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 Here there are | Azrémis

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MessageSujet: Here there are | Azrémis   Lun 28 Aoû - 23:23

2cellos

Il régnait comme un maitre. Seul suzerain des ruines, nommés par des hommes qui l’avaient choisi au détriment de sa marque pour la force de ses convictions, pour la puissance de sa magie. Personne, absolument personne, ne savait ce qu’il en était en vérité. Azraël avait perdu toute force, sa baguette devenue une coquille vide. Il avait besoin de se concentrer devant le plus petit sort. Mais ce qu’il n’avait certainement pas perdu, c’était sa capacité à analyser. Sa force dans la peur, la maitrise parfaite de ses sentiments et de ses pensées.

Tous étaient réuni, sans même qu’ils ne l’aient choisi. Bandit, voleur, tueurs. Ils n’avaient pas le choix. Les règles étaient claires et les sanctions violentes. Le monde si beau et si lumineux qu’ils avaient autrefois connu n’existait plus. Là haut, il n’y avait que poussière et violence. Là haut, il n’y avait que des ténèbres et des corps. Azraël avait vu tant de corps en si peu de temps qu’il ne les comptait plus. L’obscurus, cette source de magie plus puissante que tout ce qui avait un jour existé, était d’une violence pire que le seigneur des ténèbres lui-même.

Le sorcier laissa ses yeux s’enivrer des étoiles, avant de brusquement transplaner. Il avait senti sa présence et Azraël ne pourrait lutter contre cette créature qui se nourrissait de la magie qu’on lui envoyait en plein visage. Il soupira, une dernière seconde, avant de filer sous terre. Ses iris brillaient de mille violences. De colère, il atterrit dans un lieu vide, ses doigts fermement entourés autour de sa baguette. Et les sorts filèrent. La violence était partout, explosant les murs, faisant voler les cheveux du sorcier, l’enivrant de ce qu’il n’avait pas connu depuis trop longtemps. Il dirigeait le monde maintenant. Il ‘navait pas le droit d’être faible ! Il n’avait pas le droit !

Seule la colère le guidait pour arriver encore à utiliser sa magie.

Personne ne répondit à son cri.

Muet. Silencieux comme la mort.

La magie l’abandonnait, s’échappant de ses veines en venant nourrir cette putain de prophétie en laquelle il n’avait que trop cru. Il avait trop peur. Trop d’attache, trop de chose qui pouvait le faire tomber. Jamais il n’était allé si haut. Et jamais il n’avait eu si peur du vide qui l’entourait, jamais il n’avait sentit si fort l’attraction des mortels sur sa divine personne. Lui qui n’avait eu que des murmures soufflés à son cou, que des rires et que des corps ivres de plaisir se retrouvait entouré de deux femmes qui ne comptaient que trop. Emily l’avait trahit et pour la première fois, il avait sentit la rudesse du sol. Pour la première fois, il avait dû tuer ce qu’il avait de plus tendre. Pour la première fois, sa main avait tremblé avant que la lumière verte ne vienne éteindre un sourire goguenard. Ne pas penser à ça ! Ne surtout pas penser à ça ! Tout oublier ! Encore !

Frapper.

Toujours.
Il rangea sa baguette. Ses pas le menèrent d’eux même jusqu’à ce lieu qu’ils avaient constuit à leur image. Deux moins plus tôt, jamais il n’aurait pensé en être là. Il se voyait déjà pour longtemps dans le manoir des Rosier, à l’aimer, à la chérir. Le destin s’était joué d’eux, attendant qu’ils se tombent dans les bras pour mieux venir détruire l’intégralité du monde. Ils s’étaient aimés. Ils s’aimaient encore mais Azraël avait plus peur que jamais. Car Thémis pouvait sombrer à chaque instant. Et qui savait encore ce que le destin leur accorderait comme mésaventures. Tous les forçaient à s’éloigner. Et eux bravaient avec violence les maux qui se créaient sur leur chemin.

Thémis. Un souffle, si doux.

