour me rassurer. Il ne l’oublierait pas, il la protégeait, elle était son sang qu’il le veuille ou non. Et certaines choses ne peuvent être évitées. La loi du sang était bien souvent plus forte que le reste. Et savoir qu’il était là pour nous deux, me rassurer plus qu’autre chose. Il en fallait peu pour rassurer mon cœur de mère qui battait dans ma poitrine pour ma fille. Juste savoir que mon enfant irait bien, qu’elle serait entourée et protéger suffisait presque à mon bonheur. Pas grand, juste savoir cela.
« D’accord… » soufflais-je.

Désormais il ne restait plus qu’à savoir ce que nous avait réservé Filius dans son testament. Je n’en n’avais pas la moindre idée. Mon sort m’importait peu, j’avais déjà beaucoup trop perdu, perdre un peu plus ne serait qu’une formalité. Que pouvait-il m’arriver de plus ? Pas grand-chose. Mais Aisha, tout ce jouait là pour elle. Son avenir, son futur. Beaucoup trop de détails se jouaient par l’intermédiaire d’un vulgaire bout de parchemin qui était entre les mains du Magenmagot. Et les secrets qu’il renfermait me terrifiaient pour elle. Je voulais la protéger du monde extérieur, de tout, je ne voulais pas lire la souffrance sur son visage, je ne voulais pas y voir couler des larmes.
« Je sais qu’il ne pourra rien faire en dehors d’hanter mes souvenirs…Mais ce n’est pas pour moi…Je sais pas ce qu’il savait…et…s’il savait pour elle…j’ai peur du sort qu’il lui a réservé…Il la considérait comme sa fille jusqu’à la fin mais…tu sais très bien de quoi il est capable… »

Capable de tout. Il n’avait aucune limite, aucune pitié. La trahison…il le faisait payer au prix fort. Il avait été à deux doigts de me tuer, il le voulait. Ses coups et ses abus n’étaient qu’un avant-gout de tout ce qu’il avait planifié. Qu’avait-il prévu pour la fin ? Ma mort ? Celle d’Azraël ? La déchéance d’Aisha ? Je ne savais pas jusqu’où il avait été allé par rapport à elle. J’avais toujours cru qu’il la voyait comme sa fille chérie, sa fière héritière. Malgré sa froideur habituel, je savais qu’il l’avait aimé comme sa propre fille, qu’il l’avait chéri, élevé pour être digne du nom des Nott. Et il avait joué ce jeu jusqu’à la fin. Manipulateur jusqu’au bout ? Il en était capable.
« Je ne veux pas qu’elle souffre par ma faute, parce que je n’ai pas su cacher ce secret jusqu’au bout. J’ai peur de ce qu’il se cache derrière tout ça…si par ma faute…elle perds tout…je…je ne m’en remettrais pas Azraël… »

Je ne pourrais subir le regard sombre et accusateur de ma fille. Mon cœur ne pourrait le supporter.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Sam 4 Mar - 17:25

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Thémis.

Sa voix n'était plus qu'un souffle. Il se rapprocha à nouveau d'elle, posant ses mains sur son visage. Sa chaleur la rassurerait. Il ne pouvait rien promettre. Rien jurer. Et pourtant il le faisait, il offrait son âme comme l'imbécile qu'il était. Thémis le rendait bien trop faible mais il restait. Elle faisait parti de sa famille, elle était la mère de l'enfant qui en savait déjà bien trop. Aisha était de son sang et il la protégerait, qu'il le veille ou non. Elle était une Rosier et ce nom voulait tout dire sur tout ce qu'elle pouvait devenir. Il ne la laisserait pas disparaitre dans l'ombre, par mourir de ce nom qu'elle portait et qui n'était pas le sien. Azraël ne savait rien de ce que contenait le testament. Il n'avait lu que la rage dans l'esprit de Filius. Il n'avait lu que la haine. Il avait apprit la vérité et il avait puni Thémis pour cela. Mais il n'avait apprit qu'une liaison. Avait-il apprit que l'enfant qui ne lui ressemblait pas était celle d'un autre. Trop de questions qui ne trouveraient pour l'heure aucune réponse.

Tu ne sais pas encore ce qu'il a écrit sur ce satané bout de papier d'accord ? Je sais que c'est dur mais n'imagine pas le pire. Il n'était peut-être juste au courant de notre liaison. Rien d'autre. Aisha ne risque peut-être rien.

Mais au plus profond de l'esprit pessimiste d'Azraël, il voyait déjà le pire. Il ne voulait pourtant l'accepter, sachant qu'il serait obligé de se mouiller dans ce jeu tout particulier qu'il avait lancé sans même le vouloir avec un cadavre qui pourrissait déjà dans la morgue.

Vient là. Murmura-t-il en lui ouvrant ses bras, ses lèvres embrassant sa joue. Vous n'êtes pas toutes seules. Aisha a des amis qui tiennent à elle, toi aussi. Et tu m'as moi.

En attendant, ils ne pouvaient que frémir. Que patienter. Qu'espérer. En attendant une horreur qui ne pourrait que venir les frapper de pleins fouets. Azraël pouvait encore faire demi tour. Il pouvait encore fuir. Mais pour la première fois, le serpent en lui s'inclinait face à ce dangereux griffon que les événements faisaient renaitre de cendre où il aurait dû depuis longtemps mourir.

Attends. Ne te tortures pas avec des suppositions. Aisha ne craint rien. Elle est bien plus forte que ce que tu peux croire. Elle se remettra. Mais il faudra que je lui parle. Que je lui explique. Qu'on lui explique. Elle a déjà comprit bien trop de choses sur le mensonge de sa vie. Et elle ne pourra vivre sans savoir. On doit lui parler.

Un courage inconnu venait souffler dans son coeur alors qu'il plongeait ses yeux sombres dans ceux de la sorcière. L'iris noir de son regard avait trouvé des teintes noisettes bien plus douces qu'elle n'avait vu que lorsque les larmes étaient venues couler sur son visage. Ce n'était plus le cas. Elle avait devant les yeux un Azraël que personne, si ce n'était Emily, n'avait pu voir. Un homme puissant mais avec un coeur étrange qui battait dans sa poitrine. Qui ne battait que pour elle.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Sam 4 Mar - 18:37

Mon prénom qu’il souffla me fit relever les yeux vers son visage. Ses mains glissèrent le long de mes joues, m’apportant un peu de chaleur dans mon monde si froid, si triste, si douleur et rempli de tellement d’incertitude. Une chaleur qui me rassurait, qui me permettait de rester connecté à lui, de ne pas perdre pieds, de rester avec lui. Une chaleur qui me maintenait en vie. Il cherchait à me rassurer, à faire partir cette peur qui me rendait malade, cette peur qui m’avait fait plongée une fois. Cette peur qui me paralysait complètement. Il avait raison, je ne savais pas ce qu’il se cachait derrière le testament de mon défunt époux. Et peut-être que tout irait bien pour ma fille. Je l’espère du fond du cœur mais Filius avait réussi à me faire suffisamment peur pour craindre le peu d’optimisme qui pouvait me rester.

J’allais me loger contre lui à son invitation, profitant de ses bras qui me rassurait, qui me faisait me sentir en sécurité. Un soupire s’échappa de mes lèvres et je fermais les yeux un cours instant. Me laissant aller contre lui, laissant mes muscles se détendre lentement tout en écoutant les paroles d’Azraël. Il était vrai qu’Aisha ne manquait pas d’amis, elle avait Alexiane sur qui elle pourrait certainement compter. Elle était bien plus proche qu’on ne pourrait le penser au premier abord. Si les choses tournaient mal et qu’elle avait besoin de répit, elle irait surement voir sa meilleure amie. Moi…Je n’avais que lui. Emily était peut-être la seule véritable amie qu’il me restait mais j’avais balancé son mari, j’ignorais si elle pourrait me pardonner.
« Je n’ai que toi…je ne sais pas si Emily me pardonnera d’avoir vendu Alaric aux protecteurs… »

Pour qui allais-je passé ? L’épouse qui vendait tous le cercle d’ami proche de son époux ? Plus personne ne me ferait confiance, ils me regarderont tous d’un œil assassin…pour ceux qui ne tenteront pas de me faire payer. Cela ne serait qu’une question de temps. Je devrais surement me tenir éloignée de la société des sangs-purs pendant quelques temps. Et je devrais surement m’expliquer avec mes frères. Tout ceci ne me disait vraiment qui vaille. Les prochaines semaines allaient être compliqué et difficile. Je ne pouvais pas faire comme si de rien n’était, comme si rien ne s’était passé. J’en serais incapable.