La violence avait disparu de sa personne. Il n’y avait pas de bruit dans cette pseudo maison qu’il avait choisi. Pas un seul murmure. Les sourcils de l’ancien auror se froncèrent à nouveau. Où était-elle. L’inquiétude vient marbrer ses traits trop vite, plus vite que jamais. Au dessus d’eux brille une épée de Damoclès qui n’attends qu’un nouveau tremblement de la Terre pour tomber et les transpercer de sa pointe sanglante. Il grimpe les marches, trop vite. Pour finir par la trouver et laisser un sourire grandir sur ses lèvres. Si belle. Si fragile. Comme un papillon, capable de mourir dès le levé du jour. Cela n’arrivera jamais. Car il peut maintenant veiller sur elle.


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MessageSujet: Re: Here there are | Azrémis   Mar 29 Aoû - 19:46

Les yeux dans le vide, mon index faisait tourner la bague d’or blanc qui ornait mon annulaire. Mon esprit s’était échappé de la réalité si dure dans laquelle ils vivaient depuis peu. La prophétie s’était réalisée créant le chaos à la surface. Les drames s’étaient enchaînés, Emily était morte laissant une nouvelle blessure dans mon cœur. Cette amie que j’avais soutenu, qui m’avait soutenu, que j’avais trahis, elle était morte en me haïssant. Mais je pensais également à Azraël, elle représentait tellement de chose pour lui, elle était sa petite sœur, un trésor qu’il avait chéri, protéger et qui avait agi pour lui dans l’ombre. Elle n’était plus désormais. Plus qu’un souvenir vaporeux dans nos souvenirs. Un souvenir qui nous hanterait tous les deux.

Mon cœur battait d’inquiétude chaque minute qui s’écoulait quand je savais mon mari et ma fille à la surface pour combattre le mal qui détruisait le monde. J’avais toujours Charles qui était à bout psychologiquement. Mon frère n’était plus que l’ombre de lui-même depuis que son épouse avait été emportée par l’obscurus. J’avais du consoler ma nièce, Nyx. Mais commencer consoler cette enfant alors que je n’avais pas encore complètement pansé mes blessures ? J’avais laissé mon instinct maternel s’exprimer, la berçant entre mes bras comme je l’aurais fait avec Aisha. Mon frère avait fini par me pardonner et mon mariage avec Azraël l’avait apaisé, soulagé de voir cet homme prendre enfin ses responsabilités. Il ne l’appréciait toujours pas mais il le respectait pour moi, pour ma fille. Je ne pouvais que lui en être reconnaissante.

Dans ce monde souterrain que nous avions construit pour nous abriter, tout avait changé. Les conditions de vie n’étaient pas celle dont nous avions l’habitude. Des appartements précaires bien que la position d’Azraël nous avait permis d’obtenir quelque chose de plus agréable. Je ne sortais pas beaucoup dehors, le soleil de l’hiver, le vent humide me manquait mais je savais que cela le rassurait de me savoir à l’abri. Et aujourd’hui plus encore, je le ferais de mon plein grès. Je tenais dans ma main gauche des papiers d’analyse sanguine. J’avais eu des doutes, de nombreux doutes. J’étais tombée malade, une sorte de gastro un peu longue qui allait et venait. Puis sans que je m’en rende vraiment compte, mes règles avaient cessé. Et ce n’était que ce matin que je m’en suis aperçue. Les médicomages grouillaient dans ce souterrain, j’étais donc allée en voir un, lui demandant une prise de sang pour savoir. Savoir si je portais de nouveau la vie en mon sein. Et la magie fut formel, oui. Un nouvel être s’était implanté dans mon ventre et grandissait lentement. Sept semaines qu’il était là.

Je n’entendis pas Azraël m’appeler, je restais interdit me demandant comment j’allais bien pouvoir lui annoncer cela alors que nous vivions la période la plus sombre de notre histoire. Comme lui dire qu’il allait devenir père avec toutes les horreurs qui régnaient dehors ? Je n’avais pas peur de sa réaction, je ne savais juste pas comment lui dire. La première fois je n’avais pas eu à le faire. Mais maintenant que j’étais sa femme, son épouse, que je n’avais pas à craindre les regards de biais parce que j’avais un enfant hors mariage, j’ignorais comment m’y prendre. Voudrait-il le conserver ? Je l’espérais de tout cœur. Ce fut ses pas dans les escaliers qui me sortirent de mes rêveries. Je tournais la tête vers lui, un sourire sur son visage, un sourire trop rare sur le visage de cet homme que j’aimais plus que tout. Cela fit fondre mon cœur trop sensible, trop tendre. Je laissais la feuille tomber par terre et je me levais pour le rejoindre. Je vins déposer un léger baiser chaste sur ses lèvres.
« Ta journée ? »