Ne pas me torturer l’esprit était compliqué, surtout dernièrement. Mais ma fille était tout pour moi, elle était celle qui m’avait fait tenir au bras de Filius durant dix-huit années. Alors même si elle était plus forte qu’elle ne le laissait paraître, elle resterait toujours mon enfant, ma chair. Il me semblait que c’était hier que je l’avais tenu pour la toute première fois dans mes bras. Cette petite crevette aux yeux sombres et au duvet brun sur le sommet de son crâne. Ces souvenirs m’aidaient à tenir mais me rappeler qu’elle pouvait être elle aussi vulnérable, comme ce petit bébé que j’avais pendant un temps tenu au creux de mes bras.

Lui parler serait nécessaire, cela ne faisait aucun doute. Mais fallait-il trouver les bons mots. Elle était ombrageuse, même si j’avais passé la soirée avec elle, j’avais senti cette rage bouillonnante, cette amertume dans son comportement. Elle pouvait si aisément se braquer. Je ne pouvais me battre contre ma fille. Mes paroles avaient de l’impact sur elle, bien plus que n’importe qui, mais j’avais peur qu’elle ne se ferme totalement sur elle-même et de parler à un mur.
« En espérant qu’elle veuille bien nous écouter… elle te ressemble bien trop sur certains points. »

Cela en devenait effrayant. Mais Azraël serait surement gérer un caractère semblable au sien, il devait la gérer au ministère et cela ne devait pas être de tout repos. Elle n’avait décidément rien venant de Filius. L’éducation qu’elle avait reçue ne faisait que cacher la vérité. Une vérité qui commençait à nous échapper.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Dim 5 Mar - 19:44

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Un rire s'échappa des lèvres d'Azraël. Elle connaissait bien mal sa soeur. Emily ne lui en voudrait pas. Pas le moins du monde. Elle s'était toujours tenue éloignée des SPMB et des mangemorts, restant dans l'ombre pour mieux diriger le monde qui grandissait lentement devant elle. C'était avec un regard glacial qu'elle avait vu le monde tomber. Qu'elle avait regardé Voldemort diriger des armés qu'elle aurait pu lui voler d'un simple mouvement de la main; Thémis ne connaissait pas aussi bien sa soeur que lui. Elle n'imaginait pas à quel point Emily était une créature dangereuse, une fleur mortelle qui piquait tous ceux qui osaient s'approcher d'eux. Voilà longtemps qu'Azraël était tombé dans son jeu, voilà longtemps qu'il s'était laissé hanté par le doux poison de ses yeux. Voilà longtemps qu'il avait comprit qui était réellement sa soeur. Elle était plus cruelle encore que lui. Plus sombre surtout.

Elle en t'en voudras pas. Au contraire, tu l'as débarrassé d'un poids trop lourd. Elle ne voulait plus d'Alaric à ses côtés. Tu lui as enlevé avant qu'elle n'ait à se mouiller.

Il la serra un peu plus contre lui, sentant battre trop fort le coeur qu'il sentait si douloureux. Il avait envie de l'embrasser. Envie d'elle aussi mais ce n'était pas le moment parfait. Ne pouvait-elle se réjouir ? Ils étaient ensembles. Il lui tiendrait la main contre ses détracteurs, il lui tiendrait la main contre une horreur qui la salirait de sa noirceur. Il lui tiendrait la main contre tous, même contre les sangs purs. Ils ne diraient rien s'ils savent qu'Azraël la protégeait de son regard si sombre et de son amour si étrange. Beaucoup auraient des soupçons. Mais tous savaient que Filius et Azraël étaient proches. Dans leur enfance comme dans ce présent où le second avait tué le premier.

Un sourire en coin vient étirer ses lèvres alors qu'un petit rire, transformé en une simple expulsion de souffle, sort de sa gorge. Aisha n'est pas une enfance facile. Et ils n'ont rien arrangé en la traitant comme une héritière devant qui le monde devrait un jour s'incliner. Azraël et elle étaient si semblables pour la simple raison qu'ils avaient reçu exactement la même éducation. Le sang n'avait rien à voir. Le sang n'avait fait que de teindre les yeux de la sorcière d'onyx.

Elle devra bien nous écouter si elle veut comprendre ce qu'elle est. Si elle veut un jour pouvoir briller avec un autre nom que celui d'une bâtarde.

Sa main glissa sur la joue de Thémis alors qu'il s'éloignait à nouveau. Les minutes s'écoulaient avec la flegme du temps. Bien trop vites puis soudainement trop lente. Il ne savait depuis combien de temps il était avec la sorcière. Mais approchait lentement le moment terrible où elle devrait se rendre au ministère.

Tu devrais prendre une douche Thémis. Faire disparaître les traces de larmes sur ton visage. Paraître fière et noble au ministère. N'oublie pas que malgré tout, le sang qui coule dans tes veines est purs et ce quelque soit le nom que tu arbores.

Il ne pu s'empêcher de lui caresser la joue alors qu'il disait ses mots. Les sangs purs ne devaient jamais perdre de vu ce qu'ils étaient. Des dieux dans un monde de sbires. Des dieux devant des créatures qui n'étaient rien et qu'ils contrôleraient un jour, dans toute la puissance de la magie.


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Lun 6 Mar - 18:59

Visiblement je n’étais pas la seule à avoir voulu de me débarrasser d’un époux. J’étais persuadée que les raisons d’Emily étaient bien différentes des miennes. Elle avait toujours été plus forte que moi. Plus grande. Plus noble. Là où j’avais courbé l’échine devant un époux, elle avait su prendre le dessus et s’imposer. Mais cela n’empêchait pas que j’éprouvais ce sentiment de trahison envers mon ancienne amie. J’avais donné des noms, des amis, des gens que je connaissais plutôt bien, que je côtoyais régulièrement. Et désormais, il allait être traqué, arrêter et mise en examen. Ils seraient tous soupçonnés pour être des SPMB. Ancien mangemort peut être acquitté, mais pas acquitté d’appartenir à l’une des organisations qui faisait régner une certaine terreur sur le monde magique anglais.
« Un mal pour un bien alors… » Murmurais-je du bout des lèvres

Dans ses bras puissants, je me sentais plus forte, plus légère, moins vulnérable. Mais cela n’empêchait pas mon cœur de ressentir toute cette douleur, toute cette peur et cette peine qui s’entremêlait avec trop de hargne et qui s’accrochait sans vouloir lâcher prise. En particulier quand il s’agissait de ma fille, de mon enfant. Voudrait-elle seulement chercher à comprendre ? Chercher à entendre ce que nous pourrions lui dire ? Elle pouvait très bien être réceptive, ouverte et calme comme elle pouvait se transformer en un parfait ouragan. Je l’avais déjà vu faire, face à Filius. Elle s’y était heurtée et fracassait et n’avait jamais recommencé depuis. Mais Azraël n’était pas Filius. J’ignorais quel était l’influence du sorcier sur ma fille. En avait-il suffisamment pour qu’elle n’explose pas ? Cela m’étonnerait. Aisha était bien plus serpentarde que je ne l’étais malgré son appartenance à la maison des érudits. Parfois je me demandais si le choixpeau n’avait pas inversé nos rôles, nos maisons.
« J’espère qu’elle voudra bien nous écouter…qu’elle souhaite comprendre… »

Il passa ses mains sur mes joues et m’éloigna un peu de lui. Je relevais les yeux vers son visage, tandis que ses pouces caressaient doucement mon épiderme intact des coups de Filius. Mon visage était peut-être la seule partie de mon corps qui n’était pas abîmé par mon défunt mari. Je ne pus qu’acquiesçais au parole de l’auror. Il allait falloir encore une fois de plus que je prétendre quelques choses. Mon sang pur coulait dans mes veines qu’importe le crime que j’avais commis, qu’importent les accusations. J’étais née Greengrass et dans ma naissance s’y trouvait la marque de la pureté d’une lignée de sorcier. Je ne l’avais jamais souillée. Alors je devrais encore une fois, relevé la tête, marché fièrement. Je ne pourrais sourire mais je pouvais paraître forte ou du moins tenter de le paraître.