Je ne pouvais lui dire cela comme ça, sans entamer un début de conversation avant. Mon cœur battait la chamade plus que nécessaire. Je n’arrivais pas à calmer ses palpitations et se stress qui grimpait en moi. Si seulement j’avais eu le temps de pouvoir en parler à ma fille, parfois discuter entre nous, me permettait d’affronter avec plus de sérénité les situations délicates.


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MessageSujet: Re: Here there are | Azrémis   Lun 6 Nov - 0:28

Thème


Il ne se comprenait pas vraiment. La peur qu'il avait éprouvé, en quelques secondes. Une peur sourde et violente, qui aurait pu tout détruire. Thémis était sa faiblesse, cette douloureuse faiblesse qui lui arrachait lentement le coeur. Cette personne pour qui il tremblait, pour qui il serait prêt à tout, du pire comme du meilleur. Le sorcier soupira, lentement. Avant de la prendre dans ses bras. Il s'enivrait de cette horreur autrefois interdite, se plaisant à respirer sa chevelure. Le baiser qu'elle déposa sur ses lèvres était chaste et pourtant, les sourcils du sorcier se fronçait déjà. Un geste, si doux et si inhabituel, ne lui avait pas échapper. La feuille avait déjà touché le sol lorsqu'il la vit. Trop loin pour qu'il puisse en discerner la teneur. La question de Thémis le ramena à l'instant présent mais son sourire, brève trace d'humanité, avait déjà disparu.

Violente. Il y a encore eu du grabuge. On pense qu'il reste quelque moldus à la surface qui n'ont pas réussi à se mettre à l'abri. Son pouce se porte à son alliance, TIC qui l'avait gagné depuis leur mariage, et qui revenait dès que le sorcier était contrarié. Des familles ont demandé à Charles de les retrouver. Il y a deux enfants dans le lot. Je doute qu'on les retrouve encore en vie mais ton frère veut qu'on se décarcasse pour le faire.

Il s'éloigna légèrement de sa femme, jetant un bref regard à la feuille dont il rêvait de percer le contenu. Il le demanderait, c'était certain. Mais avant il avait besoin de faire taire les battements frénétiques de son coeur. Thémis allait bien, en sécurité dans cette maison où personne ne pouvait rentrer sans l'autorisation d'Azraël. Si les pouvoirs de l'homme n'étaient plus qu'un pâle reflet de ce qu'ils avaient autrefois été, personne ne le savait encore et l'ancien mangemort comptait avec application sur sa réputation cruelle et violente.

Je vais faire du café. Tu en veux ?

Sa vie aurait pu tellement changé après son mariage, trop rapide pour les commérages. Mais l'Obscurus avait tout envoyé volé de cette petite vie paisible qui n'était pourtant pas faite pour l'auror. Indirectement, il était heureux. C'était de la violence qui venait s'enrouler chaque jour autour de son planing. Mais... il avait besoin de faire le calme, besoin de retrouver chaque centimètre de son pouvoir. Ses mains ne jouaient plus avec les flux magiques, pas plus que sa baguette devenue inutile. Il avait beau hurler et crier ses sorts, rien ne lui répondait. Ses peurs étaient pour lui. Personne ne devait le savoir, pas même Thémis. Elle avait besoin d'un protecteur. Pas d'un faible.

C'est quoi Thémis ? Ce papier a l'air de te chambouler.

La question était lancée, la pierre était jetée dans la mer. Ses remouds ne pourraient rien faire. Après tout. Qu'est ce qui pouvait être pire que ce qu'il se passait déjà ?