Je me décollais donc complètement du sorcier, je me remis péniblement sur mes pieds en soufflant pour évacuer ces vagues d’émotions incertaines qui me submergeait par moment. Je passais ma main dans mes longs cheveux bruns, retrouvant petit à petit mes esprits. Je me dirigeais vers la salle d’eau mais je ne verrouillais pas la porte. Cela éviterait une autre porte en miette si jamais l’incident de tout à l’heure venait à se reproduire. Je regardais la glace et je soupirais. J’avais encore une tête affreuse. J’attachais mes cheveux et ôtais mes vêtements avant de me mettre sous le jet d’eau brûlante, tentant de remettre du clair dans mes esprits. Je ne mis pas longtemps pour ressortir, propre, sèche et avec le visage plus détendu et dont les traces de larme avait disparu. Mes yeux me brûlaient encore des trop nombreuses larmes versés.
« Mieux ? »


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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Sam 18 Mar - 2:31

Thème


Il tournait comme un lion en cage, entendant l'eau qui coulait en rêvant de la rejoindre. C'était trop tôt. C'était trop tard. Mais il avait envie d'elle, envie de la voir se blottir contre lui, envie de la sentir tout autour de lui, envie de lui faire l'amour, encore et encore. Ils n'avaient pas le temps et elle se contenterait sûrement de le laisser faire, sans jamais dire non. Il avait entre les mains quelque chose de fragile, quelque chose de magnifique mais de terriblement délicat. Un souffle d'air pouvait tout envoyer voler, pouvait la briser pour ne jamais la reconstruire. Il avait peur de ce qu'il pourrait leur arriver. Mais il n'était pas l'heure de penser.

Azraël récupéra la baguette de la sorcière qu'il posa sur la table de chevet. Il sortit la sienne et releva la porte, qu'il remit sur ses gongs. Son épaule l'élançait alors que son bras se leva, suivant des yeux le lourd panneau de bois. Il avait pu garder les lèvres closes. Voilà au moins une partie de sa magie qui ne l'avait pas encore abandonné à mesure qu'il offrait son coeur. Ses doigts tremblèrent un instant sur le bois noir et il sentit que déjà ses paumes devenaient plus moites. L'eau coulait toujours derrière la porte.

Il fini par s’asseoir sur le lit de la sorcière. Il se sentait stupide, comme s'il n'aurait jamais dû être là. Le manoir puait encore la présence de Filius, ce même homme à qui il avait tout volé et même la vie. Il lui arrachait avec délectation la moindre partiel de ce qu'il avait été. Les Rosier avaient toujours été supérieurs aux Nott. Et cette fois si, il avait pour de bon détruit leur lignée, faisant disparaître un nouveau rameau d'un arbre généalogique qui perdait lentement ses plumes. Ne resterait bientôt plus personne pour défendre cette cause en laquelle il croyait pourtant avec tant de force. Les sangs purs se faisaient lentement entraîner dans une machine qui mettait fin à tout ce qu'ils auraient dû être. Ne restaient que quelques visages fiers sur un papier. Et des centaines d'autres derrières de barreaux bien trop épais. Ses doigts glissèrent sur la marque qui s'agitaient sur son avant bras. Elle ne le faisait pas souffrir mais il trouverait le moyen de la refaire briller au fer rouge. Aucun n'avait trahit la cause. Tous avaient mentit en attendant leur heure dans l'ombre. Jusqu'à ce que Thémis jette leurs noms en omettant le sien.

Azraël se releva au moment précis où elle sortit de la salle de bain, comme prit en faute dans des réflexions trop sombres. Sa main s'éloigna de son avant bras gauche et il lui offrit un sourire, un seul, qui disparu rapidement. Laissant l'auror retrouver son masque qui lui saillait bien mieux que cet air qui ne devait pas briller sur ce faciès de marbre qu'il affichait.

Garde la tête haute et personne ne verra les larmes que tu as versé. Tes parents ont dû te le dire aussi il y a très longtemps. Nous sommes fiers car nous le devons pour ne jamais les laisser nous détruire. Sans notre fierté, dans le monde qui nous refuse, nous ne sommes plus rien.