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MessageSujet: Re: Here there are | Azrémis   Lun 6 Nov - 18:51

Le sourire d’Azraël avait bien vite quitter ses lèvres, mais cela ne m’offusquait pas, c’était une habitude. A vrai dire, quand ses lèvres s’étiraient, c’était d’agréable surprise et j’en profitais le court instant où je voyais son visage rayonnait. J’étais la seule à voir cette part de lui. Je le savais. Et peut-être était ce petit détail que j’aimais tant. Je n’en savais rien. Pourquoi mon cœur avait choisi cet homme ? Je n’en savais rien. Mon frère lui-même aurait préféré un autre homme pour mon remariage, si Filius n’était pas l’époux parfait, il savait très bien que le Rosier ne l’était pas non plus. Pourtant, il voyait mes yeux brillaient, car j’étais vivante en présence de mon époux et ce détail avait fait taire Charles qui ne s’était pas opposé à mon union avec le chef des aurors. Et je l’en remerciais. Si le début de ma vie avait été désastreuse je voulais que la fin soit plus douce. Elle serait peut-être tout aussi sombre mais je ne souffrirais pas comme j’avais souffert avec Filius et si je devais souffrir, la souffrance serait tout autre. J’avais quitté un homme violent pour un autre, mais leur violence était différente. Celle d’Azraël ne serait jamais tourné vers moi. Il pouvait tuer, torturer, se battre physiquement mais jamais il n’irait lever la main sur moi comme l’avait fait mon ex-mari.
« Charles défenseur de la veuve et l’orphelin…Cela ne m’étonne pas, si ça touche des enfants il ne vous ménagera pas. Même pour des moldus. »

Mais sur ce point, j’étais comme mon frère. Si la vie d’enfant était potentiellement en jeu, il fallait tout mettre en œuvre pour les retrouver. Mon frère était très attaché à sa fille, son unique héritière. Et s’il lui arrivait malheur, il aimerait que les gens se démènent pour la sauver, l’aider, la retrouver. Alors pour ses enfants moldus, il agissait comme s’il s’agissait de Nyx. Je pouvais donc le comprendre car j’aurais surement demander la même chose si j’avais été à sa place. Les Greengrass et leur éducation basée sur la famille. Sauver une famille ou aider à en préserver une, devait animer normalement chaque Greengrass digne de ce nom.  Charles était notre digne représentant, bien que moi que sur certains points.

Azraël s’éloigna se dirigeant vers notre cuisine me demandant si je voulais du café. Vu l’heure je ne pus que refusait d’un léger signe de la tête. Je voulais dormir cette nuit et désormais, je ne devais pas dormir que pour moi-même. La vie grandissait dans mon ventre et je ne savais toujours pas comment lui annoncer, comme lui amener la nouvelle. Avais-je peur de sa réaction ? Oui et non. Mais je n’eus pas le temps de réfléchir plus à la question car lui me la posa. Il avait visiblement vu le bout de papier tomber sur le sol et il me connaissait trop bien. Il avait vu à travers mes yeux et mes expressions que ce bout de papier n’avait rien d’anodin. Mon cœur refit une embarqué ignorant pourquoi. Mais désormais je ne pouvais plus reculer, je devais lui dire.
« Tu sais que ça fait quelques semaines que je suis malade alors que d’habitude je ne le suis pas…Du coup ce matin j’ai décidé d’aller voir un médicomage car ce n’est pas normal. »

Je me tournais pour aller ramasser le papier qui trainait par terre avant de revenir vers Azraël.
« Le médicomage m’a fait une prise de sang et m'a posé un tas de question… »

Ma voix resta coincée un instant dans ma gorge, tandis que mes yeux se baissaient sur le papier relisant encore et encore les lignes qui se trouvaient dessus. Je pris une profonde inspiration.
« Je suis enceinte de sept semaines Azraël… »

C’était dit. Pas forcément de la manière la plus douce qu’il soit. C’était sortie de but en blanc. Je n’avais plus qu’à attendre sa réaction, mes yeux iris vertes reflétant l’inquiétude la plus parfaite. Que voulait-il faire ? Je n’étais plus toute jeune, une grossesse aussi tardive était dangereuse mais je pouvais offrir un héritier au Rosier, un garçon pouvant transmettre ce nom, pouvant transmettre l’héritage magique de cette famille. Certes Aisha était pour le moment l’héritier des Rosier mais elle était une femme dans une société patriarcale. Personne n’accepterait un mariage où Aisha garderait son nom, son héritage pour le transmettre à ses enfants. J’en avais conscience. Mais je savais aussi que mon époux se faisait un sang d’encre pour moi, pour ma sécurité. Alors j’attendais sa réaction, scrutant son visage et son plongeant mes yeux dans son regard sombre.


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MessageSujet: Re: Here there are | Azrémis   Ven 29 Déc - 20:12

Thème


Thémis prouvait une fois de plus au sorcier que Charles, malgré son sang pur, ne faisait pas vraiment parti de leur illustre famille. Il défendait tout les mortels alors que seuls quelque uns avaient le droit de vivre et de fouler cette terre aussi adorable que terrifiante. Azraël n'en dit pourtant rien, gardant le silence pour meilleure arme, comme toujours. Si l'homme était impulsif et dangereux, il n'en était pas moins incapable de parler pour ne rien dire. Chaque mots étaient soufflés , comme un serpent ou un amant mais jamais pour laisser chanter le vent. Il la couvait du regard alors qu'elle parlait, se perdant dans ses yeux verts. Pourquoi aimait-il cette femme ? L'idée même aurait dû le repousser, le faire fuir comme un lâche. Il était un serpentard après tout si on oublait les véritables paroles qu'avaient soufflé le choixpeau. Et pourtant. Il en avait été incapable et avait tout envoyer voler pour un simple sourire de cette créature aussi belle que cruelle pour son coeur devenu trop tendre. Elle avait apporter dans sa vie des faiblesses qu'il ne pourrait jamais envoyé voler. Elle et puis cette fille qui portait maintenant son nom. Que le monde avait changé. Que la terre était devenue étrange à fouler en moins d'une année. Il l'avait connu trop jeune, il avait tout fait trop jeune. Sauf accepter assez tôt ses sentiments pour qu'ils envoient ensemble voler ce qu'on attendait d'eux. Il avait passé trop de temps à ruminer. Tout changeait maintenant. Tout changerait alors qu'il la regardait, alors qu'il l'écoutait. Sa douceur le calmait, sa bonté l'affaiblissait. Mais ce n'était un manque de force qui l'accaparait. Il n'en était devenu que plus cruel maintenant qu'il ne se souciait plus uniquement de lui.

Et ce n'était qu'un faible mot.

Jamais autrefois il n'aurait prêté attention au regard d'une femme sur un morceau de papier, sauf dans le cadre d'une enquête et voilà qu'il s'intéressait au moindre geste de sa désormais épouse. L'alliance à son doigt était lourde, leur mariage avait été discret et pourtant, jamais Azraël ne s'était senti aussi vivant. D'un mouvement de la baguette, il lança un café, qu'il attrapa, n'attendant pas même que ce dernier refroidisse. Il se brûlait les lèvres au passage, la langue en second mais il n'en avait que faire. Car la douleur ne se sentait plus face aux révélations de Thémis. Le suspense montait alors qu'il se perdait à ce café trop chaud, alors qu'il entendait ses mots et que son corps battait trop vide. Azraël avait peur. Oui, lui cet homme si fort et dangereux avait peur. Des mots qu'il entendait souffler. Pas maintenant. C'était impossible.

« Je suis enceinte de sept semaines Azraël… »

La tasse tomba des mains du sorcier. La porcelaine explosa sur le sol sans même qu'il ne bouge alors que le café venait brûler ses chevilles et tâcher ses chaussure.

Il n'avait toujours pas réagit, toujours pas bougé d'un pouce. Seules ses lèvres s'étaient tendu sur une grimace qui n'avait rien d'un sourire. Elle ne pouvait pas être enceinte, pas comme ça, pas maintenant, pas alors que la mort les attendait à chaque tournant, pas alors qu'il avait perdu ses pouvoirs et serait incapable de la moindre chose pour elle. C'était impossible. Et pourtant vrai.