C'était les propres mots de son père qui lui revenaient en tête alors qu'il se voyait, si jeune, devant le visage froid de l'homme qui l'avait éduqué. Il avait posé ses mains sur ses épaules, exactement comme Azraël le faisait maintenant de Thémis. Et il lui avait offert cette leçon en ajoutant quelques simples phrases, brûlantes d'un crédo qu'il n'avait jamais oublié et que Thémis ne pouvait connaître. Les quelques années qui les séparaient avaient suffit à balayer les mots d'un homme bien plus puissant encore que le seigneur des ténèbres.

Je t'attendrais là bas à la sortie. Sois fière et ne laisse aucunes larmes couler sur ton visage. Ne le laisse pas t'atteindre encore une fois. Promis ?

Son pouce vient caresser sa joue alors que de l'autre main, il dégageait les quelques cheveux qui avaient eu l’outrecuidance de se glisser sur son beau visage. Ses lèvres embrassèrent son front, comme un baiser d'adieu qui n'en était pas vraiment un. Pas déjà, alors qu'il sentait entre ses mains le coeur palpitant qu'elle lui avait offert.

Je dois partir. Bonne chance.


Rosier ce nom raisonne, brille et tue car sa puissance est infinie
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MessageSujet: Re: Forgive me, for all I did | my love   Sam 18 Mar - 20:17

Avoir la tête haute, être fière, se montrer plus forte, je l’avais été une fois. Mais c’était à Poudlard. Dès que j’avais quitté l’école, j’avais cessait d’être ainsi. Cela remontait à une époque bien lointaine et qui me semblait morte depuis des années. Il fallait que je déterre tout cela, que je retrouve l’ancienne Thémis. La Thémis qui n’avait pas été réduit à néant par son époux trop violent qui souhaitait la contrôler, la soumettre à sa volonté. Filius la faisait tombé mais l’avait toujours empêché de se redresser, de relever la tête haute et fière. Lors des réunions, c’était des faux sourires au bras de cet homme et des yeux qui se baissaient bien trop souvent. Mais je ne pouvais plus sourire aujourd’hui. Cela serait bien mal vu. Je devais relever la tête et me montrer fière. Mais cela me semblait impossible.

Un sang des plus pure coulait dans mes veines, pourtant je me sentais souillée par Filius, il avait réussi à me faire croire que je n’étais qu’une moins que rien. Mon interrogatoire n’avait pas aidé, j’étais passée pour une femme faible aux yeux d’un homme qui haïssait cette pureté qui coulait dans mes veines, car je n’avais pas d’ancêtre moldus dans la lignée. Les rumeurs circulaient bien vite. Et je me doutais bien que chez les protecteurs, nombreux pensaient la même chose. Ma réputation était fichue, je ne pouvais que préserver le peu qu’il me restait. Et encore. Mais pour lui, pour Azraël, je tenterais de me rappeler des valeurs qui m’avaient fait tenir à Serpentard durant sept années. La présence de ma fille aiderait surement à m’empêcher de flancher car je devais protéger mon enfant, je devais me montrer forte pour elle.
« Je ferais de mon mieux, je te le promets. »

Son pouce qui vint caresser ma joue me donna un peu de force, un contact doux qui me changeait bien trop de ce que j’avais connu avec Filius. Je fermais les yeux quand il déposa un léger baiser sur mon front, laissant mon cœur vibrer d’un sentiment de déchirure. Il partait, je le savais avant même qu’il ne prononce ses mots. Je ne répondis rien, le laissant s’envoler je ne sais où. Me laissant seule dans cette chambre empli de cauchemar. Je restais quelques minutes plantée là, comme une imbécile à me remettre de tout ce qu’il venait de se passer en si peu de temps.
Je finis par sortir de ma chambre et je croisais le regard du majordome. Je lui servis un léger sourire pour lui signifier que ça allait même si ce n’était qu’un affreux mensonge. Mais je devais me préparer mentalement à me rendre au ministère. Et cela nécessité une préparation bien longue pour que je réussisse ce que j’avais promis.
TERMINE


Lost in the darkness

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