Enfin le sorcier bougea, arrachant des mains de Thémis la feuille. Ses yeux détaillèrent le morceau de papier, les résultats sanguins, toutes les lettres qui ensemble tonnaient le verdict. Elle était vraiment enceinte. De son enfant, de ce petit bébé qui allait voir le jour dans l'horreur la plus profonde. C'est pas possible. Il avait pensé à voix haute, incapable de rester muet. Un enfant.... maintenant. Enfin il se réveillait, enfin il portait ses yeux noirs jusqu'au regard de Thémis. Il l'avait effrayé de ses réactions trop violentes mais il frémissait de peur. T'es sûre de ça Thémis ? Tout dans ses réactions le vendait; Pas d'effusion de bonheur. Pas de sorcier comblé. Juste un homme terrifié par ce qu'on lui annonçait.


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MessageSujet: Re: Here there are | Azrémis   Sam 30 Déc - 19:42

Les secondes qui défilaient me semblaient interminables, trop longues. J’attendais une réponse, une réaction. Cela viendrait, je le savais car c’était toujours ainsi avec Azraël mais j’avais l’impression que tout allait trop lentement d’un seul coup, alors que j’attendais quelque chose avec une certaine angoisse. J’avais conscience qu’il devait assimiler la nouvelle, après tout jamais nous n’avions parlé d’enfant ou d’en avoir un. Nous avions Aisha et avec le chaos régnant à l’extérieur, ce n’était véritablement pas le moment d’avoir un enfant. Sans parler de mon âge qui n’était plus vraiment celui approprié pour ce genre de chose. Alors la nouvelle était déconcertante pour nous deux.

Cela arriva, la tasse qu’il tenait entre ses mains glissa d’entre ses doigts pour venir s’écraser sur le sol de la cuisine dans un bruit de porcelaine brisée qui me fit sursauter. L’odeur du café se répandit rapidement me donnant une nouvelle nausée que je réprimais. Le liquide brulant tâcha le sol et éclaboussa nos pantalons respectifs, brûlant la peau fragile se cachant derrière les tissus. Je reculais brusquement, le visage crispé par la peur et la surprise, les yeux clos tentant de calmer les battements frénétiques de mon cœur. C'était sa réaction. Elle était inattendue comme souvent avec lui, je devais m’y être habituée mais non, j’avais toujours les mêmes réactions, les mêmes démons. Ils ne passaient pas...

Les mots qui franchirent les lèvres de mon époux furent dur à entendre mais je pouvais comprendre. Il avait peur, je le sentais et il avait raison. Mon instinct maternel en souffrait mais ma sagesse raisonnait mon esprit, faisant taire la souffrance qui avait lentement prit place au fond de ma poitrine. Je ne pus qu’acquiescer à sa question. Oui j’étais sûr de moi. Les tests se trompaient rarement et j’avais eu les mêmes symptômes qu’avec Aisha. Je n’avais pas oublié et je ne pouvais les ignorer. La nature était faite ainsi et on n’oubliait jamais ce genre de sensation. Je ne pouvais pas encore sentir ce petit être en moi, mais je savais qu’il était là désormais, ancré au fond de mon ventre, prêt à entrer dans ce monde dénué de sens.

Je me mordis la lèvre inférieure, me détestant pour ce que j’allais dire, et le fait même que cette idée m’ait traversé l’esprit me dégoûtait au plus haut point, mais c’était la chose la plus sage que l’on pouvait faire.
« Je sais que le moment n’est pas idéal et qu’on en a jamais parlé...et il n’est pas trop tard pour...pour y mettre fin, j’ai encore cette possibilité mais je...je peux pas prendre cette décision seule... »

Si je devais mettre un terme à ma grossesse, j’aurais besoin de lui, je ne pouvais le faire seule, j’en étais incapable. Rien que le penser me faisait souffrir alors le faire...je n’osais même pas croiser son regard sombre dans lequel je m’étais bien trop souvent perdue...c’était trop dur. Ma voix s’était brisée, comme honteuse des mots qui venaient de franchir mes lèvres fines. Mais avec le danger qui régnait c’était probablement la meilleure chose à faire car ainsi l’enfant ne serait pas en danger car il n’existerait pas et je ne serais plus en danger avec cette grossesse tardive.


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